Gale

Gale / galle.
Nom féminin.

Perche servant à faire avancer un bateau en prenant appui sur le fond. (Cf. le billet consacré au verbe galer.)

Sur les bancs de la pirogue gisaient une gaffe et deux gales au côté d’un aviron qui, trompeusement, semblait taillé d’une seule pièce.”

On devrait interdire l’usage de la gale dans les lagons.”

Pourtant, au début des années 1860, Mahébourg semble un lieu plein de charme et de pittoresque, qui compte un golfe où ‘il y a une vie et une animation continuelles’, une rade où ‘en outre des chasse-marées qui y sont mollement assis et que l’on charge de sucre et de rum pour la ville, ou desquels l’on débarque les approvisionnements pour l’alimentation de Grand Port, on y voit incessamment une multitude de pirogues, les unes à la voile, les autres poussées à la galle, d’autres encore aux avirons’.
(Week-End, 8 octobre 2006.)

Pauvre lagon Mauricien, les premiers responsables sont les pècheurs eux mêmes qui utilisent encore la galle pour avancer avec leurs pirogues en cassant à chaque coup un morceau de la taille d’une assiette (…).”
(L’Express, commentaire d’article, 16 mai 2010.)

Dans sa Contribution à un inventaire des particularités lexicales du français de l’île Maurice, l’universitaire Didier de Robillard précise que le mot “proviendrait d’une variante dialectale de ‘gaule’”, la gaule en question étant une “longue perche” (Petit Robert). En ce qui concerne l’étymologie du mot, Baker et Hookoomsing sont plus diserts et, pour étayer cette origine dialectale, citent le FEW d’une manière malheureusement un peu obscure : “cf nant galle, gaale, poit gale, Beauv galle, bgât gâle,… Elle, saint galle ‘gaule’… □FEW 17:495a.” A moins de pouvoir mettre soi-même la main sur un exemplaire du très volumineux Französisches Etymologisches Wörterbuch (FEW), 25 volumes, plus de 17 000 pages, il est ardu de comprendre ce dont il est question là. Les mots “saint galle” signifient-ils “saintongeais galle”, “poit gale” “poitevin gale” et “nant galle, gaale” “nantais galle, gaale” ? Seule une personne ayant la possibilité de consulter ce monument lexicographique serait à même de nous tendre une perche secourable.

27 réponses à “Gale

  1. Tiens. Même si je connais le mot gale, j’aurais eu tendance à dire « gaulette » pour ce type de perche.

  2. GT can’t decide between « scab », « scabies » (the disease), and « gall ». « Pole » would be correct English.

  3. Tout ce que je peux dire, c’est que au coeur de la Venise Verte (Marais Poitevin), la grande perche qui sert à faire avancer les barques à fond plat s’appelle une « pigouille ».

  4. Siganus Sutor

    Pépé, une gaulette c’est plus fin et plus léger. Ça se tient à une seule main en général et ça sert avant tout à pêcher ou à casser des fruits. Ce qu’on voit dans la pirogue est assez long et lourd et, à la différence des gaulettes qui sont souvent en bambou, il s’agit d’un morceau de bois plein (qui s’apparente peu ou prou au rondin). On ne peut guère le manipuler avec une seule main.

    Pole indeed, JC. A Martian one, which might be slightly different from a Polish(ed) pole. And a punting one according to Messrs Baker and Hookoomsing.

    Une pigouille, Zerbinette ? Connaissez-vous son pedigree (a.k.a. “étymologie”) ? Si c’est là le seul mot utilisé pour parler des gales poitevines, alors mon hypothèse selon laquelle “poit” aurait pu signifier “poitevin” tombe à l’eau.

    _______

    Certains auteurs mauriciens (ou certains auteurs étrangers situant leur histoire à Maurice) ne répugnent pas à utiliser des mauricianismes dans leur œuvre. Mais il s’agit sans doute là d’une sorte de piège, car il est facile de tomber dans l’excès de particularismes, dans le vindaye saveur locale à outrance, et de transformer son roman en recueil à la sauce “Martian Spoken Here”.

