Boulevard Hugon Street

 

 

 

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Boulevard ou rue ?
Promenade Père Laval Road

 

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30 October 2012 update:

(Clickable image)

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19 réponses à “Boulevard Hugon Street

  1. Pour décider si le personnage ne mérite qu’une street ou a droit à un boulevard, encore faudrait-il savoir de qui il s’agit…
    Quelques recherches — pas faciles, tant le personnage semble oublié — m’ont permis de croiser une Habitation Hugon pour finalement arriver à un certain Prosper Hugon Desdemaines, né à Grandville (Manche) en 1748 ou 1749 et mort à Flacq (Ile Maurice) en 1804.
    Entre-temps, il avait été Procureur général du Conseil supérieur de Pondichéry.
    Je suppose que c’est de lui dont il s’agit ou du moins que c’est de lui que vient le patronyme Hugon et peut-être a-t-il eu un descendant qui aura laissé une trace plus conséquente que la sienne et qui m’aura échappé*.
    J’en profite pour lancer un appel aux maires (mayors, bourgmestres, shérifs et autres responsables municipaux): quand vous baptisez une rue (un boulevard, une impasse, un square ou ne serait-ce même qu’un bac à sable…) merci de penser aux toponymistes amateurs qui vous liront dans le futur. Ça n’est quand même pas bien difficile de rajouter le prénom, les dates et l’activité principale de la personne à qui vous voulez rendre hommage! Tenez, je prends cet exemple au hasard: vous savez tout de suite de qui il s’agit, tandis que pour cette rue-là , vous ne savez pas de qui on vous parle!

    Bref, votre Boulevard Hugon Street , d’accord, c’est ambigu : une rue, un boulevard… Mais Hugon qui ? Hugon quoi?

    Pour être tout à fait complet: le nom Hugon est issu du nom de personne germanique Hugo ( au cas régime) formé sur le radical hug- , « intelligence ». Et je suis sidéré d’apprendre que ce nom, que je pensais cévenol,était aussi porté là-haut, dans la Manche.

    * le descendant, pas la trace, d’où l’accord au masculin.

    P.S. j’en ai fini. Je me suis bien relu. Si j’ai fait malgré tout laissé des erreurs de balises, que Siganus les corrige, après tout, c’est son blog!

  2. Pour mon premier exemple, cette photo est plus explicite.

  3. lorraine D lagesse

    Voyez le livre de G Rouillard sur HUGON…

  4. lorraine D lagesse, il faut m’en dire plus! Si je google « Hugon Rouillard », je n’apprends pas grand chose. J’ai bien trouvé un Guy Rouillard mais il semble plus concerné par les plantes …

  5. Siganus Sutor

    Peut-être que l’Hugon du boulevard était non pas “un” mais “une” — une belle plante… 😀

  6. >Leveto
    Voici une idée de ce que nos maires ont fait à propos des noms des rues à Badajoz :

  7. lorraine D lagesse

    Réponse a LEVETO::
    Allez dans les domaines sucriers de G R et dans l index page 491 HUGON Desdemaines a Edouard,J Thomas J baptiste et Prosper……Cela vous donne quand ils furent propriétaires de divers lieux et ainsi vous pouvez lire sur ces endroits comme par example en 1869 Hugon Desdemaines posséde « le Luchon ou la Foret.. «  »qui se trouvait dans le quartier de la Savane…..LUchon ferma ses portes en 1875 et fut annéxé sur Chamouny qui lui meme le fut sur S T Felix ..;
    Bonne promenade..Lorraine

  8. Siganus Sutor

    Lorraine, il serait assez étonnant que l’orangeois Leveto ait en sa possession l’Histoire des domaines sucriers de l’île Maurice du Dr Rouillard, mais sait-on jamais avec ce diable d’homme ?

    Quoi qu’il en soit, on trouve effectivement quelques Hugon dans cet intéressant ouvrage, de Jean Baptiste Hugon, propriétaire de Valombreuse (zone de Beau Plan) de 1792 à 1810 (date possible de sa mort puisque Mme Jean Baptiste Hugon est mentionnée comme propriétaire de 1810 à 1837) à Desdemaines* Hugon, propriétaire de Luchon ou La Forêt (district de la Savanne) de 1869 à 1875 en passant par J. Thomas Hugon, co-propriétaire de Mare d’Albert de 1856 à 1859 et par Prosper et Édouard Hugon, propriétaires du domaine de Vignol** (district de Moka) de 1842 à 1852, date à laquelle le domaine passe à Merwanjee Eduljee, qui l’appelle alors Good Grounds**.

    Mais tous ces gens ne justifient guère qu’on donne leur nom à une rue de Port-Louis, à moins qu’ils n’aient fait des choses remarquables qui ne sont pas mentionnées dans le livre de Guy Rouillard. Le Hugon du boulevard serait probablement celui mentionné par Leveto, à savoir le natif de Grandville (Normandie) qui fut procureur à Pondichéry. Il ne figure cependant pas dans le Dictionnaire de biographie mauricienne, lequel ne compte aucun Hugon.

     

    _______

    * Desdemaines : un prénom pour le moins original ! (Mais Rouillard a peut-être pris le nom pour un prénom, à moins qu’une coquille de cet ordre ne se soit glissée dans un acte notarié.)
    ** Renommé Helvetia depuis 1861, date de son acquisition par deux frères suisses, nom que l’on trouve encore dans la toponymie de 2012, comme on peut par exemple le voir dans l’adresse de cet établissement scolaire à programme français.

  9. Desdemaines est bel et bien une erreur d’écriture. Les ancêtres de notre Hugon étaient seigneurs des Demaines comme ce Nicolas-Antoine Hugon des Demaines

    Demaine est issu du bas-latin demanium forme corrompue du latin dominium , « domaine ».

