Manhole

Manhole.
Nom masculin.

Regard, bouche d’égout, trou d’homme.

Quand j’aurai un peu de courage il faudra que j’ouvre le manhole près de la cuisine pour voir ce qu’il y a dedans. Et pour le nettoyer…

La petite Lorie, un an, respire, malgré elle, l’odeur putride qui se dégage de l’arrière cour de sa grand-mère, Elsie Coureur, dans les appartements de la National Housing Development Corporation (NHDC) à Tyack. Elle émane directement d’un manhole qui déborde depuis plus d’un mois.”
(L’Express, 20 novembre 2008.)

Un inspecteur de la Wastewater Management Authority (WWMA), qui s’est rendu, hier soir, à Cité La Cure – accompagné de quelques ouvriers pour réparer une fuite provenant d’un manhole -, a été agressé par des habitants de la localité. Les ouvriers ont pris la fuite après que des individus les ont attaqués avec des sabres entre autres.”
(Forum Radiomoris.com, 14 janvier 2009.)

Une boulette contenant cinq grammes d’héroïne trouvée dans la cuvette des toilettes, cinq boulettes contenant cent cinquante-deux doses récupérées dans un manhole (regard) et onze doses dans la cuisine. C’est le résultat d’une perquisition dans un appartement de la NHDC à Camp-Levieux, jeudi matin.”
(L’Express, 20 janvier 2007.)

Depuis quelque temps, les vieilles ferrailles représentent un attrait particulier à Maurice. Ainsi, en fin de semaine, les limiers de Rivière-Noire ont pu élucider une affaire de vol du canon de La-Preneuse avec l’arrestation de trois suspects. Auparavant, des voleurs avaient endommagé des caveaux au cimetière de l’Ouest en quête de vieilles ferrailles alors que la police a eu fort à faire à élucider le vol en série de couvercles de Manhole.”
(Week-End, 17 septembre 2006.)

En outre, les onze familles qui vivent dans cette rue se plaignent des inondations. Elles confient que pendant les périodes de pluie, l’eau s’accumule dans les trous de cette rue et, en l’absence d’égouts, elle stagne. « Quand les eaux se sont accumulées, elles débordent et descendent alors dans notre cour, vu qu’il n’y a pas de ‘manhole.”
(Le Défi, 3 juillet 2011.)

ṀḤ

L’origine du mot n’a guère besoin d’être précisée, encore que les Romains — donc des Latins — puissent être à l’origine du drainage britannique. La prononciation mauricienne du mot varie, pouvant parfois être relativement proche de la prononciation anglaise (bien que le h aspiré s’entende rarement, si ce n’est jamais), les formes les plus fréquentes étant “mé-nole” — [menol] — et “main-nole” — [mɛ̃nol]. Il peut être noté que certain(e)s féministes auraient demandé à ce que le nom “manhole” soit changé en “maintenance hole”. Ils ou elles ont quand même eu le bon goût de ne pas réclamer une féminisation pure et simple de ce substantif-là.

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38 réponses à “Manhole

  1. lorraine D lagesse

    Main Hole…Trou principal..N est ce pas la l origine meme de la vie???partout meme dans le cosmos…
    Woman -Hole….??pas possible quand on sait que le trou est masculin..ON se demande pourquoi???
    de quoi déraper.;sérieusement avec ce genre de raisonnement troué…

  2. Je n’ai connu ce mot que très tard, au collège je crois. Là où j’habitais il n’y en avait pas vraiment. Quand je suis arrivé au collège, il y avait un « grand » qui se faisait chambrer par le sobriquet « ménole »… dû à ses odeurs corporelles.

    Je n’ai toujours pas complètement compris l’idée de « man-hole ». Peut-être parce que c’est justement assez grand pour faire passer un seul homme.

  3. Pepe: Exactly.

    The word is first recorded in English in 1793.

  4. Siganus Sutor

    Lorraine, une anecdote : la semaine dernière lors d’une réunion de chantier un project manager me demande combien de temps cela prendrait pour que les eaux de ruissellement passent à travers un “cover” en béton percé. Je lui ai répondu : “Ki manyer to lé mo réponn toi ? Li dépann ki grossèr to trou.” Je l’avais dit sans réaliser les connotations qui pouvaient y être associées et c’est lorsque tout le monde autour de la table a commencé à rire que je me suis rendu compte des sous-entendus contenus dans mes propos.

    Pépé, affubler quelqu’un du sobriquet de “ménole” est assez cruel. Mais en même temps cela est très drôle. Sais-tu si le surnom lui a collé à la peau — si je peux m’exprimer ainsi ? Souvent à Maurice les gens ne sont connus que par leur “ti nom”, au point que souvent on oublie leur vrai nom, si jamais on l’a su.

    John, indeed a manhole is a hole that allows a man to go through something, or into something. It is the exact equivalent of the French expression “trou d’homme”, which Wiktionary gives as a “trou permettant le passage d’un homme pour l’inspection et la maintenance d’ouvrage de travaux publics (pont, égouts, …) ou d’appareils industriels (cuve, réservoir, chaudière, …)”.

