Learner

Learner.
Nom masculin.

Permis temporaire, sujet à un certain nombre de restrictions, octroyé avant l’obtention du permis définitif. Une des restrictions est d’avoir un « L » blanc de tant de pouces de haut par tant de pouces de large, peint sur fond noir, affiché à l’arrière de la voiture, de la moto ou de l“autocycle”.

Learner_1

— Tu as ta licence toi ?
— Non, juste mon learner.

Certains ont roulé en learner pendant des années et des années, jouant sans cesse au chat et à la souris avec les gabelous, notamment parce que certaines voies de circulation leur étaient interdites.

« Gohaar Mudhoo, âgée de 30 ans, et mère d’un enfant de 2 ans, a déjà obtenu son learner grâce aux leçons gratuites. « Je n’aurais pas les moyens de payer un moniteur. Aujourd’hui, je connais parfaitement le code de la route ». (Engouement pour les leçons de conductrice débutante, L’Express du 22 septembre 2009.)

« Les utilisateurs de ces vélos [électriques] devront obtenir un learner après un examen oral à la Traffic Branch de la police. Et, dans un deuxième temps, un permis de conduire permanent. » (Loi plus stricte sur les vélos électriques et bicyclettes, L’Express du 18 juillet 2007.)

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37 réponses à “Learner

  1. marie-lucie

    C’est tout ce qu’il y a de plus british!

  2. Je m’en doute ! Vous avez des learners au Canada aussi, y compris au Canada francophone ? Et les Canadiens francophones disent-ils « licence » eux aussi pour parler du permis de conduire ?

    Mais vous ne conduisez pas du bon côté de la route, me semble-t-il…

  3. marie-lucie

    Je ne sais pas si on dit « learners » au Québec, mais on dit bien une « licence » pour un permis de conduire ou de chasse.

    vous ne conduisez pas du bon côté de la route

    Il faudrait d’abord s’entendre sur quel est le bon côté!

    Ici on conduit comme aux Etats-Unis et dans la plus grande partie de l’Europe, pas comme en Angleterre ou en Suède.

  4. La Suède a fait cette chose folle qui consiste, en une nuit, à changer le côté duquel on roule. Dans les années 1960 il me semble. Les Suédois roulent dorénavant à droite eux aussi, les fachos.

    Au Japon, en Inde, en Australie ou au Zimbabwe, entre autres, on roule du bon côté.

  5. Donc le grand L serait pour « learner » ?

    En France, les jeunes conducteurs (qui ont leur permis de conduire depuis moins de deux ans) doivent eux apposer à l’arrière du véhicule un disque portant la lettre « A », mais il n’est dit nulle part à quoi correspond ce A. « Apprenti », peut-être ?

    En Belgique, le signe « L » à l’arrière du véhicule indique, comme à Maurice, que le conducteur ne dispose que d’un permis provisoire. Mais dans ce cas, que signifie ce L-là, surtout si l’on considère que cette lettre doit avoir un sens dans les trois langues officielles belges que sont le français, le néerlandais et l’allemand ? L’anglais se serait-il subrepticement immiscé dans le Code de la Route belge ?

  6. La Suède a fait cette chose folle qui consiste, en une nuit, à changer le côté duquel on roule.
    La Belgique, moins folle, a fait la même chose mais progressivement : d’abord les véhicules immatriculés d’un chiffre pair…
    Puis ils ont renoncé.

    P.S. : Belges, Belges, je vous demande pardon.

  7. Pardon refusé. Qu’on lui coupe la tête !

    apposer à l’arrière du véhicule un disque portant la lettre “A”, mais il n’est dit nulle part à quoi correspond ce A.

    > Ambulance ?

    Mais dans ce cas, que signifie ce L-là

    > Lambin.

  8. marie-lucie

    A: sans doute pour « apprenant ».

    L pour « Lambin »: parfait! Mais c’est peut-être pour « Lent » (même si les jeunes préfèreraient aller vite)? Pas de problème pour le L en allemand, et, je suppose, en néerlandais aussi.

    Pour la Suède, j’étais vraiment en retard! Mais je n’y suis jamais allée.

  9. The situation in Sweden was extremely dangerous before the changeover, because although the rule of the road was « keep to the left », almost all cars were left-hand drive. Consequently, there were frequent head-on or glancing collisions between cars meeting one another on narrow roads, because the drivers had trouble keeping away from the center line.

