Introduction

It all started with this: Contribution à un inventaire des particularités lexicales du français de l’île Maurice.

This is a book about words and expressions that are used by French-speaking people in Mauritius without being “pure” standard French, or that are used with meanings that differ from the ones found in standard French. Its author, Didier de Robillard, is a Mauritian academic. His work is available online [new site], on a website that hosts online books about particularities in French from Reunion, French from New Caledonia, French from Central Africa and even French from Mars.

Like probably most Mauritians knowing some French and going through this list, I wanted to add my bit. There were also words and expressions I hadn’t really heard or with which I didn’t agree completely. Little by little, by asking my memory to get things out and by interrogating relatives, friends, colleagues or acquaintances, the list grew up, until there was a feeling that this would work better if I put it on the internet with a possibility for visitors to contribute their own bit and give their own feelings about this, that or the other. Especially the other. Very often digressions have a better taste than the main course.

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Cela fait un certain temps que j’avais commencé une liste de mots et expressions pouvant être utilisés à Maurice lors de conversations tenues en français sans toutefois répondre aux canons du français standard. En d’autres mots, il s’agissait de mots et d’expressions pour lesquelles un Français lambda aurait besoin d’un brin de traduction. (Il ne s’agit pas là de conversations en créole, lequel serait en l’occurrence une langue étrangère pour notre citoyen lambda.) L’idée m’en était venue quand, participant à un blog français censé s’occuper des questions de langage et cherchant des renseignements sur une expression bien de chez nous, j’étais tombé sur un site proposant un inventaire des particularités lexicales du français de Maurice (voir le premier lien à droite de cette page). Comme je trouvais que certains mots manquaient, j’avais commencé mon propre inventaire, et je me suis pris au jeu.

J’avais imprimé ma liste et, de temps à autre, quand quelque chose me venait à l’esprit ou quand quelqu’un disait quelque chose qui me semblait répondre à la définition ci-dessus, je le notais. La liste doit dormir quelque part dans un file sous une couche de crottes de lézard, dans un coin oublié, et je ne sais plus où elle se trouve. J’y ai repensé il y a quelques temps et j’ai (re)commencé à demander autour de moi ce que les uns et les autres avaient à proposer. Certains amis se sont piqués au jeu et ils m’ont aidé au-delà de ce que j’aurais pu espérer. Il m’est alors apparu que tout ceci avait de meilleures chances de marcher s’il s’agissait d’une œuvre collective. Et quoi de mieux, de nos jours, qu’un blog où chacun pourrait apporter sa pierre à l’ensemble, aussi menue soit elle. Et voilà comment je suis devenu tenancier de cette espèce de tabagie qu’on appelle un « blog ». Toutes les contributions sont les bienvenues, qu’elles soient pour proposer quelque chose de nouveau, pour clarifier ce qui a déjà été publié ou, last but not least, pour resituer les choses dans un cadre le moins mauricien possible, car à force de tremper en permanence dans le mauricianisme on ne sait plus bien ce qui en relève et ce qui n’en relève pas.

 

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The first comments, posted on the introductory post of 2 May 2009, can be read here.