  5. Je ne connaissais pas ce nom non plus. Ici j’ai appris que ça s’appelait un regard. J’ai du coup compris une vieille blague à propos d’un couple, où il était dit: « pou sa dé la, lamour inn né dan zin régar k.k. »! Assez méchant.

    Une devinette que j’ai entendue à propos des « manholes »: pourquoi vaut-il mieux qu’ils soient circulaires ?

  6. Siganus Sutor

    Zippo, dans votre blague c’est bien le mot “régar” qui était utilisé ? Personnellement je n’ai jamais entendu appeler cette chose que “manhole” en créole. Dans son diksioner, le “Associate Professor” Arnaud Carpooran n’a que l’entrée menol. Les deux entrées qu’il a à regar correspondent à autre chose : “1. Aksion oubien manier ki get enn kiksoz ouswa enn dimounn (Fr. regard ; Ang. look)” ou “2. (# ansien) Konter delo oubien instriman ki servi pou mezir kantite delo ki enn dimounn finn konsome (Fr. compteur ; Ang. meter)”.

    Par contre il se trompe dans la définition qu’il donne du menol : “Enn kanal souterin ki drenn bann delo malang ki sorti dan twalet”. Le manhole ce n’est pas le canal lui-même, ou le tuyau, mais uniquement le regard de visite, qui est normalement fermé par un “manhole cover”, un “tampon*” en français.

    Pour ce qui est de la devinette, je donne [malang] ma langue au [rat] chat. On peut toutefois noter — et la première photo ci-dessus le prouve — qu’il est possible d’avoir un “couvercle” rond sur un manhole carré.
     

    * à ne pas confondre avec le coup de poing, ou avec autre chose

     
    __________

    Il semblerait qu’au Canada francophone l’usage du mot manhole soit relativement fréquent aussi.

    « La 345C à Bertrand Mathieu Ltée qui descendait un manhole pour le coin de la rue St-Vincent-Ferrier et Courcelle à St-Hyacinthe. Il s’est quand même passé un bon moment entre la partie 1 et 2 des vidéos de la pose, le dessous du manhole était couvert de glace. »

  7. marie-lucie

    Siganus, je crois que si manhole correspond exactement à trou d’homme, c’est sans doute que ce dernier est la traduction littérale de manhole, peut-être parce que regard prête à confusion. Pour moi, trou d’homme évoque plutôt les nombreux trous à couvercle percés dans les rues de Hanoï pendant la guerre du Viêt-Nam, pour permettre aux individus d’y trouver refuge en cas de bombardement aérien. Mais il s’agit peut-être seulement d’une interprétation personnelle.

  8. Pour moi, et mes ancêtres vignerons y sont sans doute pour beaucoup, un trou d’homme c’est d’abord l’ouverture circulaire à la base des cuves à vin par laquelle entre en rampant l’ouvrier chargé de la nettoyer. En général, il en ressort légèrement titubant, enivré par les vapeurs d’alcool.

  9. dans votre blague c’est bien le mot “régar” qui était utilisé ?

    Siganus, oui, c’est bien ce mot-là. Vous m’apprenez que ce mot n’existe pas en créole; comme je vous disais, je ne le connaissais pas (aurait-il existé et serait-il devenu inusité comme d’autres?). Vous noterez que dans la phrase j’ai écrit « dan zin régar » et non pas « dan enn régar ». Je crois que la blague incluait toute une histoire où la phrase « L’amour est né dans un regard » était créolisée, et la phrase finale rectifiée était la chute de la blague. Bientôt je pourrai demander à mon père de me la raconter s’il s’en souvient car il était parmi l’audience et l’avait comprite (comme disait Coluche) à en juger par les éclats de rire.

    Pour ce qui est de la devinette,

    Je pensais que c’était pour une raison d’économie; d’abord parce que le cercle possède la plus petite superficie pour une « largeur » donnée (économie de métal) et ensuite parce qu’il me semblait plus facile de creuser un trou circulaire (mais un coffrage carré est peut-être plus facile à réaliser). En fait, la réponse avancée mentionne surtout la sécurité. Le cercle est la seule figure (plane) qui a des diagonales toutes de la même longueur, et ainsi, une plaque circulaire ne peut pas tomber à l’intérieur du manhole et blesser le man, ou la woman, qui y serait. Avec une plaque carrée, par exemple, celle-ci pourrait tomber avec un de ses côtés en travers de la diagonale: Pour un triangle isocèle (qui n’a pas de diagonale), c’est la médiane qui est plus courte que chaque côté et cela permettrait aussi la chute de la plaque. J’imagine que d’autres formes tarabiscotées, même avec des diagonales différentes, pourraient aussi être utilisées pour éviter cette chute mais elle ne seraient pas pratiques (si le coffrage en-dessous est de la même forme).