    Per contra, in the U.S. and Canada it is common for postal and garbage-collecting trucks to have right-hand drive even though the rule is « keep to the right ». This allows the driver to get out of the truck, pick up the mail or trash as the case may be, and return to his place without having to open the door into traffic and walk around the truck.

    Worldwide details are at http://en.wikipedia.org/wiki/Right-_and_left-hand_traffic .

  10. les trois langues officielles belges que sont le français, le néerlandais et l’allemand

    Je croyais qu’on disait « flamand ». Lequel est certes un dialecte du néerlandais comme le hollandais, le frison, le zélandais, mais ce qui est parlé en Belgique est-il bien du néerlandais standard ?

  11. Sig, les Flamands sont néerlandophones, une des trois langues nationales est donc le néerlandais, même si en effet le néerlandais parlé aux Pays-Bas diffère de celui parlé en Belgique. De même l’allemand parlé dans les « cantons rédimés » est sans doute plus proche du « lëtzebuergesch » parlé au Luxembourg que de l’allemand d’Allemagne (et encore faudrait-il s’entendre sur ce qu’est l’allemand d’Allemagne quand on écoute une conversation entre un Prussien et un Bavarois…), mais la troisème langue nationale belge est bien l’allemand.

    Marie-Lucie, va pour un « L » en allemand (Lehrling) et à la rigueur en néerlandais (leerling), mais à quoi pourrait-il correspondre – sérieusement – en français ?

  12. As usual, there is an ambiguity: « Flemish » may mean the local Germanic varieties spoken in Flanders, or it may mean Standard Dutch as spoken and written in Flanders, perhaps with a local accent. There is no separate Flemish standard other than Standard Dutch. In French Flanders (essentially Lille, Douai, and Dunkirk), however, people probably don’t learn Standard Dutch.

    West Frisian, however, is by no means a dialect of Dutch, although it has borrowed much from it. Its closest affinities are with English and Scots, as the two (not equivalent) rhymes testify:

    Bread, butter, and green cheese / is good English and good Friese.

    Bûtter, brea en griene tzies /wâ dot neat sisse ken / is gijn oprjochte Fries [whoever doesn’t understand that is no true Frisian]!

  13. marie-lucie

    Marie-Lucie, va pour un “L” en allemand (Lehrling) et à la rigueur en néerlandais (leerling), mais à quoi pourrait-il correspondre – sérieusement – en français ?

    Aquinze, si vous ne le savez pas, moi non plus. Pourquoi pas « Lent »?
    Au Canada les conducteurs débutants doivent mettre sur leur voiture une pancarte qui dit SLOW DRIVER. Je ne sais pas quel est l’équivalent pour le Québec ou le Nouveau-Brunswick (la seule province officiellement bilingue).

  14. A correction to my last comment: not « whoever can’t understand that » but rather « whoever can’t say that », the Dutch and Low German speakers being unable to master proper Frisian pronunciation.

  15. marie-lucie

    Encore au Canada: j’ai consulté les sites des gouvernments de différentes provinces pour essayer de découvrir l’équivalent du L ou du A (qui voudrait dire « apprenti conducteur » au Québec), mais aucun de ces sites ne mentionne qu’on est obligé de mettre SLOW DRIVER ou l’équivalent sur sa voiture. C’est donc peut-être les conducteurs eux-mêmes qui décident d’annoncer leur statut (je pense surtout aux personnes âgées).

  16. John, I didn’t know that Frisian wasn’t considered Dutch, nor that Dunkerque was Dunkirk in English. But it’s true that I’m still on learner somehow…

    Aquinze & Marie-Lucie, de mes années d’études en France je me souviens qu’autrefois ceux qui venaient de passer leur permis (et non ceux qui avaient l’équivalent d’un « learner”) devait coller une étiquette « 90” à l’arrière de la voiture qu’ils conduisaient, et ils n’avaient pas le droit de dépasser cette vitesse-là (en km/h).

  17. French is full of places that have English names, often based on obsolete French names: Marseilles and Lyons with final s’s, Paris with the final s pronounced, Rheims with an h. Dunkirk is a just a little further along the curve, and anyhow both English and French names obviously based on the Flemish name, which is Duinkerke (dune church) in Standard Dutch. But my favorite is Ushant for Ouessant.

  18. Sig, en France, sauf sur les autoroutes, personne ne doit dépasser les 90 km/h !

  19. Canada once drove on le bon cote. The change-over to the right side of the road occured on 1 Jan. 1921, I believe. All sorts of dire consequences were predicted, but none of them happened, probably because the cars were American, with left-hand drive (the reason for the change-over? I don’t know).

