Campement

Campement.
Nom masculin.

Résidence secondaire au bord de la mer. Aujourd’hui certaines demeures — parfois luxueuses — situées près de la côte peuvent être
appelées “campement” sans qu’elles ne s’apparentent de près ou de loin à une habitation spartiate occupée temporairement, comme cela était le cas autrefois (“campements” en ravenale sous toiture en paille), ce qui a donné son nom à ce type de bungalow. Quand on allait “camper”, cela signifiait aller en séjour au bord de la mer en emmenant tout un attirail avec soi, des ustensiles de cuisine à la literie en passant par les moyens d’éclairage (bougies, lampes à pétrole).

On part passer deux semaines dans un campement à Blue Bay.”

Nous avons eu les informations qui disaient que les évadés étaient dans un campement à Palmar.” (L’Express, 1er juillet 2010.)

Sur la périphérie de l’île, des campements se profilent contre les bosquets de filaos.” (Jean-Georges Prosper, Dominica (1989), cité par Pravina Nallatamby dans Mille mots du français mauricien.)

Cette situation risque, selon notre interlocuteur, d’avoir une incidence directe sur la valeur des biens situés sur les pas géométriques de l’île. Ils estiment qu’il sera difficile pour un propriétaire de vendre son campement à un prix reflétant sa valeur réelle sur le marché.” (Week-End, 11 juin 2006.)

A l’époque, M. Daruty de Grandpré est le propriétaire d’un grand terrain à Trou d’Eau Douce qui comprend un barachois et une presqu’île où il a construit un grand campement en bouse de vaches recouvert de paille. Il donne au campement le nom de Tou[e]sserok où il ouvre la première table d’hôte de l’île Maurice qui n’avait pas encore découvert sa vocation touristique.” (Week-End, 14 mars 2010.)

TROIS récidivistes habitant Baie-du-Tombeau ont été arrêtés dans le sillage d’un cambriolage perpétré, il y a deux semaines, au campement du député Eric Guimbeau, à Blue-Bay. Les suspects, âgés de 20 à 30 ans, auraient, ce soir-là, cambriolé plusieurs campements de la région.” (L’Express, 24 septembre 2010.)
 
 
Plus rarement, le mot campement peut être utilisé pour parler d’un pavillon de chasse (“campement de chasse”) dans un chassé.


(Islander n° 45, octobre-décembre 2006)

François Rousset, manager de Ciel et nature et Oumesh Rummun, operations manager, nous accueillent dans l’ancien campement de chasse qui fait office de réception. Fait de bois et de paille et doté de terrasses pavées de vieilles pierres, de meubles anciens et d’une superbe cheminée, ce lieu sert aussi de point de départ pour toutes les excursions.” (Week-End, 14 septembre 2008.)

Les chasseurs se sont réveillés aux premières heures du matin pour se préparer avant le rendez-vous prévu à 6 h 30 au campement de chasse.” (L’Express, 3 août 2004.)

Publicités

17 réponses à “Campement

  1. Si Liliane B. avait déclaré qu’elle seulement a un campement à l’île d’Arros…

  2. Liliane Berthelot a un campement sur l’île d’Arros ? (Laquelle doit être grecque avec un nom comme ça…)

    Campement est bien le mot qui fut employé ?

  3. >Siganus K.
    Ayo ! Il me semble que la Liliane de mon com seulement a employé le mot « Liberté » pour un lait, un gel douche et un déodorant. Maintenant elle joue couc avec la justice.
    Avez-vous lu l’ingénieux (comme d’habitude) com de leveto à propos de ladite île et la relation avec votre « roche » ?

  4. Voilà qui pourrait me réconcilier avec l’idée de camper !

  5. Zerbinette, qu’est-ce qui vous attire dans ce cas-ci ? L’eau chaude que ce campement devrait avoir ? La possibilité de cuire un cari de poisson ? de se faire une tasse de thé ? de dormir sur un matelas ? Les cocotiers ? (Ne me dites pas que vous comptez monter casser des cocos.) Des parties de tennis-volley ? (Cf le filet que l’on voit à droite sur la (1ere) photo — un jeu qui doit être bien mauricien sans doute, et qui mériterait probablement de figurer dans la liste.) La possibilité d’aller vous balancer dans le lafouche qu’on voit derrière le bâtiment ? A moins que ce ne soit que d’avoir un toit au-dessus de votre tête ?

  6. marie-lucie

    Zerbinette, vous devriez aller à Newport, Rhode Island!

