Cabris sur la plage

(This photo is dedicated to AJP Crown, the friend of goats.)

Publicités

20 réponses à “Cabris sur la plage

  1. Bonjour aux martians…
    Est ce vraiment des traces de cabris ou de crabes troulourou???
    cela ressemble a la plage publique de la pointe de Roches Noires…
    Hier je parlais a qq un qui me disait » » mo dans boite la, pas pé capav sorti les soirs » »
    D ou vient se terme «  »boite «  » parfois— c est «  »baise » » »
    Salut

  2. zerbinette

    Auriez-vous à Maurice des cabris de « pré-salé » ? Il semble qu’il y en ait eu un sacré troupeau !

  3. Alsace, si jamais il y avait eu autant de crabes à cet endroit, nous aurions probablement été à l’île Christmas. La photo a été prise à un endroit appelé Lebœuf, endroit où, justement, il arrive aux bœufs de se tremper les pattes dans la mer:
    https://mauricianismes.wordpress.com/2009/10/22/boeufs-et-corbijeau/

    Ben, Zerbinette, en quoi ce troupeau-ci serait-il si différent de ce troupeau-là ? Tout le monde a bien le droit d’aller à la plage ni vu ni connu, non ?

     

    ʥ

     

    ► Batatran, aka “ipomée pied-de-chèvre
    La bouche cabri (ou “‘Im ‘av’ goat mout’”)
    125 goats near Lebœuf

  4. Cabri, un des mots avec brède que j’ai eu du mal à expliquer. Le sens courant de cabri désigne le petit de la chèvre; Larousse précise qu’aux Antilles et à la Réunion (tant pis pour nous), c’est une chèvre.
    Une autre utilisation de cabri dont je n’ai jamais compris l’origine, c’est celle péjorative à l’encontre de certains non-locals comme cabri lenn ou cabri rodrig, jamais cabri langléterr !?!?!

    Et puis quand on est gamin, qu’on va au Télébox écouter Hervé Vilard sans connaître les villes du monde, on répète bêtement « Cabri c’est fini »!

  5. Siganus Sutor

    Zippo, une chèvre, c’est bien cet animal qui ressemble un peu au cabri, n’est-ce pas ? (Mais font-elle au moins de bonnes ravanes, ces chèvres-là ?)

    Pour ma part je connais surtout l’expression “cabri dan Lenn”.

  6. Oui, sans aucun doute, mais à mon époque djoukal, comme j’avais vu les chèvres de déor seulement en image avec Mr Seguin ou celle qui avait la toule pas pleine dans un conte, je pensais qu’elles étaient blanches (logique en Europe) et étaient différentes de nos cabris qui sont souvent (toujours ?) multicolores. J’étais pas loin; j’avais francisé « cabri » par « bouc ».

    Au collège d’état où j’étais, il y avait quelques jeunes indiens venant du Cachemire. Ils se faisaient traiter de « é cabri lenn », d’autant plus pénible qu’au départ ils ne comprenaient pas le créole; ils ont très vite appris d’ailleurs, tellement bien que l’un d’entre eux avec qui j’étais pote m’avait dit avoir commencé des cours de français, facilités par ce tremplin qu’était le Créole pour lui. Certains d’entre eux étaient des sikhs et il se faisaient emmerder avec leur turban; heureusement qu’ils ne portaient pas de kirpan, ça aurait pu dégénérer (encore plus). J’avais attribué ce comportement à leur égard au fait que c’étaient des fils d’ingénieurs indiens coopérants.

  7. OK Siganus je vous crois sans peine que votre plage est l endroit pour le bain BOEUF…
    Lady Ramgoolam disait » » » aiooo «  » Cabri baise tout dans mo jardin.; » » cela voulait t il dire que ces betes inoffensives avaient pignon sur rue au Réduit????…

  8. Pour la ravane, je sais pas, mais pour les bodhrán des irlandais, par exemple, c’est traditionnellement des peaux de chèvre (parfois des lévriers!!). Ne me demandez pas avec quoi ils fabriquent le cipín. Les tambourins récents ont une peau synthétique (sorte de plastique Mylar) alors que les plus traditionnels conservent une peau d’animal. Le plus extraordinaire tambourin est sans doute celui de Carlo Rizzo qui y a ajouté un tendeur de peau, un timbre (de caisse claire) et des « bloqueurs » de cymbalettes.

