Change

Change, échange.
Nom masculin.

Monnaie.

Vous avez le change de mille roupies ?

Ça faisait Rs 20 et quand j’ai donné un billet de 100 roupies au marchand de gâteaux gingeli là-bas, tu peux croire qu’il m’a demandé si je n’avais pas l’échange !?

Une femme perd son sac à main pendant la cohue des achats de Noël. Heureusement, il est retrouvé par un adolescent honnête qui s’empresse de le lui rapporter. La femme est très contente de retrouver son sac à main, mais aussi agréablement surprise de voir qu’il y a encore des jeunes honnêtes.
Elle regarde dans son sac: tout y est. Cependant, un détail la surprend. Elle demande à l’adolescent :
– C’est bizarre, quand j’ai perdu mon sac à main, il y avait vingt dollars dans mon porte-monnaie. Maintenant, il y a 4 billets de cinq dollars…
– Oui madame. La dernière fois que j’ai rapporté un sac à main qui ne contenait qu’un billet de vingt dollars, la femme ne m’a pas donné de récompense prétextant qu’elle n’avait pas de change
.”
(Coin du Rire, Week-End/Scope, 23 décembre 2009.)

Une habitante des hautes Plaines Wilhems, se présentant comme vendeuse des produits cosmétiques, dupait ses clients en leur disant qu’elle n’avait pas d’échange. Elle prenait leur argent et déguerpissait. […]
Elle se fait passer pour une vendeuse de cosmétiques. Elle faisait du porte à porte, offrant ses produits. Quand elle reçoit de grosses coupures, elle fait croire à ses clients qu’elle n’a pas d’échange et qu’elle leur retournerait la différence plus tard.”
(Le Matinal, 17 mars 2012.)

 

 

L’expression a probablement été influencée par l’anglais change. En effet, dans cette langue change, prononcé [tʃeɪndʒ], signifie entre autres “the balance of money given or received when the amount tendered is larger than the amount due” (Collins English Dictionary). Cela correspond exactement à une des définitions données par le Petit Robert pour le mot monnaie : “Ensemble des pièces, des billets de valeur moindre qui représente la différence entre la valeur d’une pièce, d’un billet et le prix d’une marchandise. => appoint. Rendre la monnaie sur dix euros. « Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous » (Maupassant). Gardez la monnaie.”

Une telle utilisation du mot change — prononcé [ʃɑ̃ʒ], comme en français — peut paraître si naturelle à certains, si parfaitement française, que jamais ils n’auraient souçonné que cela ne soit pas le cas. Et pourtant…
 

_______

(Un grand merci à Ch. et G. pour avoir attiré mon attention sur cette acception locale du mot change et son alter ego échange.)

15 réponses à “Change

  1. lorraine D lagesse

    ah oui ce change..En voyage quand on me demandait si j avais l appoint je ne savais pas la signification..Le mot change est tellement plus adapté…quant aux changement…plus ca va et plus c est pareil…

  2. Siganus Sutor

    Lorraine, était-ce à Paris qu’on vous a demandé de faire l’appoint ? Et si oui, était-ce loin du pont au Change ? (Un pont qu’on retrouve peut-être dans Les trois mousquetaires, mais aussi dans Les Misérables.)

    Une question : diriez-vous que les Mauriciens tendent à parler de change (ou éventuellement d’échange) à propos de la somme, la somme exacte, que le client doit verser au marchand qui n’a pas de quoi lui rendre la monnaie ? Il est certain que le change est ce que le marchand vous rend, mais il est possible qu’on en parle aussi lorsqu’il est demandé au client de faire l’appoint (voir le 2e exemple (fabriqué) dans le billet). Je n’en suis cependant pas sûr à 100%.

