Joke

Joke.
Nom masculin.

Plaisanterie.

Prononciation : « djo:k », avec un long o-, comme en anglais.

Exemple d’utilisation : “Tout le monde avait l’air un peu stressé, alors il a fait un joke qui a détendu l’atmosphère.

Relevé dans la presse :

Un chauffeur de camion-benne poussera même le joke en nous envoyant voir un personnage qui a l’air d’être à mi-chemin entre le souffre-douleur et la cible des quolibets de certains employés de la municipalité.”
(L’Express du 19 décembre 2007.)

La journée sera également marquée par la musique de Michel Legris comme pour bien montrer que la francophonie rime avec diversité culturelle. La table ronde abordera plusieurs thèmes : la jeune femme exigeante dans le conte malgache et mauricien, le conte mauricien de l’entre-deux-guerres, la littérature populaire de Maurice et ses manifestations, le monde des morts et le joke à Maurice.”
(L’Express du 19 mars 2006.)

Ramgoolam : “La ‘duty free island’ est un joke
(L’Express du 18 avril 2005.)
(Le quotidien cite là le Dr Navin Ramgoolam s’exprimant en français, si, si — langue qu’il parle d’ailleurs bien.)

A Maurice le mot anglais a été adopté avec un genre masculin alors que les Canadiens, qui ont eux aussi à faire face à des jokes quand ils parlent français, lui ont donné un genre féminin :

“Ainsi, un syndiqué ayant moins d’expérience pourrait avoir la priorité sur un vétéran selon cette formule, explique M. Gauthier. « (Aujourd’hui) nous demanderons au ministère du Travail de l’Ontario de désigner un conciliateur parce que l’employeur pense que c’est une joke”, lance-t-il.”
(Le Droit, 20 avril 2009.)

“Souvent, on pense que les deux mamans sont deux soeurs, deux amies, une maman et sa gardienne, rarement deux amoureuses. Ariane, 42 ans, la maman biologique des deux garçons, et Joanne, 52 ans, sa conjointe, sont de « jeunes » mamans qui mènent de front l’apprentissage de la maternité et de l’homoparentalité.
La joke, dit Joanne, c’est quand on raconte qu’on les a eus par “accident”!”
(Le Devoir, 11 mai 2007.)

Joker (prononcé « djo:ké ») est ainsi parfois utilisé comme synonyme de plaisanter, surtout en créole.

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7 réponses à “Joke

  1. marie-lucie

    Au Canada, beaucoup de mots anglais acquièrent le genre féminin en passant en français: je crois que la règle (inconsciente) est qu’un mot se terminant (en prononciation) par une consonne (comme ici) est perçu comme féminin (à part bien sûr les mots qui désignent des personnes et reçoivent le genre qui convient). Par exemple: « une jobbe », comme « une robe », dont le dernier son prononcé est « b ».

  2. I ran this through Google Translate, which depends on huge bilingual corpora (in the French-English case, most probably Canadian ones), and found that it not unsurprisingly rendered « sa conjointe » as « his wife », as there is probably no occurrence of « her wife » in the English side of the corpus as yet, despite Canada’s liberal marriage laws.

    Given the limitations of such translators, I was constantly looking back at the French (between the two, I had no trouble understanding the text), and thus discovered the delightful word homoparentalité, which has no English equivalent (« gay parenting? » Feh). I shall adopt it at once.

  3. Siganusk

    thus discovered the delightful word homoparentalité, which has no English equivalent (”gay parenting?” Feh). I shall adopt it at once.

    Then you would probably need to adopt hétéroparentalité as well, no?

  4. marie-lucie

    L’homoparentalité (que je ne connaissais pas encore) fait pendant à la monoparentalité (l’état des familles monoparentales). Tous les mots n’ont pas forcément des antonymes spécifiques, mais ici on peut toujours employer l’adjectif traditionnel(le).

  5. je crois que la règle (inconsciente) est qu’un mot se terminant (en prononciation) par une consonne (comme ici) est perçu comme féminin

    Marie-Lucie, j’ai été assez étonné en lisant cela car il m’est possible de penser à une quantité de mots se terminant par une consonne qui sont masculins. En cherchant mentalement des exemples je n’arrive pas à imaginer que les mots finissant avec une consonne puissent avoir tendance à être davantage féminins que masculins.

    Ici les mots directement empruntés à l’anglais ont très majoritairement (si ce n’est exclusivement) reçu un genre masculin, et si cela m’a amusé de voir que les Canadiens et nous avions effectué les mêmes emprunts (job, joke, plug), j’ai été surpris — presque gêné même — de voir qu’au Québec c’est le genre féminin qui a semble-t-il eu le dessus.

  6. zerbinette

    Je crois que j’ai tendance à mettre joke au féminin par assimilation à une blague.

  7. Je crois que j’ai tendance à mettre joke au féminin par assimilation à une blague.

    Zerbinette, c’est une plaisanterie j’espère. Comment voudriez-vous que je rie en entendant une joke ? It’ll just spoil everything.

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