  9. Wow. Thanks, Sig.

    The hoof prints are all going in the same direction. If I were Sherlock Holmes I’d say the flock was on its way somewhere, going quite fast, perhaps to get an ice cream. I wonder if goats can get sunburnt in a hot climate like yours? My daughter puts sun block on her horse in summer – not the whole thing, just its nose.

    Zippo, the Markhor goat comes from Kashmir. It is the national animal of Pakistan.

  10. Always nice to learn something new here, thanks AJP. Although I saw they lived at high altitudes, I’m not sure if they live on the mountain slopes like the chamois do. it’s amazing how these can climb on the slippery bare mountain rocks.

    Let me tell you about the legendary Grenoble goat or deer: the Dahu. New comers are invited here for a walk in the mountains in an attempt to see a dahu. Of course, nobody can ever come across one, but then explanations would start. One funny thing is that it’s supposed to have legs of unequal lengths, so that it can only go round in one direction. Theories can then be made on how it reproduces, with the existence of opposite dahus that meet from time to time. I don’t know if Arthur de Pins was inspired by the dahu to imagine his Révolution des crabes; these crabs have a similar problem. Poor Madeleine or poor Fernand ? 🙂

  11. A. J. P. Crown

    I like the Révolution des crabes. About the dahu, we have a goat that occasionally rolls down a hill. Our goats are most comfortable standing on the highest accessible rock or tree-stump. Some goats like to climb trees, but not ours.

  12. zerbinette

    Some goats like to climb horses.

  13. zerbinette

    oops !

  14. Siganus Sutor

    AJP : I wonder if goats can get sunburnt in a hot climate like yours?

    Maybe white goats? (But I doubt it, as they normally take all necessary precautions.)

    Goat icecream? They probably have them in cabbage, acacia and “herbe bourrique” flavours.
     

    Zerbinette, your photo is quite amazing. I wonder if the goat shared anything with the poor horse.
     

    Zippo, you talked about the dahu’s legs, but what about their eyes? Is it square like those of other ruminants?
    http://abadguide.wordpress.com/2009/05/07/too-much-television/

    Pour ce qui est des ravanes, je me rappelle qu’il fallait les chauffer au préalable : froide, la peau de cabri n’était pas assez tendue sur l’arceau pour donner un bon son. En la chauffant elle se contractait — ce qui va quelque peu à l’encontre du sens commun — et on pouvait alors la faire résonner proprement. Traditionnellement c’est au-dessus du feu qu’on la chauffe, mais la mettre au soleil marchait aussi très bien.

  15. Didn’t manage to see the dahu, can’t tell. I didn’t know about the goats and horses which are 16:9 vision ready. I knew that cats’ pupils were vertical and oval when closed; I noticed thist when they were dozing in the sun. They share this with some snakes (and other reptilians). I would be curious to understand how these particular shapes serve them. I would guess that goats have a large horizontal view angle at the expense of the vertical one, as they do not « care » much about what’s going above them (need to see if chamois’ eyes are similar).