  3. En français de France « change » est en effet réservé, dans le vocabulaire financier, à la conversion d’une monnaie dans une autre.
    Dans la pratique commerciale, le vendeur «rend la monnaie» au client.
    Si le vendeur n’a pas de quoi rendre cette monnaie, le client est alors prié de « faire l’appoint».S’il ne le peut pas, le vendeur envoie son apprenti «faire de la monnaie» chez le commerçant d’à côté.
    La solution moderne s’appelle le TPE, terminal de paiement électronique, qui satisfait (presque) tout le monde : le client qui ne s’occupe plus de recompter sa monnaie ( et qui peut alors dépenser sans compter, s’imaginant que sa carte bancaire est une caverne au trésor pour laquelle le sésame est composé de quatre chiffres), le banquier qui prélève au passage sa commission ( en fait il fait payer un travail qu’il ne fait même pas puisque tout se fait de manière électronique). Seul le commerçant «perd au change»: amputée de la commission bancaire, sa marge maigrit.

  4. zerbinette

    Leveto, sa marge maigrit mais son chiffre d’affaires augmente !

    Siganus, j’ai beaucoup apprécié l’anecdote du jeune honnête qui fait le change au cas où…

    Par chez moi, il y a des boutiques (boulangeries) où un panneau précise, non pas de faire l’appoint, mais qu’elles n’acceptent pas les grosses coupures. D’ailleurs d’où vient cette appellation de « coupure » ?

  5. Siganus Sutor

    Leveto, je ne vous apprendrai pas que le change anglais vient lui-même du français. En somme les Martiens seraient revenus à la source. Toutefois, ce sens particulier — celui qui correspond à la “balance* returned when something is paid for” — ne serait apparu en anglais qu’en 1622 si j’en crois mon exemplaire du SOED. Il est amusant, finalement, de voir que lorsqu’on voit “change” au-dessus d’une devanture, on comprend — que l’on pense en anglais ou en français — que dans ce lieu on échange des devises. On notera qu’en langue anglaise cela s’appelle a bureau de change.

    Zerbinette, l’anecdote est amusante en effet. Mais pourquoi des dollars ? Les journalistes de Week-End/Scope auraient-ils repompé la blague au Canada ? Dans ce cas, il n’est pas impossible que ce change-là soit autant Canadien que Martien. (Y aurait-il des Canadiens dans la salle ?)

     

    * Peut-être le mot balance constitue-t-il un mauricianisme supplémentaire. Parle-t-on de la balance d’un compte en banque en France ? Ou utilise-t-on ce mot pour parler de la somme restant due ? On parlera sans doute de la “balance des paiements” ou de la “balance commerciale”, mais je ne suis pas certain, par exemple, que si au guichet automatique on veut avoir un mini relevé de compte afin de connaître son solde on parlera de “balance”. “Balance” (M) = “solde” (F) ?

  6. marie-lucie

    Faire l’appoint: Je crois que ce n’est pas du tout la même chose que « change ». C’est ce que fait l’acheteur en donnant une somme calculée pour permettre au vendeur de lui rendre une somme ronde.

    Si par exemple le prix de votre achat est de 10,58 euro et que vous donnez un billet de 20 euro, la personne qui n’a pas ce qui lui faut pour vous rendre exactement la somme qui vous revient (9,42 euro) avec un billet de 5 euro et des pièces, ou bien seulement des pièces, vous demandera si vous pouvez faire l’appoint en lui donnant 0,58 euro en plus du billet de 20 que vous avez déjà donné, ce qui lui permettra de vous rendre un seul billet de 10 euro. L’acheteur avisé comprend ce problème et prend les devants en proposant de faire l’appoint s’il paie avec un billet nettement plus gros que la somme qu’il doit.

    Cela arrive souvent si un grand nombre de clients ont payé avec de gros billets, et que le vendeur, en « rendant la monnaie » de ces billets, a pratiquement épuisé son stock de petites coupures et de pièces, tandis qu’il se retrouve avec des billets trop importants pour qu’il puisse les utiliser pour rendre la monnaie aux prochains acheteurs. C’est pourquoi aussi les petits commerces refusent les « grosses coupures », en général les billets de plus de 20 ou au plus de 50 euro, car le fait de rendre la monnaie de ces gros billets, présentés pour payer des sommes modestes, pourrait consommer leur stock de petite monnaie. C’est alors qu’ils devraient « faire la monnaie » chez leurs voisins en leur demandant d’échanger les gros billets contre des petits et des pièces.

