Archives mensuelles : août 2015

Gadjak

Gadjak.
Nom masculin.

Amuse-gueule ; accessoire indispensable de l’apéritif.

« Il faut penser aux gadjaks pour le drink de ce soir. »

Gadjak viendrait du mot hindi gazak, « mets qui accompagnent des boissons alcoolisées ». Mais à la différence du gazak / gajak indien principalement sucré, les gadjaks mauriciens sont toujours salés.

Ce terme générique recouvre une réalité alimentaire multiforme, qui peut se décliner en caca-pigeon, moolkoos, gâteaux-cravate, gâteaux-piment, samoussas, grams, chips, olives, pistaches, baguettes fromage, chipèques, etc. (L’ensemble est ouvert, tout peut être gajak à condition qu’il ne s’agisse pas d’un aliment “sérieux” ou “compliqué”.)

Leur caractéristique commune est la facilité. On dévide le sachet dans un bol, on en attrape une poignée, on le mange sans y penser… Le gadjak est aussi encanaillant qu’intraduisible : il n’existe pas d’équivalent en français standard qui exprime à la fois le côté informel et le crime contre le diététiquement correct du grignotage compulsif déclenché par la présence de gadjaks. C’est mauvais, mais c’est mari bonne !

Par extension c’est cette notion de facilité qui revient, souvent sous forme d’interjection, lorsqu’il est question d’une chose facile à faire : « Un mauricianisme pour Kozé avant le 15 juin ? Gadjak ! »

Kozé # 7 (juillet 2015), pp 2 et 3.

Kozé # 7 (juillet 2015), pp 2 et 3.

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