  10. >Gro Zippo
    Par rapport au cercle, il ne faut pas non plus oublier que notre forme anatomique est pareille à celle du cylindre. En principe, les cellules des rayons qui construisent les abeilles devraient aussi être cylindriques ; pourtant, l’épargne de cire oblige au prisme hexagonal comme solution moins mauvaise.

  11. Jesús, oui, c’est aussi une raison, quoiqu’ en regardant la photo avec le coffrage carré, je me disais qu’avec les diagonales, la personne pouvait encore bouger les coudes, plus difficilement avec un cercle. Pour les cellules d’abeilles, la forme circulaire n’est pas optimale, car les parois des cellules ne se toucheraient pas. Cela s’apparente au problème des quinconces, en fait un problème d’arrangement des oranges (ou de pommes d’amour sur Mars, de magnifiques pyramides) en pile (par les vendeurs) pour faire le plus petit volume; je ne me rappelle plus quel grand mathématicien (Gauss?) a pubié des résultats dessus. Le but est de minimiser « l’espace » perdu. Anecdotiquement, c’est aussi le problème des sacristains qui avaient besoin de découper des hosties rondes dans des plaques rectangles; nous nous amusions enfants de choeur (oui, personne n’est parfait 🙂 ) à trouver le meilleur découpage. Chez les abeilles il s’agit de mettre en commun au maximum les parois afin qu’une paroi profite à plusieurs chambres. Seules 3 formes régulières permettent cet agencement: le triangle, le carré et l’hexagone (pour des raisons de divisibilité de 360 par l’angle intérieur de la figure). Pour cette même raison, le rectangle marche aussi. Pourquoi l’hexagone a été retenu ? Probablement parce que c’est la forme qui offre le plus grand « diamètre » pour la quantité de matière utilisée pour les parois, et pour cause, c’est la forme qui s’approche le plus du cercle (ce en quoi je vous rejoins). J’avais fait les calculs mais je ne me rappelle plus les rapports entre le périmètre et le diamètre du cercle inscrit pour chaque figure. Je ne pense pas que les abeilles y aient réfléchi, je me dis juste que celles qui auraient essayé les autres formes auront disparu par sélection naturelle.

  12. >Gro Zippo
    C’est curieux que le curé, malgré la forme ronde, fractionne en trois parts l’hostie qu’il va « consommer ».
    Ici à Badajoz on peut encore acheter des rognures ou retailles, produit du découpage des hosties vendues aux églises, dans un couvent.
    Jesús, aussi ancien enfant de chœur.

  13. marie-lucie

    Gro Zippo: le problème des sacristains qui avaient besoin de découper des hosties rondes dans des plaques rectangles

    Je n’ai jamais été enfant de choeur (pour une raison bien évidente), et je n’avais jamais réfléchi à la fabrication des hosties, mais je suis surprise d’apprendre qu’elles n’arrivaient pas toutes faites à la sacristie! Les couvents qui les fabriquaient n’avaient donc pas l’ustensile nécessaire pour les découper à l’emporte-pièce? Quand on fait des biscuits chez soi, on découpe la pâte avec un verre retourné pour faire des biscuits ronds, ou bien avec un moule en métal de la forme qu’on veut donner aux biscuits. Ça m’étonnerait que les hosties soient fabriquées de manière très différente.

    Jesús, qui donc achète des retailles d’hostie?

  14. marie-lucie

    Et Gro Zippo, qu’est-ce qu’on faisait avec ce qui restait après le découpage des hosties?

  15. Ha ha, salut ancien collègue. Sur Mars, l’hostie du prêtre a un diamètre qui est le double de celle réservée aux fidèles (« moutons du Seigneur » comme dirait Pink Floyd?), et était « décorée » (pas d’une abeille comme sur les pièces de monnaie françaises). Je pense que, sans casser l’hostie du prêtre, c’est un peu dur de tout avaler, surtout qu’il n’y a pas beaucoup de vin pour pousser. Y a-t-il une telle différence aussi chez vous ? Ce que je n’ai pas mentionné au sujet des retailles, c’est qu’on ne faisait pas toujours la meilleure quinconce, car ce qui restait pouvait être pris par les enfants de choeur, sinon ça finissait à la poubelle (c’était possible comme ce n’était pas encore béni). Le vin de messe s’appelait Moscatel et venait d’Espagne ou du Portugal; j’ai su ici que c’était du muscat. Il m’arrivait de « prier » qu’un moucheron tombe dans le vin du prêtre, car il fallait alors changer le vin (qui finissait dans mon gosier, sans doute trop sucré pour le sacristain, oups, médisant !!). Est-ce que chez vous aussi le front est parfois appelé le « nom-du-père » (et la poitrine le « du-fils ») ? Siganus, avez-vous déjà entendu cette appellation ?