    (Français, pardon si j’enfonce des portes ouvertes, ces renseignements ne sont pas pour vous).

    Je crois que le mot « coupure » vient du temps des premiers billets, imprimés par planches qu’il fallait découper, ce qui naturellement n’était pas le cas pour les pièces (d’or, d’argent, de cuivre) utilisées auparavant. La taille des billets dépendait de leur valeur.

  7. marie-lucie

    Pour ce qui reste dans un compte, ou ce qui reste à payer après un versement, c’est « le solde », pas « la balance ».

  8. Siganus Sutor

    Marie-Lucie, appoint n’est pas un mot qui fait partie de mon vocabulaire courant, et ce n’est pas non plus un mot qu’il m’est généralement donné d’entendre dans la vie de tous les jours. Mais il me reste la possibilité de consulter des dictionnaires. C’est ainsi que je peux lire les définitions suivantes : “Faire l’appoint, payer un achat, un service en remettant exactement la somme due en numéraire” (Larousse). “Faire l’appoint : ajouter le complément en petite monnaie, et par extension, régler exactement la somme due, de façon à ce que le créancier n’ait aucune monnaie à rendre au débiteur” (Robert).

    Si on ne se tient qu’à ce qui précède, “faire l’appoint” c’est donner la somme exacte, ce qu’en anglais on demande parfois en disant (généralement par écrit) “please tender* the exact amount” — en anglais de Maurice tout au moins. Mais à l’entrée appoint les deux dictionnaires cités parlent de “complément d’une somme en petite monnaie” (Robert) ou de “complément en petite monnaie permettant de réunir le montant exact d’une somme due” (Larousse). Le Larousse a toutefois une définition spécifique qui correspond peu ou prou à ce que vous dites plus haut :

    — 3. Somme ajoutée à un décompte pour obtenir un « net à payer » arrondi.

    Il faudrait demander aux habitants de France et de Navarre si, pour eux, l’appoint est avant tout la somme exacte ou bien la somme permettant qu’on vous rende un somme ronde.

     

    * du français “tendre” ?