    I remember American cars and Bitish cars with right-hand drive sharing the road in Victoria B. C. in the 1950s.

    Enjoy your blog.

  20. J’ai pensé, à l’époque où je n’avais pas encore intégré le fait qu’on ne parle pas la même langue partout en Belgique, qu’un Norvégien de passage pourrait s’étonner que l’on flèche Bergen au Sud de Bruxelles. Jusqu’au jour où j’ai compris qu’il s’agissait de Mons.

  21. Iakon, the Canadian authorities must have been mad to do it on the 1st of January, after a night of drinking and partying. Or Maybe it was better that way?

    John, do you know where the -s comes from in Marseilles and Lyons?

    Zerbinette, les nouveaux bienheureux qui avaient décroché le paradis du permis de conduire avaient-ils le droit de rouler sur les autoroutes ?

    Aquinze, il y a de quoi se perdre aussi facilement que sur Mars, où les panneaux indicateurs peuvent être rares, et plutôt mal foutus.

  22. I have no exact knowledge about these excrescent sibilants, he said pompously.

    But I suppose that Lyons has something to do with Lugduniensis, and perhaps Marseille (Massilia) got an extra s by false analogy.

  23. marie-lucie

    do you know where the -s comes from in Marseilles and Lyons?

    Lyon vient du nom gaulois « Lugdun(um) » (le « um » est le suffixe latin ajouté pour pouvoir employer le mot dans cette langue), pas du nom de ses habitants (le résultat serait plus long, comme dans Lyonnais).

    Je regrette de ne pas savoir pourquoi il y a un s final à Lyon et Marseille en anglais, mais c’est peut-être une survivance d’un français plus ancien: il y a d’autres villes françaises qui finissent encore par un s, prononcé ou non, même si cet s ne figure pas dans le nom des habitants (au contraire de Paris /Parisiens) par exemple Reims (anglais Rheims), Amiens, Nevers et beaucoup d’autres, et il y a aussi le nom français des villes italiennes de Gênes (en italien Genoa) et de Lucques (it. Lucca). Il se peut que certains des noms français aient perdu leur vieux s à l’écriture comme à la prononciation, tandis que les noms de villes étrangères n’ont pas été changés. Toutes ces hypothèses seraient à vérifier.

  24. marie-lucie

    p.s. Je ne comprends pas pourquoi mon premier mot Lyon a disparu, mais vous l’avez sûrement restitué.

  25. Marie-Lucie : Lyon vient du nom gaulois “Lugdun(um)” (le “um” est le suffixe latin ajouté pour pouvoir employer le mot dans cette langue),
    En réalité, Lyon est issu du gaulois dunum, « ville fortifiée », généralement sur une butte, (que l’on retrouve dans Verdun – Virudunum-, Embrun –Eburodunum-, et bien d’autres toponymes encore).
    Le terme Lug est semble-t-il le nom du dieu solaire celtique Lug, encore adoré, bien plus tard, par les Irlandais. Plutarque affirmait quant à lui que lougos signifiait « corbeau » en celtique, ce qui aurait fait de Lyon la « colline au corbeau ».
    A noter que le même nom, Lugdunum, a donné, par une évolution phonétique différente, son nom à la ville de Laon.

    Quant aux -s- généreusement donnés par les anglais à Lyons comme à Marseilles, il s’agit sans doute d’une écriture faussement savante, une cacographie, à rapprocher de la manie qu’ont eue chez nous certains « savants » qui mettaient des -y- ou des -th- dans tous les mots qui leur paraisaient un peu grecs… Il n’y a jamais eu de -s- à ces noms de villes, ni en latin, ni en français (ni en espagnol, italien ou allemand…).

  26. Marie-Lucie, il faut sans doute que je précise que Leveto a un violon d’Ingres : la toponymie. (Il a même écrit un livre sur le sujet si je ne m’abuse.) Et c’est toujours un régal de le lire quand il embraye là-dessus.

    Siganus K. Sutor, posting from Mauritiu.

  27. marie-lucie

    Leveto: félicitations pour votre livre.

    En ce qui concerne « Lugdunum », disons que j’ai simplifié les choses en analysant « Lugdun-um »: vous avez parfaitement raison pour « Lug » et « dun-« , deux mots gaulois associés dans le nom composé qui est à l’origine du nom français Lyon. Si je comprends bien, la racine celtique « dun- » est aussi représentée non seulement dans des noms français comme Verdun, Loudun et Issoudun mais aussi dans le « -don » du nom de la capitale anglaise, « London », et maints autres noms de lieux britanniques.