  16. Marie-Lucie, là où j’étais, on se le partageait entre enfants de choeur. Les hosties étaient fabriquées par une dame de la paroisse qui s’occupait des « Oeuvres », pas par les religieuses du couvent à côté qui s’occupaient de l’enseignement et à prier pour nos âmes quand elles n’enseignaient pas. Ne me demandez pas ce que c’est, j’ai toujours entendu « pour les Oeuvres », « la bibliothèque des Oeuvres », … Je pense que ces Oeuvres devaient être tout ce qui touchait aux tâches annexes de la paroisse. Donc le sacristain allait avec les enfants de choeurs (ceux qui étaient présents) récupérer tout ce qu’il fallait: les hosties, les soutanes et autres chasubles données à laver et à repasser, le stock de « charbons » à encensoir (ceux qui brûlent bien), etc. Parfois la dame avait découpé les hosties, mais à d’autres occasions, elle était débordée avec toutes les soutanes et linges d’autel (lavait-elle sur une ross linz?) et n’avait pas eu le temps de s’occuper de la découpe. Alors on donnait un coup de main, ce qui devenait plus fréquent car on était un peu demandeur; on pouvait avoir les chutes et, nous entubait-on aussi, « c’est bien pour votre âme », la fameuse BA. La découpe se faisait avec une espèce de cylindre coupant avec un manche. On appuyait dessus et on tournait le poignet. A la fin il restait une plaque trouée qui ressemble à des joints (de culasse?) pour les voitures. Une plaque spéciale avait les gravures et des emplacements plus grands pour les hosties du prêtre. Ça ne devait pas être une pâte à crèpe, car elle était bien blanche et était dûre après la cuisson.

  17. Siganus Sutor

    Marie-Lucie, je ne pense pas que l’expression française “trou d’homme” soit une traduction littérale de l’anglais manhole. Ou si elle l’est, elle n’est pas récente. Dans le TLFi on trouve bel et bien une entrée pour le trou d’homme :

    Ouverture de visite pratiquée dans les toits ou dans certains appareils industriels (cuves, chaudières, citernes) qui permet le passage d’un homme en vue d’une inspection, d’une réparation, d’un nettoyage.
    Ce bon géant qui faisait mes trente-six volontés, me montant au nid de corbeau du mât de misaine, me descendant à fond de cale par le trou d’homme de l’écubier, me promenant dans les machines et jusqu’au bout du tunnel des arbres de couche (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 26).

    Ce dictionnaire cite Blaise Cendrars (1948), mais une simple recherche sur Google Livres permet de se rendre compte que l’expression est utilisée en français depuis au moins cent cinquante ans. (À comparer avec l’année 1793 mentionnée par John Cowan ci-dessus.)

     

    Zippo : je me disais qu’avec les diagonales, la personne pouvait encore bouger les coudes

    Le plus difficile, quand un manhole est trop serré, est de pouvoir se baisser, i.e. s’accroupir. Souvent, ce qui requiert une intervention humaine se trouve tout au bas du manhole (c’est-à-dire au niveau de ce qu’on appelle le “benching” ici-bas), et il est nécessaire que la main — et éventuellement l’outil — puisse y parvenir.

  18. >Marie-lucie
    En 2008 j’avais ajouté ce lien à LSP lors d’une conversation avec Olimalia entre autres : http://www.cc-parthenay.fr/Patrimoine/Musee/objet-du-mois/2000/mars-avril2000/r%C3%A9ponse.htm
    À mes 6 ou 7 ans j’ai vu que le curé d’un village prochain au mien, pendant certaines visites chez lui avec mes parents, coupait les oublies avec ses ciseaux pour sa paroisse et il nous donnait les retailles.
    Maintenant il y a des machines découpeuses :
    http://www.kissing-menden.com/francais/machine-a-faire-des-hosties/machines-a-cuire-les-hosties.htm
    Aujourd’hui ceux qui achètent les retailles sont surtout les enfants ; vraiment ils sont une sorte de gaufre sans sucre. Il y a peu de mois qu’une de mes sœurs avait acheté un petit sac et j’en ai goûté de nouveau.
    Et, pour finir, j’ai vu des femmes comme enfants de chœur.
    >Gro Zippo
    Le curé coupe l’hostie en deux et d’une de ces parts coupe un petit morceau (la particule) pour le mettre dans le calice ; après, il superpose les deux parts pour représenter un poisson, si je ne me trompe pas.
    Quant aux expressions, non, je ne les connaissais pas mais, un peu reliée, nous avons le mot « crisma » (votre chrême) usité colloq. pour la tête, du latin tardif « chrisma », et celui-ci du grec avec la signification d’onction.
    Et oui, pas de pâte à crèpe ; il s’agit de pain azyme.