  9. «Il faudrait demander aux habitants de France et de Navarre si, pour eux, l’appoint est avant tout la somme exacte ou bien la somme permettant qu’on vous rende un somme ronde.» (Siganus Sutor, 10 juin 2012 à 09:00).
    Ce n’est pas pour me vanter mais, habitant la France, je pense pouvoir vous faire part de mon avis.
    Je n’ai pas plus d’ascendance normande que navarraise ( ou alors, je ne sais pas tout …) mais je vais être obligé d’user de la formule normande bien connue « p’tèt’ ben qu’oui, p’têt ben qu’non». Autrement dit: dans le langage courant français,« faire l’appoint » peut vouloir dire aussi bien « donner la somme exacte » que « donner les centimes qui permettront un compte rond ».
    Je m’appuies pour cela ( vous pensez bien que je ne m’aventure pas sans biscuit *) sur les dialogues que je tiens plusieurs fois semaines avec les quelques clients qui me paient encore en espèces:
    — « Combien je vous dois, docteur ?
    — « eh bien, la consultation, un flacon de ceci, deux boites de cela … ça nous fait : trente-deux soixante-sept!»
    Et là — nous voilà au cœur du suspense! — le client me tend deux billets de vingt euros …. Devant mon air très légèrement ennuyé ( « ‘tain!», pensé-je in petto, « ça fait combien quarante moins trente-deux virgule soixante-sept? et puis où je vais les trouver, moi, ces putains de trente-trois centimes? »), le client fait un effort, regarde dans son porte-monnaie ( oui, parce qu’aujourd’hui, le client est doté de trois accessoires high tech indispensables: un porte-carte — de visite, bancaires, de crédits revolving, de fidélité à différentes enseignes**, de réductions chez différents commerçants, etc. qui lui sert aussi de portefeuilles avec quelques billets tout juste sortis du distributeur en judicieuse prévision du commerçant qui n’accepterait pas les paiements par carte ou dont le terminal de paiement électronique serait en panne— un porte-chéquier — dont il ne se sert que chez les ringards qui n’acceptent pas les cartes — et, donc, un porte monnaie — pour son journal et sa baguette, nous sommes en France, n’oubliez pas! et de temps en temps pour tirer de l’embarras un professionnel) et, donc, le client annonce:
    — « J’ai l’appoint, si vous voulez!
    — « Ah!» dis-je « Oui, s’il vous plaît!», m’accrochant instantanément à cette bouée.
    Mais — rebondissement! et nous voilà bien, enfin,au cœur du débat ! — je ne sais pas ce que veut dire cet «appoint». Et ce n’est qu’en voyant la suite des évènements que je peux savoir ce que mon client avait en tête:
    soit il reprend un des deux billets de vingt euros pour me donner un billet de dix et deux euros et soixante sept-centimes en pièces: « le compte est bon! Je vous remercie!» ( « mais t’aurais pu y penser dès le début, ça nous aurait fait gagner du temps et économiser de la salive! », m’exclamé-je, toujours in petto naturellement: je tiens à conserver mes clients!) soit il me donne soixante sept centimes ( et, pas chien, je lui rends huit euros, ce qui est quand même plus facile comme calcul mental et pour mon tiroir caisse) soit encore il me donne deux euros et soixante-sept centimes ( et là c’est Broadway et la Croisette réunies, le nirvana et le paradis, bref je lui saute au cou, l’embrasse, lui déroule le tapis rouge …sauf, bien entendu, si je m’aperçois que je n’ai plus un seul billet de dix euros en caisse et que tout est à refaire!).
    Dans tous les cas il se sera pourtant agi de «l’appoint», un mot, donc, selon moi, à géométrie variable.

    * Si vous le souhaitez, je peux vous donner les noms et adresses de mas sources, mais il me faut pour cela une commission rogatoire — je ne sais pas exactement ce dont il s’agit, mais c’est très à la mode chez nous — l’accord de mes clients et celui de la CNIL pour ouvrir mon fichier de clients.Mais peut-être me croirez-vous sur parole.
    ** « Fidélité à différentes enseignes »: méfiez-vous des gens qui sont fidèles à plusieurs enseignes ( de grande distribution, de stations-services, de libraires, etc.) Il y a de fortes chances qu’ils soient infidèles.

    P.S: pardon d’avoir été si long. Mais je me suis bien amusé à écrire cette petite tranche de vie …J’espère que vous vous serez amusé à la lire!

  10. Horreur!
    Je m’appuie bien sûr!
    D’où vient ce -s – superflu ?

    Et s’il y a d’autres erreurs, vous pouvez envoyer la cendre pour me couvrir à Siganus en qui j’ai toute confiance pour me la faire suivre!

  11. Une autre erreur : «des stations-service» sans -s- à service
    et une coquille: «…les noms et adresses de mes sources…»

    La chasse continue.

  12. Gro Zippo

    Leveto, aux deux sens (« donner la somme exacte », « donner les centimes qui permettront un compte rond ») que vous donnez, je voudrais en rajouter un qui voudrait à peu près dire « fournir la somme qui complètera ». Je m’explique; nous nous sommes récemment cotisés, disons à 5, pour acheter un présent qui coûtait 201 euros. L’organisateur nous a dit: « ça fait 40 euros chacun, et je mettrai l’appoint »; il parlait du dernier euro manquant afin d’éviter de nous demander l’appoint des vingt centimes à chacun, ou d’avoir à nous restituer de la monnaie.

    Le fait d’avoir à donner la somme exacte se rencontre parfois avec le distributeur de café qui affiche en cligonant: « plus de monnaie, faites l’appoint ».

