Autres -ismes

Cette page et ses sous-pages se veulent ouvertes aux africanismes continentaux, aux québécismes, aux helvétismes, aux belgicismes… Il m’a semblé qu’il était possible de trouver des parallèles entre les particularité du « français » de Maurice et celles d’autres régions francophonoïdes qu’on pourrait appeler « périphéphériques ». Si certaines personnes veulent proposer des régionalismes supplémentaires — normandismes, provencismes, bretonismes et autres vénusismes —, ils peuvent laisser un commentaire ici pour que je mette en place une sous-page de plus.

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7 réponses à “Autres -ismes

  1. Siganus, quelque part sur votre crèmerie ma.r.tienne, vous avez parlé de votre « coturne » (c’est-à-dire votre coloc du temps de vos études en France).

    Ceci permet d’ouvrir le chapitre « Belgicismes », puisqu’ici (à Bruxelles), on ne parlerait pas de coturne, mais de cokoteur, ou cokotier. Car une chambre d’étudiant près de l’ULB, ça s’appelle un kot (prononcez kotte).

    Le mot vient du flamand, et signifie « niche, petit abri, cabane ». (Au sens de « chambre d’étudiant », c’est d’ailleurs autant un belgicisime en français qu’en flamand).

    On retrouve aussi le mot kot dans les « frietkots », ces « fritures » ou baraques à frites sans lesquelles la Belgique ne serait pas tout à fait belge…

    Et à propos de frites, une étymologie de « French fries » qui est pour pour moi tout à fait neuve :

    « Belgian Fries are part of Belgian culinary and cultural heritage. Even if they are sometimes referred to as French Fries there is nothing French about them. Apparently the name originated due to a linguistic misunderstanding, because in old English ‘to french’ meant ‘cut into sticks’.  »

    Ce qui semble confirmé par le Merriam-Webster :

    Main Entry: french
    Pronunciation: \ˈfrench\
    Function: transitive verb
    Usage: often capitalized
    Date: circa 1895
    1 : to trim the meat from the end of the bone of (as a chop)
    2 : to cut in thin lengthwise strips before cooking

  2. Autre belgicisme qui s’écarte d’un mauricianisme (puisque votre prochain article sera consacré à la lettre E).

    Ecolage : frais de scolarité chez vous, apprentissage ou formation en Belgique. On parlera ainsi d’écolage quand on prend des leçons de conduite, ou pendant les premiers mois de familiarisation avec un nouveau boulot.

    Les frais de scolarité, eux, s’appellent ici « minerval ». D’après Wikipedia, le mot serait un néologisme (récent ?), forgé par référence à Minerve, déesse de la sagesse, des sciences et des arts, à laquelle l’étudiant payerait tribut en s’acquittant de ses frais d’inscription.

    Pourtant, le TILF renvoie au Dictionnaire de Trévoux (1771) avec cette définition : «honoraires que les écoliers romains payaient à leurs maîtres».

  3. Siganusk

    Aquinze, merci d’avoir donné le coup d’envoi — comme dit WordPress — à cette rubrique. Une petite précision : les belgicismes, c’est spécifiquement là : https://mauricianismes.wordpress.com/autres-ismes/belgicismes/
    J’ai regroupé les particularités du français de Belgique avec celles du Luxembourg, s’il y en a. Si vous pensez que c’est une hérésie, n’hésitez pas à le dire. Je n’y connais rien. (Mais j’espère bien en apprendre.)

    « Franciser », en anglais, signifierait donc découper en morceaux allongés. Étonnant en effet. Il faudrait que nous fassions attention à ne pas trop franciser notre langage. Ma copie (M) du Oxford English Dictionary (Shorter, though) ne le précise pourtant pas, lui pour qui to French est soit parler français (“to French it”), soit « to render into French or give a French form ». (Mais à l’entrée suivante on apprend que l’écu, la monnaie, celle qui fut un temps européenne, a été appelée French crown, couronne française, ce qui devrait ravir certains.) Dans mon exemplaire (FS) du Collins, il n’y a même pas de verbe « to French », mais il y a « to frenchify », littéralement franciser. Peut-être s’agit-il là d’un américanisme, puisque cette définition ne figure semble-t-il que dans le Merriam-Webster.

    ici (à Bruxelles), on ne parlerait pas de coturne, mais de cokoteur, ou cokotier.

    Et une cocotte lorsque le coturne est une “femelle” ? (en traduction littérale de l’anglais). Pour nous “cot” n’était que l’abréviation de coturne.

    Notre écolage est donc votre minerval ? J’ai eu l’impression — peut-être trompeuse — qu’écolage était utilisé dans ce sens en Suisse aussi. Quant aux Romains…

  4. Siganusk

    P.-S. : quelque part sur votre crèmerie ma.r.tienne

    Ce n’est pas une crémerie, c’est une tabagie. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

  5. L’écolage est un helvétisme

    http://fr.encarta.msn.com/dictionary_2016004451/écolage.html

    écolage [ ekɔlaʒ ]

    écolage nom commun – masculin ( écolages )
    Definition :

    1. somme que doit payer un élève pour pouvoir s’inscrire (dans certaines écoles) (helvétisme)
    (l’écolage est très élevé dans cet établissement)

  6. Il me semble que ce sujet a déjà été traité lorsque Siganus a commencé son blog, non?

  7. En effet, Marie-Lucie. Bulle mentionnait le mot écolage en tant qu’helvétisme le 19 mai et il y a eu un billet sur le mauricianisme écolage le 23 mai :
    https://mauricianismes.wordpress.com/2009/05/23/ecolage/

    Sinon, avez-vous déjà entendu parler de « costarde » (custard) au Canada ? (Voir le billet d’aujourd’hui.)

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