Coq Bantam

Coq de petite taille, censé provenir de la partie occidentale de l’île de Java.

Coq_Bantam_1

Souvent l’expression est prononcée « coq Bentam », laquelle expression peut être employée ironiquement pour parler d’une personne de petite taille, que ce soit en français ou en créole. « Enn ti kok-bentam sa boug-la, ek li lev ar 4 bel boug ensam. »

Coq_Bantam_2

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30 réponses à “Coq Bantam

  1. Mais ça n’est rien qu’un coq nain !

  2. Peut-être, Zerbinette, peut-être, mais c’est avant tout un coq Bantam ! D’ailleurs, si vous employez le mot « nain », cela sous-entendrait qu’il s’agit d’une anomalie. Or tous les bantams sont petits, naturellement, de la même façon que les souris sont plus petites que les éléphants.

    En outre les coqs Bantam peuvent avoir des plumes aux pattes !

  3. Non, non, Sig, rassurez-vous, je ne voulais pas parler d’anomalies. Simplement, j’en ai vus chez des amis et ils parlaient simplement de « coq nain » et « poule naine » sans autre précision !

  4. Zerbinette, je tirais votre jambe… On parle bien de « banane naine », n’est-ce pas — lesquelles sont des bananes relativement grandes —, et elles n’ont rien d’anormal.

    Vous avez des volailles qui gambadent dans votre jardin ? S’il leur faut de la compagnie on pourrait essayer de vous envoyer (par fret aérien) un canard Manille et un coq Bantam.

  5. Zerbinette, je tirais votre jambe…

    Si vous voulez dire que vous la faisiez marcher, il se pourrait bien que vous ayez un mauricianisme de plus à ajouter à votre liste !

  6. Non, Aquinze, je tirais sa jambe en tirant sa jambe. Nul mauricianisme là-dedans (so far). Et il semblerait qu’en ce faisant j’aie réussi à tirer la vôtre aussi !

    (Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire de ces deux jambes-là.)

  7. Szig, vous « pouliez » ma leg ?

  8. En effet, il pouliah* sans vergogne.

    * Pouliah : unité de mesure du gandia (marijuana), non enregistré au Pavillon de Breteuil à Sèvres. Un mauricianisme de plus sans aucun doute.

    _________________

    Exemple d’utilisation : « Un musicien de nationalité comorienne a été arrêté pour possession d’un pouliah de gandia.  » (L’Express du 22 mai 2004.)
    La sévérité mauricienne en matière d’herbe (ou de zerb, si on veut) constitue elle aussi un mauricianisme…

  9. M’enfin, Sig, au sens propre, on ne tire pas la jambe des gens, normalement (même les petits enfants se contentent de tirer sur la jupe de leur mère, et non sur sa jambe, quand ils veulent absolument qu’on les écoute). Donc, dans votre esprit, tirer la jambe doit avoir un sens figuré (j’avais pensé à « faire marcher », mais ce pourrait être aussi « attirer l’attention », ou « susciter la curiosité »).

    Bref, qu’entendez-vous par « tirer la jambe » ?

  10. Diable, serais-je persona non grata (encore du latin !) à Maurice ? Mais je n’ai jamais fait planer personne ! 😉

  11. En France*, pays de gens civilisés…. on ne tire pas la jambe (juste la langue) mais chez les Bretons, des Barbares comme chacun sait, pulling your leg est chose courante.