    Mais d’un autre côté écrire comme un Français — ou comme une Française — n’aurait pas forcément plus de sens. On courrait alors le risque d’assez peu se reconnaître dans une telle écriture, laquelle pourrait presque paraître empruntée, et pour tout dire étrangère. Après tout, pourquoi ne pas s’exprimer dans la langue qu’on entend sans cesse autour de soi et qu’on utilise soi-même ?

    Difficile équilibre à trouver entre l’un et l’autre, un vrai numéro d’équilibriste pour lequel une perche ne serait pas forcément de trop.

    Je ne connais aucun Martien de la côte susceptible d’appeler une gale une “perche” au cours d’une conversation, mais c’est bien là le mot utilisé dans un roman attachant :

    “Ce jour-là, comme d’habitude à cette heure, il n’y avait pas un souffle, et le calme plat devait se prolonger encore un moment. C’était un de ces matins où j’avais scruté l’aube pour y déceler les signes du jour se levant quand, dans la fenêtre, était venue s’encadrer sur la mer étale du lagon une pirogue menée à la perche par un pêcheur. La frustre embarcation glissant à la surface de l’eau donnait à cette image un air d’éternité.”
    (Bertrand de Robillard, Une interminable distraction au monde (éditions de l’Olivier, 2011), page 15.)

  5. Votre gale c’est une perche, appelée aussi gaffe par certains.

  6. marie-lucie

    Moi aussi, j’appellerais le grand bâton qui sert à manoeuvrer une pirogue ou une périssoire une « perche ». J’emploierais une « gaule » pour faire tomber des fruits pas trop mous, mais pour moi une gaule c’est un peu plus compliqué qu’une simple perche: la gaule se termine par un demi-cercle de fer (ou du moins de métal) qui permet de décrocher les fruits en question (par exemple les pommes) en les entourant sans les abîmer. (Ce demi-cercle est attaché à l’extrémité de la gaule d’une façon un peu plus compliquée que je ne l’ai décrite mais je ne me rappelle plus exactement le mécanisme car il y a fort longtemps que je n’ai vu gauler les pommes). Cependant, le TLFI et le Petit Robert (mon édition de 1968) ne mentionnent ni l’un ni l’autre cette particularité technique de la gaule.

    Les mots « gaule » et « galle » pour cet ustensile doivent venir du même mot ancien, comme dans la « Gaule » de (certains de) « nos » célèbres ancêtres, les « Galli », habitants de la « Gallia » et cousins de ceux du Pays de « Galles ». (Je ne veux pas suggérer que la « gaule » et la « Gaule » sont elles-mêmes cousines).

  7. Siganus Sutor

    Arcadius, une gaffe est censée comporter un crochet à l’extrémité du bâton, ce que n’a pas forcément une simple perche, et ce que n’a certainement pas une gale. Gaston vous le confirmera. On se sert d’une gaffe par exemple pour attraper la corde du mouillage quand elle est encore dans l’eau. À gauche sur la première photo on voit un bâton avec un crochet métallique bien affûté. Je n’appellerais pas cela une gaffe — trop pointu, trop piquant — mais plutôt une frangue (cf. le mot frangué utilisé dans un commentaire du billet sur les punaises), qui est un harpon recourbé.

  8. Marie-Lucie: en fait, le lien entre Gaule et (Pays de) Galles est plus compliqué. Le latin GALLIA aurait dû aboutir à une forme *jaille en français (pour les non-linguistes: l’astérisque * indique une forme reconstituée ou inexistante) , et il est clair que l’évolution phonologique de GALLIA a été influencée par un mot germanique *WAL (adjectif: *WALISK), dont le sens semble avoir été « locuteur d’une langue celtique ou romane ». C’est ce même mot qui a abouti à GALLES en français. Mais GALLIA lui-même, en latin, n’est aucunement apparenté au mot germanique *WAL en question.
    (À propos de linguistique: en réponse à votre requête à LANGUAGE HAT je vous ai trouvé une bonne référence sur le substrat pré-germanique, que je vous ai laissée dans les commentaires du billet CENTRAL EUROPE AS A CITY, où vous aviez laissé ladite requête).