  19. lorraine D lagesse

    Que d échanges au sujet d un trou…ou nous tous allons finir..carré rond ou oval un trou est un trou…
    J ai bien ailé me re mémoriser tous ces détails croustillants re les Hosties…n ayant pas été enfant de choeur & pour cause, le Choeur coeur n appartenant qu a L HOMME…mais je me souviens aussi des dames bien pensante mais pas bien …..b………. pardon..;qui faisaient les Hosties avec des mines de donner le Bon Dieu sans confession..Les religieuses aussi les frabriquaient..
    Quant a la question pourquoi couoper l hostie en 3 vu qu un rond devrait etre en 4…la réponse est «  »La sainte Trinité » » »
    Voila sur ce..je vais lire sur DIWALI…

  20. L’expression française « trou d’homme », quoique ancienne (début du XIXe siècle), me semble bien être une traduction de l’anglais « manhole », enregistrée antérieurement. Dans les deux cas, anglais et français (mais aussi en allemand « Mannloch »), l’expression se référait exclusivement au trou de visite renforcé des chaudières des machines à vapeur, et on sait malgré Denis Papin que les Anglais contribuèrent largement dans ce domaine. En français, l’expression continue à être employée plutôt dans ce sens-là ou un sens analogue, comme l’a confirmé leveto ; même si ce n’est plus pour des machines à vapeur, mais c’est encore pour des citernes et semblables, essentiellement, alors qu’en anglais on l’utilise maintenant régulièrement pour les regards fermés par des plaques d’égout ou analogue.

  21. >Lorraine D lagesse
    Vous savez que les trous sont très attrayants, au moins les noirs.
    À mon avis, la « fractio panis » n’a rien à voir avec la Trinité ; à ce sujet je n’ai trouvé que l’idée « corpus christi triforme ». La victime n’est que Jésus donc on ne parle pas des autres deux personnes malgré ledit mystère. Quant au poisson, symbole de l’anagramme en grec, vous pouvez lire un peu dans ce lien :
    http://www.newadvent.org/cathen/06165a.htm

  22. Siganus Sutor

    Vous savez que les trous sont très attrayants, au moins les noirs.

    Jesús, vous avez piqué ma curiosité en parlant des ces trous noirs si denses qu’ils attirent tout ce qui passe à leur portée, même la lumière. Il s’agit là d’un cas extrême de l’attraction qu’exercent les corps pesants sur ce qui les entoure, et à ce titre, si j’avais voulu jouer sur les mots, j’aurais plutôt dit que les trous noirs sont très attirants — i.e. qu’ils ont un grand pouvoir d’attirance*. Mais j’aurais du mal à dire spontanément pourquoi le mot attrayant n’aurait pas aussi bien pu faire l’affaire. On retrouve le verbe attirer dans l’un et l’autre.

    Cependant, après consultation du dictionnaire, on peut voir qu’à la différence d’attirance (emploi rare toutefois), attrait ne s’emploie en principe que pour les sentiments. Vénus, la planète, peut exercer une attirance sur les Martiens, mais on ne pourra normalement pas parler de son (ou de ses) attrait(s) dans ce cas-là.

    * attirance : effet d’une force qui attire (Petit Robert)

  23. >Siganus Sutor
    Malgré l’idée exposée par Stephen Hawking dans son célèbre bouquin : les trous noirs ne sont pas aussi noirs, il semble que je suis tombé de nouveau dans un par ma langue. Chez nous, les deux adjectifs reliés avec le verbe « atraer » sont « atrayente » et « atractivo », étant ce dernier aussi relié avec les sentiments. Je ne suis pas sûr si ma femme, au cas d’être francophone, aurait usité aucun de vos deux adj. pour parler de moi.
    En résumé, l’idée attrayante de ne pas me tromper avec les mots m’avais fait chercher dans un dico comme s’il était attirant comme un aimant.

  24. Siganus Sutor

    Jesús, ce soir je demanderai à la mienne, de femme, si elle me trouve plutôt attirant ou plutôt attrayant. (Le QCM se limitera à deux possibilités seulement.) À attrayant se rattache le verbe attraire, synonyme vieilli du verbe attirer — d’où les deux formes. Attraire a par ailleurs un lien fraternel avec le verbe traire — par le verbe latin trahere —, traire étant l’action de tirer le lait du pis de la femelle, action susceptible elle-même d’être qualifiée d’extraction (manuelle ou mécanique), voire de soustraction (soustraire pouvant signifier “prendre quelque chose à quelqu’un, dérober, voler”).

    Chez nous, les deux adjectifs reliés avec le verbe « atraer » sont « atrayente » et « atractivo », étant ce dernier aussi relié avec les sentiments.

    Le Petit Robert (2006) a aussi une entrée à attractif, ce qui nous fait un troisième adjectif. Le dictionnaire parle de “la force attractive de l’aimant” (“qui a la propriété d’attirer”, sens 1) ou, dans un contexte littéraire, d’une “vertu attractive” (“qui attire”, sens 2), mais aussi de “prix très attractifs”, en tant que synonyme d’attrayant, ce troisième sens étant qualifié d’“anglicisme (emploi critiqué)”. Votre atractivo serait-il vu comme un anglicisme dans certains contextes ?

    Oui, les trous noirs brillent un peu parfois. Il paraît qu’ils peuvent s’évaporer au fil du temps, comme l’éther, ce qui signifie qu’ils sont susceptibles de perdre de l’énergie.