    Cette ville est célègre pour ce qu’on appelle des millionaires’ cottages – des résidences secondaires construites à la grande époque des fortunes colossales, avant la première guerre mondiale, pour que les familles de cetains millionnaires de New York viennent y passer l’été. Le mot « cottage » désigne premièrement une chaumière, une petite maison de paysans, mais si les premières construites sont relativement modestes (des maisons de famille, cossues mais pas outrancières) certains des millionnaires en question ont eu la folie des grandeurs sinon de l’élégance: le plus grand de ces « cottages », d’un genre vaguement palais italien, doit avoir la hauteur d’un immeuble d’au moins 8 étages, et la largeur en proportion, . Ces bâtisses démesurées, certaines abandonnées par les descendants de propriétaires qui ont fait faillite, sont maintenant inhabitables et invendables, et on ne peut guère compter que sur les droits d’entrée des visiteurs pour essayer de les entretenir comme monuments historiques.

  7. marie-lucie

    (pardon: cette ville est célèbre, bien sûr).

  8. Or if you cannot easily go to Newport, but enjoy novels in English, permit me to recommend Theophilus North by Thornton Wilder, the well-known American playwright — now perhaps best known at second hand: he wrote the play The Matchmaker which was made into the musical Hello, Dolly!.

    Though written in 1973 just before Wilder’s death, it is set in 1926, when the cottage era was in full swing. The eponymous hero goes to Newport to teach tennis for the summer, and develops a theory of the Nine Cities of Newport, explicitly based on the nine levels which Schliemann discovered at Troy, but existing simultaneously rather than successively. One of these comprises the residents of these « cottages », and another their army of servants.

  9. marie-lucie

    Thank you for the tip, John! Isn’t Thornton Wilder the author of the very nice book The Bridge of San Luis Rey? Having seen those « cottages » (from the outside) , I probably would enjoy this second book.

  10. “Cottage” is the name of a village in the north of Mauritius. But as far as I know there is none named “Campement”.

  11. zerbinette

    « Cottage » ou « campement », l’un ou l’autre me conviendrait parfaitement depuis que je me suis gelée sous la tente (avec sanitaires au bout du monde), couchée sur la paille qui m’est rentrée dans les côtes toute la nuit (pipi dans le champ voisin), moulue tout le corps allongée sur le ciment d’une école exotique (pipi dans le « seau » commun) et enfin rendue malade par le roulis, couchée à la belle étoile à même le pont d’un bateau (pipi dans la mer)…..

  12. Siganus K.

    Ah, c’est surtout une question de pipi ? Il est vrai que ça peut être un problème pressant. J’imagine que les campements d’aujourd’hui doivent tous avoir un drainage “indoor”. Quant aux campements d’autrefois, cela devait se passer sous les filaos… (possiblement avec une clôture autour d’une fosse dans le meilleur des cas). Cela s’apparentait sans doute davantage à du camping — terme français ayant dû apparaître après l’expression mauricienne campement.

  13. marie-lucie

    Campement est bien un mot français, mais il n’a pas le sens mauricien. Il s’utilise par exemple pour décrire une installation de nomades, qui se déplacent en groupe et restent plus ou moins longtemps dans un certain endroit, que ce soit au Sahara, dans les grandes plaines d’Amérique ou dans un terrain vague. Au contraire, le camping est une activité de loisir pratiquée par des gens normalement sédentaires. Quand on dit un camping c’est une abréviation de un terrain de camping.

    Zerbinette, on dirait que vous avez fait du camping plus que sauvage! Vous méritez bien le confort d’un campement mauricien.

  14. Marie-Lucie: Yes indeed, the same author. Among his other well-known plays (back in the day) are Our Town and The Skin of Our Teeth.

  15. « Le campement de chasse, investi dans ses moindres recoins, grouillait de monde. C’était en fait un grand pavillon planté au pied des collines et ne se trouvant qu’à un demi mille de l’usine. L’édifice, très particulier, était coiffé d’un toit élégant en tôle cannelée, peint en rouge à la mode coloniale, et on avait relevé, comme chaque année avant la fête, le blanc des auvents et de la balustrade. Il se dressait au milieu d’une petite palmeraie et ce soir, les oriflammes et les lampions suspendus aux poutres de la grande véranda lui conféraient un air de fête peu coutumier. L’endroit ne perdait pas pour autant son statut de lieu de rencontre provisoire. En temps ordinaire, lorsque nos marches nous y conduisaient, je lui trouvais l’aspect un peu déprimant des femmes démaquillées. Les chasses ne commençaient qu’au début de l’hiver et, même en saison, le gîte ne reprenait vie qu’avec les parties, le dimanche. »

    (Carl de Souza, Le Sang de l’Anglais, page 8.)

  16. Siganus Sutor

    La photo d’un campement typique, en ravenale et paille — celui de la famille Leclézio à Trou-d’Eau-Douce, en 1927 :
    http://www.mauritage.com/2013/09/10/trou-deau-douce-villa-le-clezio-family-1927/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s