    Siganus: si jamais je passe par une bibliothèque universitaire je consulterai le FEW et vous ferai savoir ce que veulent dire ces abbréviations.

    Enfin, cet objet à mes yeux est une perche, et GALE/GAULE/GAULETTE me sont tous inconnus. GAFFE, par contre, je connais.

  9. La pigouille a-t-elle envoyé la gale par le fond ? Car j’aurais bien lu moi aussi saint=saintongeais, poit=poitevin, nant=nantais.

    Siganus, d’après le TLFi, « pigouille » vient de « pigouiller » :
    « déverbal de pigouiller, répandu dans les dial. de l’Ouest aux sens de «piétiner dans un terrain boueux, patauger, barboter; agiter, troubler l’eau», qui serait, selon FEW t.8, p.472, note 35 un élargissement du verbe piquer* au moyen d’un élém. -ouiller issu du rapprochement avec des verbes de sens voisin comme fouiller, souiller, brouiller, etc., et avec le subst. gouille, «mare», largement répandu.
    DÉR.
    Pigouiller, verbe intrans. Faire avancer un bateau au moyen de la pigouille (d’apr. R. Ling. rom. t.42 1978, p.180). − [piguje], (il) pigouille [-uj]. − 1re attest. 1864 (Beauchet); de pigouille, dés. -er.  »

    Quant à la « gaule », pour moi c’est resté la longue perche avec laquelle la maîtresse des petites classes tapait sur la tête des bavards sans se déplacer de son bureau (qui était sur une estrade à l’époque).

  10. J’ai oublié de préciser que pour Littré, « pigouiller » n’existe pas et que le premier sens de « pigouille » est : « Poteaux de bois en usage dans la charpente des vaisseaux ».

  11. marie-lucie

    Etienne, vous avez parfaitement raison à propos de l’évolution de l’initiale de GALLIA, etc. C’est vrai qu’il y a dû y avoir une contamination entre les noms celtique et germanique des peuples celtiques, peut-être du même genre que celle qui s’est produite pour donner « haut » avec h aspiré, à entre lat. ALTUS et un mot germanique commençant par h, apparenté à l’anglais high et à l’allemand hoch.

    Merci aussi pour la référence sur le substrat, je regarderai chez LHat.

  12. lorraine D lagesse

    J étais en panne de PC..
    Lis avec intéret les interventions re Gale..
    ON gallere…avec une Gale qui sert pr avancer..
    mais a t on oublié «  »la gale » » la gale 10 ans…enf mal élevé qui dit on a la gale…

  13. sig
    Si la gaule est une longue perche, son usage ne consiste pas à manœuvrer une barque. La gaule permet de récupérer des fruits en les frappant légèrement pour les faire choir, comme les marrons ou châtaignes .
    C’est aussi très souvent le nom donné à une canne à pêche assez rudimentaire et à la baguette du vacher.
    Le verbe gauler signifie donc utiliser la gaule pour cueillir les fruits ou pour frapper. Par extension, en jargon apache, se faire gauler c’est se faire prendre par la maréchaussée.
    La gaffe n’a pas toujours de crochets ( garfio en español), elle possède aussi une simple virole conique pour l’empêcher de se fendre en touchant le fond.

  14. >Marie-lucie
    Comme curiosité, le “h” du mot “hauteur” est la cause du symbole usité aussi en espagnol pour la hauteur en géométrie malgré que notre mot, plus proche au latin, c’est « altura ». Lorsque j’étais petit cela me frappait beaucoup parce qu’il semblait une faute.
    De toute façon il y a quelqu’un qui dit que le « h » est tiré de l’anglais « height ». Pourtant je crois que l’origine est le français, la langue scientifique pendant plusieurs siècles.