  10. Lorraine, merci pour vos éclaircissements! Ce Guy Rouillard — que j’ai peut-être déjà croisé sur ce blog sans y prêter attention — m’était inconnu.

  11. Jesús, un bug m’empêchait de voir votre vidéo jusqu’à maintenant. L’initiative de Badajoz est très bien et, en plus, les plaques sont jolies!

  12. Siganus Sutor

    Les plaques de Badajoz sont en effet fort jolies — et sur l’une d’elles, si je ne m’abuse, on voit Jésus. Mais ce que je ne m’explique pas, ce sont les mentions “siglo” suivies d’un chiffre romain.

  13. Siganus! Vous avez l’œil! J’ai dû revoir cette vidéo de Badajoz pour y trouver Jésus (à 1:50)
    Pour le siglo suivi de chiffres romains, soit vous plaisantez et je n’ai pas compris la plaisanterie soit vous n’êtes pas bien réveillé!
    En espagnol siglo, en français « siècle ».
    Ce qui me permet de rendre le seul hommage qui vaille à Jésus. C’est quand même lui, on l’oublie un peu trop, qui a remis l’arithmétique sur les bons rails.En effet, avant Lui, on comptait à l’envers ( Alésia, -52, par exemple), après Lui, on s’est enfin mis à compter à l’endroit.

  14. Siganus Sutor

    Je me disais bien que “siglo” devait avoir affaire avec les siècles, mais ce qui m’a trompé c’est de voir une « Madre de Dios » qui serait du XVIe siècle. Ne devrait-elle pas dater de la même époque que Jésus ? (Bon, disons que le ‘convento’ ne date pas forcément de cette époque-là, lui.)

    Guy Rouillard sur ce blog-ci (ou sur n’importe quel blog) ? Compte tenu du fait qu’il doit probablement avoir autour de 90 ans, ç’aurait été extraordinaire. Mais dans son livre sur les plantes il est question d’un autre Hugon : Pierre Hugon, lequel s’adonna à la culture de l’indigo à Constance (près de Flacq) à la fin du XVIIIe siècle.

  15. Alors que j’ai un bon Répertoire des rues où l’on trouve un texte pour chaque rue, malheureusement ce n’est pas le cas de la rue Amparo. Je crois que c’est une sorte de vocable chrétien par le « Cristo del Amparo », une image de procession de Pâques d’une église à Badajoz. Mon livre dit que le nom est depuis le 4 Avril de 1883, ayant eu d’autres noms.
    Par la curiosité, j’ai cherché des noms des rues reliés avec le « français », et j’ai trouvé les rues : S. Vincent de Paul, sainte Louise de Marillac (sainte proche à Vincent, comme sa rue), María Bourrelier (célèbre prof de Langue et Histoire jusqu’à 1979, née à Badajoz mais fille d’un Français, Hilarion B.), et Madame (sic) Brun (Anne M. Puyraimond Foucher ; elle est venue à Badajoz avec son mari en 1945, à mon avis par des raisons « politiques », et son boulot a été relié avec l’Alliance Française).
    Les noms de nos rues, parfois avec le prénom et les deux noms peuvent devenir un « problème » lorsque vous rempliez un formulaire et il n’y a pas assez de cases. Par exemple, ma rue est Ángel Quintanilla Ulla (un medecin de Badajoz mort en 2011), mais j’écris souvent A. Quintanilla.
    Quant à l’arithmétique et J.-C-, n’oubliez pas la polémique de l’effet 2000 sur les ordis à cause de l’an 0 qui était pour quelques ignorants un an avec 365 jours et voulaient même crucifier le moine Denys l’Exigu.

  16. ► Siganus :« Guy Rouillard sur ce blog-ci » : je voulais dire que peut-être avait-il déjà été question de lui et de ses livres sur ce blog! et pas que j’avais pu le lire ici.

  17. Boulvard Hugon, Boulvard Pitot and Leclezio Street were named after the developers of this area; Thomy Hugon, Charles Pitot and Ernest Leclezio. In a partnership they bought 145 arpents at the Faux-bourg de l’Est in an area known as l’Enfoncement des Malabars during the 1850s. This parcel was to be turned into an extensive subdivision known as La Nouvelle Ville but the financial depression of the late 1860s would virtually ruin the men and hinder the development of this area.

    Thomy Hugon was Protector of Immigrants from 1848-1860. He was the youngest son of Prosper Hugon des Demaines who retired to Mauritius in 1790 from Pondichéry and settled at the Constance Estate in the Flacq District.
    Thomy Hugon (who rarely used the family’s feudal name of des Demaines) and his brothers Prosper and Edouard speculated quite a lot in rural and urban properties in Mauritius in the 1850s. They died between 1858 and 1868.

  18. Siganus Sutor

    Georges, what you are saying here explains it all I presume. The boulevard / street must have been named after that one Thomi Hugon, son of the French ‘procureur’. Nowadays telephone directory doesn’t comprise any Hugon. Could it be that the name became extinct in Mauritius?

    Vallée Pitot was known as “l’Enfoncement des Malabars” during the 1850s? That could be of some amusement to those thinking about the population living in this area today.

    Coming back to street names, I see on the map above that there are both a “Boulevard Pitot” and a “Boulevard Pitot Street”, which are not the same. I hope they have a clever postman there! It can also be noted that what appears as “Boulevard Victoria” on this map is not called thus in situ.

  19. Eh bien, voilà! Grâce à Georges — thank you! — nous savons tout de ce Hugon de la seconde génération.

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