  25. >Siganus Sutor
    Notre « atraer » est aussi du latin « attrahere » et « atractivo » de l’adj. latin « attractivus ». Cet adj. a toutes ces significations depuis longtemps.
    Chez nous pour traire c’est « ordeñar », du latin « ordinare » (mot mère aussi de votre « ordonner » et notre « ordenar » avec la même signification), après un bizarre tour d’emploi : c’est relié avec l’ « arrangement » le plus important pour les bergers, l’ « ordeño » (traite). Pourtant, dans la langue de celle-ci qu’avait allaité ma femme, le galicien d’Asturies, on dit « mecer », tiré du latin « mulgere », comme le verbe « moudre » de l’ancien français, ou même l’anglais « milk ».
    Quant à la réponse de votre femme, j’espère qu’elle sera ichtyophile alors que vous n’êtes pas un poisson aimant de ce type : http://french.alibaba.com/products/fish-resin-magnet.html
    P.S. :
    J’avais lu que l’Atilf dit que « attractif » est synonyme cour. d’« attirant ».

  26. Siganus Sutor

    alors qu’en anglais on l’utilise maintenant régulièrement pour les regards fermés par des plaques d’égout ou analogue

    Olimalia, l’expression “trou d’homme” est aussi utilisée, en français, dans le sens de regard, de bouche d’égout, surtout dans un contexte canadien il est vrai. Quelques exemples relevés çà et là :

    “Aux États-Unis, les défenseurs de la rectitude politique voudraient remplacer systématiquement le mot man par person dans tous les titres de poste et même dans les expressions populaires. Cette pratique critiquée ne s’est pas vraiment étendue à la francophonie. Le terme trou d’homme désigne une ouverture destinée à faciliter les visites ou les réparations dans une canalisation ou dans un égout.” (Radio Canada)

    “Travaux – Réfection d’un trou d’homme – Rue Booth en direction nord à la hauteur de rue Albert” (site de la ville d’Ottawa).

    “Une bouche d’égout située sur la rue Wolfe, entre les rues René-Lévesque et Sainte-Catherine, s’est transformé en un véritable geyser, lundi, projetant des gerbes d’eau à plusieurs mètres de hauteur. Une voiture stationnée sur le couvercle de métal a même été soulevée violemment à plusieurs reprises. (…) La Ville de Montréal avait récemment fait inspecter le trou d’homme par une équipe spécialisée.” (Cyberpresse.ca)

    “Le 6 mai dernier, la Ville de Montréal a enfin réparé l’ouverture dégradée du trou d’homme et remplacé la plaque de fonte défectueuse qui fermait cette ouverture d’égout dans la chaussée vieillissante. Mais pour éliminer complètement la nuisance sonore causée par les véhicules qui cahotent dessus, il faut également remplacer le trou d’homme en entier.” (Site lesactualités.ca — si on avait l’esprit mal placé on croirait presque lire le compte rendu d’une intervention chirurgicale.)

    Il est toutefois fort possible qu’au Canada le trou d’homme utilisé dans ce sens-là ait été influencé par le manhole anglophone.

    et on sait malgré Denis Papin que les Anglais contribuèrent largement dans ce domaine

    Et les Écossais !

    Siganus Sutor,
    ancien étudiant à l’université Heriot-Watt d’Édimbourg

  27. Chez nous je n’ai pas entendu « agujero de hombre » (trou d’homme) que dans le champ de la Génie chimique auquel je suis relié, et il me sonne toujours comme un anglicisme, mais bien trouvé alors que je crois que « agujero para hombre » serait mieux.

  28. >Siganus Sutor
    Votre Watt remarqué m’a rappelé cette anecdote que j’ai déjà racontée : Almadén est le premier lieu où on a employé la première machine à vapeur de Watt en Espagne, mais comme marque contrefaite !

  29. Watt, l’homme qui, quand on lui demandait « What is your name? » , répondait « Yes! » (oui, c’est samedi soir).

  30. marie-lucie

    manhole La photo représente bien une bouche d’égout, expression que je n,avais pas pris la peine de bien lire la première fois et que j’avais oubliée.

    attrayant, attirant, attractif

    Le premier mot est sans doute le plus vieux. Il ne veut pas dire exactement la même chose qu’attirant: on peut l’employer pour parler d’un paysage. ou d’un décor, d’une maison ou d’une pièce de celle-ci, d’autres choses qui attirent le regard et produisent une impression agréable, sans [etre particulièrement forte. Personnellement je ne l’emploierais pas pour qualifier une personne.

    Attirant se rapporte plutôt à quelque chose qui exerce une véritable force d’attraction, mais je crois qu’on l’utilise maintenant en français comme traduction de l’adjectif anglais attractive, qui se rapporte souvent à une femme, au lieu du mot français séduisant(e): cette femme exerce une force d’attraction sur les hommes, mais pas forcément volontairement. Attractif m’a l’air d’être plutôt un terme scientifique, au moins à l’origine, mais il se peut qu’on l’emploie aussi comme équivalent du mot anglais.