  15. Siganus Sutor

    La gaffe n’a pas toujours de crochet (garfio en español)

    Arcadius, le mot espagnol garfio m’est inconnu, et je ne saurais dire ce qu’il recouvre, mais pour moi une gaffe comporte obligatoirement un crochet. Le Petit Robert semble assez d’accord avec moi (“perche munie d’un croc et d’une pointe, ou de deux crocs, et servant à la manœuvre d’une embarcation, à accrocher le poisson, etc.”), de même que le Petit dictionnaire de marine de M. Gruss (“perche munie d’un croc et d’une pointe, servant à accrocher un point du quai au moment de l’accostage d’une embarcation, et à déborder quand on part”). Gaffer est “accrocher avec une gaffe” : le fait de pouvoir accrocher est inhérent à la gaffe.

  16. marie-lucie

    Jesus, je ne sais pas de quelle language vient le symbole « h » pour la hauteur, mais c’est le latin qui a été la langue scientifique pendant plusieurs siècles. Le français a peut-être pris la relève au 18ème siècle, avant d’être devancé par l’allemand au 19ème et l’anglais au 20ième. Le « h » pourrait donc venir de n’importe quelle de ces langues: hauteur, Höhe, height.

  17. marie-lucie

    (n’importe laquelle …)

  18. >Arcadius
    Les Valenciens emploient le mot « percha » et le verbe « perchar » à propos des bateaux qu’ils ont dans l’Albufera.

  19. Siganus Sutor

    Lorraine, l’expression “la gale 10 ans” me dit vaguement quelque chose mais j’avoue ne pas être à même d’en donner une définition bien précise. S’agit-il de cette période proche de l’adolescence au cours de laquelle certains enfants deviennent sales, refusant de se laver ? Ou bien leur esprit de contradiction se dévelope-t-il outre mesure ? S’agit-il d’une attitude générale énervante, minante pour les parents, ce qui fait qu’on ne peut plus les voir en peinture ?

  20. Étienne : Mais GALLIA lui-même, en latin, n’est aucunement apparenté au mot germanique *WAL en question.

    Mais dans ce cas d’où vient le nom Gallia ? Certains voudront sans doute y voir un lien avec le “coq gaulois”, ce gallus de la famille des Gallinacées, mais il n’y aurait là qu’une homonymie fortuite.

    Dans les livres sur lesquels j’ai pu mettre la main et dans lesquels j’ai cherché ce qui était écrit sur l’origine des mots Gaule, Galles ou Wallon il n’était question que du mot germanique signifiant “étranger”, ce qui rejoint peut-être ce que vous disiez sur l’origine finalement germanique du nom de la Gaule.

    Gaule – Étym. en latin Gallia ; du francique *walh- “étranger [qui parle une langue non germanique]” → aussi Galles (pays de), Wallonie.
    (Petit Robert des noms propres, 2011)

    Gaulois – XVe s. ; de Gaule, peut-être issu du francique *Walha, pays des Wahl, Romains (allemand Welsch) ; il y a eu métathèse en *Wahla, puis vocalisation du h vélaire en u.
    (Dauzat et al., Dictionnaire étymologique, 2001)

    Galles (pays de) – Étym. en anglais Wales, du francique *walh- “étranger [qui parle une langue non germanique]”
    (Petit Robert des noms propres, 2011)

    Wallonie – Étym. du francique *walh- “étranger (qui parle une langue non germanique)”.
    (Petit Robert des noms propres, 2011)

    Par ailleurs un article de Wikipedia consacré au mot (reconstruit) *walhaz reprend ce que vous disiez plus haut :

    « In English usage the words Gaul and Gaulish are used synonymously with Latin Gallia, Gallus and Gallicus. However the similarity of the names is probably accidental: the English words are borrowed from French Gaule and Gaulois, which appear to have been borrowed themselves from walha-. Germanic w is regularly rendered with French gu / g (cf. guerre = war, garder = ward), and the diphthong au is the regular outcome of al before a following consonant (cf. cheval ~ chevaux). Gaule or Gaulle can hardly be derived from Latin Gallia, since g would become j before a (cf. gamba > jambe), the regular outcome of Latin Gallia would have been *Jaille in French. This also applies to the French name for Wales, which is le pays de Galles. »

    si jamais je passe par une bibliothèque universitaire je consulterai le FEW et vous ferai savoir ce que veulent dire ces abbréviations.