    * chez les Belges, je ne sais pas ! 😆

  12. Bref, qu’entendez-vous par “tirer la jambe” ?
    Ben, pool ur leg…

  13. C’est donc bien ce que je disais à 21h32 heure de Maurice, tirer sur la jambe de quelqu’un est un mauricianisme directement importé de l’anglais pulling one’s leg, parfaitement incompréhensible en français, mais qui peut exactement se traduire par « faire marcher quelqu’un… »

    Voici l’explication que propose World Wide Words à propos de cette expression :

    It’s usually said that the term arose in the 1880s in Britain, since the first known reference appeared in W B Churchward’s Blackbirding in that year: “Then I shall be able to pull the leg of that chap Mike. He is always trying to do me”. But Jonathan Lighter, in the Random House Historical Dictionary of American Slang, has found an example from 1821, suggesting that it might both be much older and also known in America as well as Britain (although American sources usually suggest that it is indeed British in origin). There’s also a Scots version to draw the leg that might indicate its homeland is north of the border.

    Some writers suggest it may have had something to do with tripping a person up as a joke, or figuratively tripping him by catching him out in some error to make him seem foolish. Others prefer to link it to street thieves, who might trip their mark up to make it easier to steal from him. But why either activity should be likened to pulling a person’s leg is unclear. It’s often ghoulishly said that it derives from the days of public hangings, in which friends of the condemned person would pull on his legs to speed the process of asphyxiation and so ensure a quicker death; but it’s hardly possible to equate that with a jape or deception.

  14. … ce qui me rappelle cet excellent ouvrage, et les joies des traductions littérales :

  15. … tirer sur la jambe.

  16. « tirer votre jambe »

    Si on employait cette expression en français, on ne dirait pas « je tirais votre jambe » mais je vous tirais la jambe. Pareillement, lorsqu’on prend une brosse à dents on ne se dit pas « je vais brosser mes dents » (sauf peut-être si on va brosser un dentier) mais je vais me brosser les dents. Si on est fatigué de marcher, on tire la patte, pas « sa patte ». C’est la même chose avec toutes les parties du corps, en français, en italien, en espagnol, et même en allemand: on emploie normalement l’article défini. L’anglais est en général une exception à cette règle: « Give me your hand » = Donne-moi la main.

  17. C’est donc bien ce que je disais à 21h32 heure de Maurice, tirer sur la jambe de quelqu’un est un mauricianisme directement importé de l’anglais pulling one’s leg

    En effet, Aquinze, c’était importé de la terre des Angles sans payer de droits de douane, mais ce n’est pas un mauricianisme. Je ne l’ai fait que pour les besoins de la cause : pour tirer la jambe à Zerbinette.
     
     
    Marie-Lucie : Pareillement, lorsqu’on prend une brosse à dents on ne se dit pas “je vais brosser mes dents” (sauf peut-être si on va brosser un dentier) mais je vais me brosser les dents. (…)C’est la même chose avec toutes les parties du corps, en français, en italien, en espagnol, et même en allemand: on emploie normalement l’article défini.

    Vous me faites prendre conscience qu’il y a là des mauricianismes supplémentaires : les Martiens brossent leurs dents — tout comme ils attachent leurs lacets de soulier —, ils fouillent leur nez (au lieu de « ils se curent le nez »), ils nettoient leurs oreilles, ils coiffent leurs cheveux, ils grattent leurs g… genoux, etc.

  18. Marie-Lucie, Sig

    D’une façon générale, la construction pronominale est plutôt rare en anglais, ou en tout cas beaucoup moins fréquente qu’en français, non ? (Je pense en particulier aux verbes essentiellement pronominaux comme s’enfuir, se dépêcher, s’abstenir, s’exclamer, s’inquiéter etc… qui se traduisent tous par des verbes non pronominaux).

  19. Aquinze, dès qu’il n’y a plus de pronominal et que Sig a fini de tirer ma jambe, je prends ma douche et mon p’tit dèj…

  20. D’une façon générale, la construction pronominale est plutôt rare en anglais, ou en tout cas beaucoup moins fréquente qu’en français, non ?

    Oui, probablement. Je pense au sui-cide, qui est quand même « to kill yourself » en anglais (but you can also commit suicide). Mais la plupart du temps, en effet, nous n’avons pas de verbe pronominal — I just shaved this morning.