    A défaut d’un feu extérieur ou du soleil (pendant l’hiver ici), un feu de cheminée fait l’affaire pour les ravanes, ou encore le gaz (moins efficace que les infrarouges de la cheminée, faut s’approcher de la flamme; on y laisse quelques poils des mains). L’avantage des peaux synthétiques vient du fait qu’il n’y ait pas besoin de les chauffer. Pourquoi continuer à utiliser les peaux animales alors ? Probablement que les peaux animales supportent une meilleure tension sans casser (pour le même prix). Les peaux synthétiques qui peuvent être fortement tendues coûtent très cher. Le batteur de Police, Stewart Copeland, tend la peau de sa caisse claire jusqu’à 3 fois la tension d’un caisse claire normale, ce qui donne ce son particulier de « pêche » au à son jeu (surtout quand il allie le coup de caisse-claire avec sa cymbale « crash », plutôt une « splash »). Les peaux les plus solides se retrouvent dans les tambours des bagadoù bretons (6-8 plus tendues); ces tambours possèdent deux peaux, chacune munie d’un timbre. En lâchant une baguette dessus, elle rebondit facilement 10 fois dessus, ce qui explique la qualité du roulement des sonneurs (de tambour) et leur permet de superposer des coups forts (selon les chémas des gavottes, andro, plinn, …). A cause de ces énormes tensions, le fût doit aussi être résistant à la tension pour éviter que le bois ou les attaches métalliques cassent. Un sonneur m’avait indiqué qu’un tel tambour coûtait 5000FF (750 euros) y a 8 ans (le prix de 2 « bonnes » batteries pour débutants).

  16. Des nouvelles arrivées de Mars: Une copine d’un membre de la famille lui avait expliqué l’origine de « kabri lenn ». Ce serait une déformation du nom Kubri (à prononcer Kabbrrrrii) d’un petit village du Bihar, probablement situé , d’où seraient arrivés bon nombre de « travailleurs sous contrat » (indentured labourers).

  17. Siganus Sutor

    Zippo, et d’où la copine tient-elle que l’expression “cabri Lenn” vient du nom d’un village du Bihar ? Ça me paraît un peu tiré par les cheveux (ou les poils), mais peut-être a-t-elle raison après tout.

  18. Après info, l’histoire serait corroborée par un autre copain qui a pu retracer ses ancêtres à travers l’Apravasi Ghat; le terme kubri (cabri) aurait fini par désigner celui qui était « importé », comme l’étaient les indentured labourers. On a fini par dire « cabri lenn » pour les immigrés d’origine indienne, pour différencier ceux qui, beaucoup plus tard, sont arrivés de Rodrigues comme dockers, d’où le terme « cabri rodrigues ».

    Je n’en ai pas plus pour confirmer cela; je vais essayer d’en savoir plus, par exemple, s’il a découvert cela dans un texte « historique » ou un document généalogique (à ce sujet, je pourrais demander à quelqu’une qui s’y connaît bien).

    Ça pourrait expliquer l’expression que vous connaissez mieux comme « cabri dan lenn », une forme de « Kubri dan Lenn ». Quand on me demande à Maurice où j’habite, je précise souvent « grénob dan lafrans ».

    Tiens, je connaissais pas l’expression « tiré par les poils ». Je suppute un jeu de mots que je n’ai pas compris (cette fois-ci) :-). Une recherche indique qu’en Argentine « tiré par les cheveux » se dit « tiré des poils » (Tirado de los pelos).
    Je connais le « pwal maraz », mais n’ai jamais trouvé l’origine de cette expression. J’ai juste imaginé que les maraz, étant des prêtres, se rasent comme les bonzes, et ont toujours le poil ras. je rapproche cette expression du « close shave » anglais.

  19. Le dictionnaire étymologique des créoles français de l’Océan Indien semble faire la différence entre « kabri lenn » (personne née en Inde établie à Maurice) et « kabri dan len » (Indian). Pas de référence à Kubri néanmoins.

    [Le smiley en bas de la page à gauche est-il là depuis le début ?]

  20. Je crois bien qu’en espagnol pelo se rapporte seulement aux cheveux: par exemple cortarse el pelo = ‘se couper les cheveux’. Les poils du corps sont des vellos (mot apparenté à la racine de velu). Tirado de los pelos semble donc être un calque de l’expression française (le verbe tirar ne veut pas dire exactement ‘tirer’).

    Il me semble que l’explication donnée par le site consulté par Gro Zippo est incorrecte. Je pense plutôt que « tiré par les cheveux » doit être apparenté à « tiré à quatre épingles »: dans les deux cas il doit s’agir de l’apparence de quelqu’un qui prend un soin excessif de sa toilette, pour aplatir et maintenir en place ses cheveux et ses habits (en ce qui concerne les épingles, les costumes féminins en faisaient grand usage avant l’invention des boutons et agrafes).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s