    J’ai noté que l’appoint pouvait aussi s’utiliser par extension à autre chose que l’argent. Ainsi le manuel d’entretien de ma voiture précise qu’il n’est pas anormal de faire un appoint d’huile entre deux vidanges. Et si je veux m’occuper du liquide d’assistance de direction, alors il faut que j’en consulte la rubrique « Remplissage/Appoint ». Il me semble aussi me rappeler que le vendeur de l’aquarium qu’on avait acquis nous avait recommandé de faire un appoint d’eau hebdomadaire pour compenser l’évaporation dûe au néon allumé 12 heures par jour.
    Vendredi dernier, Patrick Cohen, dans le 7/9 de France Inter (instant 86:50) tentait de préciser ce que serait « la couleur de la majorité » avec Cécile Duflot en parlant « d’un PS qui n’ a pas la majorité absolue à l’assemblée nationale et qui doit compter sur l’appoint des Verts ».

    Ce matin je suis allé poster une lettre et je devais m’acquitter d’un euro dix. J’ai demandé à la préposée (très patiente par aileurs): « si je vous donne deux euros, vous me rendrez la monnaie; si je vous donne un euro dix, je vous donne l’appoint. Mais si je vous donnais 2 euros et que vous vouliez me rendre un euro, me demanderez-vous un appoint? ». « Non, » m’a-t-elle répondu, « je vous demaderais « Auriez-vous dix centimes ?» ».

  13. Siganus Sutor

    Leveto, merci de votre précieux témoignage en forme de tranche de vie. Pour vous, donc, il existe une ambiguïté pour ce qui est du mot “appoint” ? C’est noté. Toutefois, cette semaine-ci j’ai été témoin d’un paiement effectué à un Français âgé d’une petite soixantaine d’années (allez, disons 55 ans “à monter”). La somme à verser était Rs 3,346 si j’ai bonne mémoire, et comme il avait reçu Rs 3,350 en billets et qu’il s’apprêtait à rendre 4 pièces d’une roupie, je n’ai pu m’empêcher de lui demander ce que “faire l’appoint” signifiait pour lui. Sa réponse était sans ambages : pour lui, “faire l’appoint” c’était tendre la somme exacte, rien d’autre.

    Zippo, l’appoint peut effectivement être aussi ce qui constitue un complément, comme par exemple les fameux cinq sous servant à faire la roupie. Vous pouvez avoir des réservoirs d’appoint si vous comptez rouler jusqu’à Tamanrasset sans avoir à compter sur les fillings que vous trouveriez ou ne trouveriez pas en route. Et si vous avez déjà une AK47 sur l’épaule, vous pouvez aussi prendre un petit canif avec vous comme “arme d’appoint” — à ne pas confondre avec une “arme de poing”.

  14. The English verb tender as in tender money ‘formally offer money’ is indeed from French tendre, and has been part of English since the 16th century. Normally, English drops the French infinitive ending, but it is preserved in the English verbs tender and render. The latter has two additional meanings which only exist in English: ‘melt down for fat’ and ‘cover with plaster’.

  15. Siganus Sutor

    “To render” means “to melt down” (fat)? I suppose I’m not often enough in the kitchen to know that. But I very often come across the verb “to render” as “crépir, enduire”, which is the same as “to plaster”. For quite some time I had thought that the noun “crépi” (i.e. “render, plaster”) was a mauritianism, the propper French word being “enduit”. But it seems “crépi” is indeed used in France, although not as often as “enduit” in the construction industry. In the world of buildings, “enduit” (noun) and “enduire” (verb) are unknown in Mauritian French as well as in Creole, unless it is exceptionally used to call some sort of pre-packed compound on which the word “enduit” would be written in French.

    In French there is “un rendu” (“réalisation graphique d’un projet d’architecture” — Petit Robert), which is about the same as “a rendering” (“a perspective drawing showing an architect’s idea of a finished building, interior, etc.” — Collins). But “le rendu” can also be the way something has been reproduced, printed, painted, executed, etc. I’m not too sure whether this acceptation could be used for the word “rendering”.

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