    En revanche, et c’est amusant, certaines personnes à Maurice — sachant sans doute que la forme pronominale est relativement fréquente en français alors qu’elle est inexistante en créole, même dans le cas du suicide —, certains m’as-tu-vus, tombent dans l’hypercorrection à ce sujet. Ce zigomar d’Yvan Lagesse, auteur d’un livre très drôle sur les Mauriciens (cité maintes et maintes fois ici, et ce n’est pas près de s’arrêter), évoquait le cas d’un ministre qui employait la forme pronominale à tort et à travers, tant et si bien que ses subordonnés, disait-il, se mettaient à l’employer eux aussi, ce qui leur faisait répondre ainsi au téléphone : « En ce moment Monsieur le Ministre se déjeune. »
     
     
    Zerbinette, je ne me suis pas encore tiré avec votre jambe ! (Que je ne sache pas être de bois.)

  21. Que je ne sache pas être de bois

    Et, trois ans et demi plus tard, on en revient à cette chère Sarah ! 😉

  22. Basse-cour médiévale

    À grande poulaine, ampoule naine ?

  23. « Bref, qu’entendez-vous par “tirer la jambe” ? »

    Siganus : Ben, pool ur leg…

    horn… argentée (sic) * ?

    * ou travestisme ?

  24. Zerbinette : Et, trois ans et demi plus tard, on en revient à cette chère Sarah !

    J’ai le sentiment que j’aurais dû savoir exactement de quoi il s’agit, mais je n’arrive pas à mettre le gros orteil dessus.
     
     
    MiniPhasme, il est splendide ce leghorn argenté. Il me fait un peu songer au coq qu’avait ma nièce, un coq épatant qui jouait au football. (Il fallait le voir shooter dans une p boule pour le croire.)

  25. J’ai le sentiment que j’aurais dû savoir exactement de quoi il s’agit, mais je n’arrive pas à mettre le gros orteil dessus.

    Sig, mes archives sont presque aussi bien classées que celles de Mini ! 😉
    (réponse par mail, je ne veux pas encombrer ! mais un peu plus tard, je suis censée travailler…)

  26. Zerbinette, On a raison de prendre son petit déjeuner, ainsi que toutes ses affaires, avant de faire sa toilette ou son travail, etc., car il ne s’agit pas là de parties du corps. L’usage de l’article défini avec les parties du corps est indépendant du statut du verbe (pronominal ou non), parce qu’on peut aussi bien tirer la patte que tirer la langue ou bien ouvrir et fermer les yeux ou la bouche (et, au bout du compte, rendre l’âme lorsque celle-ci ne résidera plus dans le corps).

  27. Siganus K.

    Lu hier soir :

    « In answer to the clerck’s booming voice, a little bantam cock of a man rose and strutted to the stand, the back of his neck reddening at the sound of his name. »

    (Harper Lee, To Kill a Mockingbird, page 181.)

  28. Siganus K.

    « Nous sortîmes de la niche. Assis autour d’un réchaud, cinq hommes très petits — vraiment très petits — préparaient du thé. Ils nous regardèrent avec une franche hostilité. Ils portaient des kilts recouverts d’un tablier de grosse toile. Ils avaient les visages noirs de boue, de saleté et d’une barbe de cinq jours. Deux d’entre eux se levèrent. Le sommet de leur crâne m’arrivait à la poitrine. Aucun de ces types ne pouvait mesurer plus d’un mètre cinquante. Les Bantams… Ceux-ci appartenaient au 17e/3 Grampians, un bataillon de Bantams, chaque homme en-dessous de la taille minimale d’un mètre cinquante-huit requise dans l’armée. »

    (William Boyd, Les Confessions, page 168.)

  29. rabeh bouchrit

    Bonjour, je suis l’amant algérien de toutes sortes d’animaux, surtout les poulets de différents types et je veux en savoir plus

  30. marie-lucie

    L’amant, vraiment, Rabeh?

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