    Merci. Quand ils citent le FEW Baker et Hookoomsing utilisent des abréviations qui sont fort obscures.

  21. signifiant “étranger”
    En Bretagne, il y aurait 2 parties (pour simplifier), à l’ouest ceux qui parlent breton (les bretonnants) et à l’est ceux du pays gallo. Ceux-ci parlaient le français (ou un dialecte), mais pour les Bretonnants, apparemment les gallos étaient ceux qui parlaient une langue étrangère (même si en Breton gall veut dire « français », alors qu’il signifie « anglais » en gaélique, d’une certaine façon c’est l’autre, l’étranger).

  22. Révélation!!! Je ne savais pas que le verbe « galer » existait. Du coup, le refrain d’un séga que j’ai entendu quelques fois, il y longtemps, me revient en tête et reprend, enfin, tout son sens « …galer, galer, galer ».
    Jusqu’ici, j’avais cru qu’on parlait de « galets ». Je comprends mieux maintenant à quoi fait réellement allusion ce séga évoquant la vie de pêcheurs.
    Mon ignorance au sujet du verbe « galer » s’explique toutefois. Les pêcheurs avec qui je suis souvent allé pêcher, dans le nord et dans l’ouest de l’île, utilisent plus volontiers l’expression « pousse gal » que « galer ».

  23. Encore eût-il fallu que vous galassiez vous aussi, de concert avec eux… (Vos pêcheurs n’usent-ils pas de la langue de Corneille, en sus du foie d’Ourite ?)

    A l’époque où ce séga est sorti, je connaissais un type qui portait le nom de « Gallet ». Inutile de dire qu’il avait régulièrement droit à la chanson. Je me demande si on la lui chante encore de nos jours.

  24. En parlant de foie d’ourite…je n’en ai jamais utilisé pour pêcher. Donc…je n’ai jamais pris de cordonnier. Ce poisson, si j’ai bien compris, ne se pêche qu’avec cet appât là…

  25. Siganus Sutor

    Oh non, il peut aussi se pêcher avec une ligne inter-net, ce qui revient à le prendre grâce au grand filet électronique mondialisé.

    Je dois avouer cependant que je ne boude pas mon ourite. Surtout en vindaye.

  26. If Gallia is not from walh, then it must be connected with Gael.

  27. marie-lucie

    Je ne suis pas sûre qu’il faille dériver Gallia, etc d’une racine germanique reconstruite comme *wal-h. L’adaptation du son [w] germanique en latin gu- (prononcé alors [gw]) est valide pour le latin tardif (ou plutôt le « roman »), après que le son [w] du latin plus ancien (écrit v mais prononcé [w]) fut devenu le son [v] (p.ex. dans venire prononcé [wenire] passé à l’italien venire et au français venir). Parmi les emprunts germaniques en latin tardif il y a par exemple werra (voir l’anglais war), d’où l’italien guerra (encore prononcé [gwerra]), et le français guerre (jadis prononcé [gwerre]). Mais on ne rencontre pas d’exemples de Guallia, guallus (ou Guaule, guaulois), la racine de ces mots est toujours simplement gal, d’où le jeu de mots entre Gallus « Gaulois » et gallus « coq ». Cette même racine se retrouve encore dans deux régions qui portent le nom de Galice, l’une en Espagne (juste au nord du Portugal), l’autre en Pologne, régions autrefois celtiques. Dans l’Antiquité il y avait aussi en Asie Mineure une population d’origine celtique, les Galates (en anglais Galatians), auxquels écrivit Saint Paul. Et bien sûr les noms Gaël, gaélique viennent aussi de la racine gal (avec évolution de la voyelle dans ces langues).

    Si cette racine vient bien d’un [gwal] ou d’un [wal] antérieur, je pense que ce ne peut être qu’à une époque beaucoup plus ancienne que celle des emprunts germaniques en roman.

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