    Je veux bien croire que ni Lyon ni Marseille n’ont jamais eu de -s dans quelque sorte de français que ce soit, mais sauriez-vous d’où vient le -s final du nom français et espagnol de la même ville, Londres?

  28. marie-lucie

    SK, pouvez-vous corriger Issoudun? merci.

  29. > Marie-Lucie:
    vos félicitations pour mon livre (« les Zootoponymes ») sont hélas un peu prématurées : le manuscrit cherche encore — après deux espoirs déçus — un éditeur…!
    En ce qui concerne London, il ne s’agit pas d’un -dunum. La plus ancienne attestation du nom date du Ier siècle chez Tacite sous la forme latinisée Londinium devenue Londinion chez Ptolémée.
    Sont ensuite apparus les noms en vieil anglais de Lundene et Lunden, Londone à Lundon en passant par d’autres formes plus complexes. Ensuite sont venues les formes néolatines comme Lundonia.
    C’est au IXè siècle que l’anonyme de Ravenne emploie l’ablatif de lieu Londinis. Plus tard, la syncope de la voyelle centrale inaccentuée a donné la forme Londne/Londnis d’où procèdent par différenciation du -n- en -r- les formes Londres (français et espagnol) et Londra (italien). La forme anglaise London est directement issue du vieil anglais.
    Bien que l’origine celtique soit quasi certaine, aucune étymologie n’est réellement satisfaisante. L’hypothèse la plus probable est celle qui fait venir Londinium d’un anthroponyme Londinos (de londo, sauvage, cf. le vieil irlandais lond).

    P.S.: Verdun : Virodunum. Viro n’est pas expliqué avec certitude.
    Loudun : Laucidunum du nom d’homme gaulois Laucos.
    Issoudun : Uxelodunum du gaulois uxelo, «élevé».

  30. Près d’Alma on trouve Verdun. Je ne sais pas comment est le pont d’Alma — s’il y en a un —, mais le pont de Verdun a eu un nouveau parapet cette année-ci.

    Leveto, si je trouve un éditeur intéressé par les zootoponymes, fût-ce les éditions AlmA de Trou-d’Eau-Douce, je lui donne vos coordonnées. (« Phoenix », ça pourrait figurer dans votre livre ?)

  31. marie-lucie

    A Paris il y a le pont de l’Alma, l’Alma étant une rivière ou fleuve de Crimée, site d’une bataille pendant la Guerre de Crimée, sous le règne de Napoléon III. Ce pont est célèbre pour la statue du « Zouave du pont de l’Alma » qui orne l’une des piles du pont.

  32. marie-lucie

    Leveto: merci pour vos précisions.

    C’est au IXè siècle que l’anonyme de Ravenne emploie l’ablatif de lieu Londinis.

    Cet ablatif de lieu ne serait-il pas à l’origine des autres -s autrement inexpliqués à la fin des autres noms de villes dont nous parlions?

  33. Marie-Lucie, pour Gênes, je ne sais pas d’où vient le S en français, mais Genoa, c’est de l’anglais, les Italiens disent Genova (d’ailleurs même origine que Genève), et les Gênois disent Zena.

  34. marie-lucie

    Zerbinette, merci!

  35. The October 17 entry of the blog « Futility Closet » tells of the Swedish changeover.

  36. (I should say, one of the Oct 17 entries.)

  37. Zerbinette : les Gênois disent Zena
    Les Martiens diraient probablement « Zen » s’ils devaient parler de la capitale des Ligures.

    Marie-Lucie, il est possible que le lieu-dit mauricien ait reçu ce nom en souvenir de la bataille au cours de laquelle Anglais et Français ont combattus côte-à-côte et non les uns contre les autres. Nous avons aussi un Sébastopol (village dans le centre-est) et un Balaclava (nord-ouest).

    Pour ce qui est du pont de l’Alma à Paris, mon petit doigt me Di que dorénavant il est plus célèbre pour sa princesse que pour son zouave.

    Empty, if one day some crazy autocrat decides that we should drive on the wrong side of the road, we’ll import some Swedes from the 60s. But being an island has its advantages: you don’t have neigbours who come with cars fitted with a driving wheel (un guidon in Martian) on the wrong side of the car.

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