    Jesús: dans la langue de celle-ci qu’avait allaité ma femme, le galicien d’Asturies, on dit « mecer »

    Voulez-vous dire que votre femme avait eu une nourrice? Dans ce cas, c’est celle qui avait allaité ma femme quand elle était bébé, ou bien sans trop mettre les points sur les i : l’ancienne nourrice de ma femme. Cette personne parlait le galicien des Asturies.

    Gro Zippo: Watt/what: Avez-vous jamais vu ou entendu le dialogue justement célèbre « Who’s on first », du duo comique am/ricain Abbott et Costello, où les membres d’une équipe de baseball ont tous des noms comme « Who, What, Where, He, That », etc., ce qui crée toutes sortes de malentendus plus drôles les uns que les autres.

  31. Oui, SIganus, le trou d’homme au sens de « bouche d’égout » dans l’aire francophone est essentiellement canadien, sous l’influence de l’anglais qui a déjà étendu le sens original de son manhole.
    Néanmoins, le GDT canadien donne en première définition de trou d’homme l’usage parisien :
    Ouverture arrondie pratiquée dans le plafond d’un réservoir ou dans l’enveloppe d’une chaudière industrielle et fermée par un tampon autoclave pour la visite et l’entretien.
    et il le mentionne seulement dans la liste des synonymes pour l’usage étendu, sous l’entrée regard :
    Puits en béton ou en maçonnerie de dimensions variables, fermé par un couvercle amovible et muni d’échelons, qui donne accès aux canalisations d’égout et qui est généralement placé dans la chaussée ou les trottoirs.
    Synonymes : puits d’accès n. m., regard d’égout n. m., regard de visite n. m., trou d’homme n. m., bouche d’égout n. f. [langue courante]
    Note : Le terme bouche d’égout désigne, dans son sens premier, l’orifice par lequel les eaux quittent les caniveaux. Toutefois, par métonymie, il peut désigner également le puits se trouvant sous cet orifice évacuant l’eau de ruissellement.

    Il est clair que l’usage local canadien est fortement calqué sur l’anglais.
    Le Dictionnaire général du bâtiment, Dicobat, distingue bien aussi en français standard trou d’homme et regard.

  32. >Marie.lucie
    Merci, j’ai compris. De toute façon je parlais de ma belle-mère, celle qui a donné le galicien comme langue mère à ma femme et ses frères.

  33. Siganus Sutor

    Marie-Lucie, pour ma part je pourrais sans peine trouver une personne attrayante. Par exemple si je trouve sa conversation intéressante, ou si sa personnalité, sa façon d’être ou son attitude me plaisent. Cela revient à dire que je lui trouve un certain attrait. Par contre si je dis que je la trouve attirante, cela sous-entendrait d’une façon générale une attirance plus charnelle. Moi, homme, je pourrais trouver un autre homme attrayant (dans le sens d’“intéressant”, de “plaisant”, d’“appealing”), grâce aux qualités que j’aurais pu apprécier chez lui. Il me sera sans doute plus difficile de le trouver attirant. (Je conviens toutefois que la limite entre les deux termes n’est pas tranchée d’une façon absolue.)

    Olimalia, dans le Grand Dictionnaire Terminologique québécois (auquel je n’avais pas pensé) on trouve effectivement l’expression trou d’homme employé avant tout en tant que terme de l’industrie mécanique (définition que vous avez citée) ou en tant que terme de plomberie (“ouverture d’accès et de visite constituée d’une tubulure circulaire avec bride et tampon, permettant l’accès d’une personne à l’intérieur d’un appareil, d’un réservoir, d’une conduite, d’une chaudière”), voire en tant que terme lié à la pratique du kayak. Mais pour ce qui est de l’industrie minière il donne aussi trou d’homme comme étant une “ouverture ou galerie minière de petite dimension (à l’origine d’un creusement ou faisant communiquer deux galeries parallèles) et assez grande pour permettre le passage d’un homme qui s’y déplace en rampant”, ce qui le rapproche davantage du regard qu’on peut voir en photo tout en haut du billet.

    En ce qui concerne le Dicobat, je n’ai pas pensé non plus voir ce qu’il disait pour le “trou d’homme”, m’étant contenté de chercher ce qu’il contenait à l’entrée regard, d’où est d’ailleurs tirée l’illustration insérée dans le billet. Comme mon exemplaire (piraté) se trouve au bureau, ce n’est que demain que je pourrai le vérifier.

  34. Jesús, merci, vous avez résolu un mystère (avec celui de la Trinité et de l’Ongle Incarné comme disait l’autre) avec ce symbole du poisson. Je me demandais pourquoi le prêtre coupait son hostie si tôt (ce n’était pas un macatia qu’il fallait laisser refroidir) et pourquoi il superposait mal les deux moitiés de l’hostie; c’était pour « dessiner » un poisson qu’il allait présenter comme symbole avant l’eucharistie.

