Pa touche (mo bato)

Pa touche mo bato SVP

 
 

Pas touche cą panaux la

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15 réponses à “Pa touche (mo bato)

  1. Doit-on lire avec ou sans accent sur le E de TOUCHE ?
    « Pas touche » ou  » Pas toucher  » ?
    Je trouve très mignon le SVP qui vient adoucir l’impératif , un peu comme un repentir.

    Sinon, ma première association d’idées m’a porté vers ce tube inoubliable d’Éric Morena . Avez-vous pu, vous les Martiens, échapper à ce cataclysme ?

  2. Surely it is imperative.

  3. Gro Zippo

    leveto, sans pouvoir en expliquer la règle, souvent, le « é » ne se prononce pas si le verbe n’est pas terminal (dans un impératif). Ici c’est « pa touss mo bato », mais, sans complément, ça aurait été « Pa toussé! ». Les enfants s’entendent souvent dire « Pa galoupé, to pou tombé! » (ne cours pas, tu vas tomber); en revanche, les « souvals galoup vitt » (les chevaux courent vite).
    Ce n’est pas uniquement au négatif; les ségatiers, pour annoncer un « pont » de percussion, lancent un tonitruant « Batté (, mama), sofé! » (battez le tambour, chauffez!).

    Je l’ai lu différemment le SVP, plutôt une accentuation de l’impératif, une sorte de menace, un peu comme « vous avez compris ? ». Probablement, une mauvaise interprétation de ma part, sans le son, on n’a pas l’intonation. Dans le sens où je l’entends, on pourrait rajouter au « pa touss mo bato! » « korek ? » ou « tendé ? ».

  4. Lorraine Lagesse

    Moi je pense que le svp est un terme polie de la part du pecheur car n oublions pas que nos mauriciens sont des gens aimables et doux tant que vous ne «  » touche pas mon kkeq chose  » »
    J ai deja lu «  » banne macro svp, pas zeste saleté ici » » »
    On se sert d’ un terme poli meme si banne la banne M…
    En France on a bien le groupe » » » De touche pas a mon pote » » » mais sans le svp..
    Ici par ailleurs «  » pote ‘ » » est un Pot ( prononce avec un E) de nuit , ene vase la chambre » »salut a tous Lorraine

  5. Moi j’ai compris pourquoi c’est le « bato » qui est souligné. Certains auraient pu croire à « Pa touche mo baton svp ».

  6. zerbinette

    « pas touche ! » réveille en moi des souvenirs d’enfance (quelquefois assortis d’une tape sur les doigts avancés imprudemment vers l’objet convoité) ; l’expression complète devant être « pas touche minouche ».

    Sans rapport : Siganus, je viens de découvrir que nous avons nous aussi nos Marsiens ou habitants de Saint-Médard à cause d’une confusion entre Saint-Médard et Saint-Mars semble-t-il, alors que les
    habitants de Saint-Mars-la-Jaille sont les Saint-Martiens,
    ceux de Saint-Mars-de-Coutais, les Saint-Marins,
    ceux de Saint-Mars-sur-la-Futaie, les Saint-Médamiens,
    ceux de Chalo-Saint-Mars, les Chalouins etc…
    mais ceci est plutôt du domaine de Leveto !

  7. Siganus Sutor

    Leveto, je n’ai pas l’impression que la chanson de M. Morena soit arrivée jusqu’à nos rivages. Le séisme devait être trop distant pour que le tsunami nous atteigne.

    En créole, et en toute rigueur, tout mot se terminant par la lettre -e devrait se prononcer avec un son -é final. Il en avait notamment été question dans le billet Accent créole. Toutefois, on constate dans les faits que les gens se fichent pas mal de cette règle du système “Grafi Larmoni”, le bateau ci-dessus en constituant un exemple supplémentaire puisque dans ce cas-ci le -e final doit être muet, comme l’a fort bien expliqué Gro Zippo. Mais ce n’est pas la seule “faute de créole” : “tous / tousé” (le verbe toucher) est écrit à la française alors même que ça se prononce avec un son ‘s’ et non ‘sh’.
     

    John, yes, it is imperative, even with a ‘please’ at the end. Because if it didn’t please you to leave my boat and you touched it, I would be angry with you nevertheless.
     

    Zippo, samem sa. Les verbes créoles ont presque toujours une forme longue et une forme courte (vini/vinn, manzé/manz, etc. — mais fou non : fou sa la, ki li pé fou).