    Marie-Lucie, non, je ne connais pas ce dialogue mais je vais essayer de le trouver; Ça m’évoque cette séquence du « Dîner de cons ».

  35. marie-lucie

    Gro Zippo, si vous cherchez le titre, vous allez trouver plusieurs vidéos sur YouTube. Essayez de regarder l’original, avec A et C eux-mêmes.

  36. The « Who’s on first? » sketch takes many forms, because even when presented on film it is in essence an improvisation. Here is a transcript of one version. In this transcript, the baseball players are named « Who », « What », « I Don’t Know », « Because », « Tomorrow », « Today », and « I Don’t Give A Darn » (euphemistic for « Damn »).

    The kernel or essence of the routine is that Costello (the ignorant fool) asks Abbott (the knowledgeable fool) « Do you have a first baseman? » Abbot replies « Yes », and Costello asks « Who plays this role? » Abbott hears this not as a question but as an assertion about the player named « Who » and replies again « Yes », agreeing. Costello naturally does not understand (since « Who » is not a plausible name), and asks a question demanding the name of the player. Abbot replies « Who »; this is now taken as a question by Costello, who tries to clarify without success: « What is the name of the player on first base? » Abbott hears this again as an assertion, and says « No, What is the player on second base. » « What » is of course no better than « Who » as a name….

  37. Siganus Sutor

    John, that sketch was used in the movie “Rainman”, which was translated in French as follows:

    Charlie est arrivé à Wallbrook, pour faire la connaissance de son frère. Il découvre son autisme. Charlie, Ray, Vern – l’un des soignants de l’institut – et Susanna – la petite amie de Charlie – sont dans la chambre de Ray.

    Ray Comment il s’appelle ? Mais Qui joue en première base. Le nom du type qui joue en première base. Qui ? Qui joue en première de l’équipe de Saint-Louis. Pourquoi tu me demandes ça ?
    Charlie Qu’est-ce qu’il a, pourquoi il fait ça ?
    Ray, sans s’arrêter …Qui est en première base ?…
    Vern Quant il est nerveux, il récite « Qui est en première base ». Un sketch d’Abbott & Costello.
    Ray, imperturbable …Qui ? Mais Qui ?…
    Charlie Pourquoi ?
    Vern C’est parce que vous êtes en train de toucher ses livres ! Ses affaires…
    Charlie Il a appris ce sketch par cœur ?
    Ray, toujours aussi nerveux …Qui : c’est son nom…
    Vern Oui !

    http://cineclap.free.fr/?film=rain-man&page=references-02121

    Who is Qui, by the way? (Yes, who is qui. But How*?)

    * How is from China, just like Hu (and Qi):

    Condoleeza: – Good morning, Mr. President.
    George B. : – Oh Condoleeza, nice to see you. What’s happening?
    Condoleeza : – Well, Mr. President, I have the report here about the new leader in China.
    George B. : – Great, Condi. Lay it on me.
    Condoleeza : – Mr. President, Hu is the new leader of China.
    George B. : – Well, that’s what I want to know.
    Condoleeza : – But that’s what I’m telling you, Mr. President.
    George B. : – Well, that’s what I’m asking you, Condie. Who is the new leader of China?
    Condoleeza : – Yes.
    George B. : – I mean the fellow’s name.
    Condoleeza : – Hu.
    George B. : – The guy in China.
    Condoleeza : – Hu.
    George B. : – The new leader of China.
    Condoleeza : – Hu.
    George B. : – The Chinaman!
    Condoleeza : – Hu is leading China, Mr. President.
    George B. : – Whaddya’ asking me for?
    Condoleeza : – I’m telling you Hu is leading China.
    (…)
    http://gptm.youngandpretty.com/Humor001.htm

  38. Siganus Sutor

    Le Dictionnaire général du bâtiment, Dicobat, distingue bien aussi en français standard trou d’homme et regard.

    Olimalia, ayant ouvert le Dicobat (édition de 1993), je peux lire ceci à l’entrée trou :

    2/ Le trou d’homme désigne un orifice circulaire, fermé par un tampon, permettant d’accéder à l’intérieur d’un volume clos, cuve, citerne, réservoir, etc. pour l’entretien ou les réparations.

    Pour peu que votre réservoir soit un ouvrage enterré en béton, on se rapprocherait quelque peu du regard (“caisson cubique ou cylindrique préfabriqué ou maçonné dans le sol, fermé par un tampon amovible, par lequel on accède aux canalisations enterrées pour pouvoir les curer”, Dicobat). Le regard serait davantage un puits — avec donc une notion de profondeur — que le trou d’homme, lequel ne serait qu’un percement dans une paroi de relativement faible épaisseur (par exemple la dalle couvrant votre réservoir), et a priori un regard se trouverait plutôt dans le sol. Mais dans certains cas il est possible que les définitions se chevauchent quelque peu.

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