    « “pa touss mo bato!” “korek ?” ou “tendé ?” » ► “pa tous mo bato, right ?” Si pa right mo ava fer twa koné ki to pou gaigné…
     

    Lorraine, votre “banne macro svp, pas zeste saleté ici” m’a fait songer à une photo vue sur le blog d’une Française ayant séjourné à Maurice :
    http://mauricepascaletmoi.blogspot.co.uk/2011/04/un-nouveau-chasse.html
    On y voyait un panneau sur lequel était inscrit “Banne pilon, pas zet salté dan dilo” — sans siouplé d’aucune sorte.
     

    Pépé, ton commentaire ressortit-il à l’adage selon lequel si “you spare the rod you spoil the child” ? À moins qu’en guise de bâton tu pensais à la gale
     

    Zerbinette, “pas touche” tout court est en effet suffisamment parlant en lui-même. (C’est peut-être pour cela que j’ai eu tendance à mettre des parenthèses autour de (mon bateau).) Pour ma part, en guise de souvenirs, je me rappelle la lecture des aventures de Patouch la Mouche à de petites filles à l’heure du coucher.

    Des Marsiens en France ? Voilà une découverte extraordinaire !! Didier Nordon, chroniqueur à la revue Pour la Science, avait une théorie selon laquelle les Martiens n’existaient pas car s’ils existaient ils auraient exigé qu’on écrivît leur nom “Marsiens”, nom issu de Mars, avec un -s. Peut-être en saura-t-on davantage bientôt :
    6 August 2012 – Last updated at 06:33
    Nasa’s Curiosity rover successfully lands on Mars
    http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-19144464

  8. zerbinette

    Siganus pas besoin d’aller si loin ni de mobiliser la Nasa, après recherche j’ai trouvé que Mars était en France dans le Gard

  9. Gro Zippo

    Je l’avais oublié ce « right? » :-). Right mèm(b) [member], bouz son !, merci, je le ressortirai. [En passant, le jeu de « balles » existe-t-il toujours, avec ses bouz pa son, faypatt, morpatt, tou pou mwa naryen pou twa?]
    Je me suis amusé à chercher d’autres verbes qui, eux, conservent le « é » même avec un complément; j’ai trouvé mo balié lakaz, to kosté ar mwa et li riské so lavi; néanmoins pour riské, je ne suis pas sûr s’il existe en forme terminale; peut-être au jeu avec « alé, mété, riské (taaaaaaa) »?

    Pour n’avoir pas voulu laisser passer une voiture qui n’avait pas la priorité mais qui a quand même forcé le passage, j’ai été gratifié d’un magnifique mersi, fal*u tor ma.
    Il aurait dit « guété ki to pou fer, mo pou fonsé, pa passé SVP » avant, j’aurais cédé le passage devant cet élan de politesse :-).

  10. Siganus Sutor

    Zerbinette, je me garderai bien d’aller dans cette ville-là. 175 habitants sur 4 km², vous imaginez la consanguinité ? Si ça se trouve, ils sont verts, les autochtones !
     

    GZ, les canettes, c’était là : https://mauricianismes.wordpress.com/2009/05/16/canette/
    Toute contribution supplémentaire est la bienvenue. “Jouer pousse-cochon”, ça vous dit quelque chose ? (C’est quand on donnait une impulsion supplémentaire — et illégale — avec le bras, alors que la main était censée rester immobile, la bille n’étant propulsée que par la détente du pouce.)

    J’ai remarqué que les Martiens sont de plus en plus consciencieux et habiles et de plus en plus polis en voiture. Un de mes amis a pour habitude de s’exclamer de la sorte quand il en voit un qui en fait une belle sur la route : “Get sa paysan-la ! Paysan !!”

  11. Si jamais je trouve ce bateau, je dois me rappeler de répondre à son injonction: « Sinon ki pwéna? »
    🙂

  12. Siganus Sutor

    Sinon ki pwéna?

    Kikfwa pwénakongolo ?

    Il est amusant de voir à quel point en créole les mots peuvent s’agglutiner ces temps-ci. De longue date l’adverbe kikfwa, ou kitfwa, s’écrit en un seul mot, tout comme kifer, kiksoz ou kikpar, mais que “pou ena” devienne un me semble nouveau. Il est vrai, toute-fois, qu’au niveau de la prononciation il semble être un mot unique — « pwéna bézé la ». Peut-être la forme négative a-t-elle eu une influence, car il me semble difficile d’écrire péna(n) en deux mots, même si tout un chacun comprend “péna diri” comme “napa éna diri”. Écrire “pa éna diri” me semblerait aller contre l’usage, et presque contre le sens.

    Quant au verbe ena(n), “avoir”, “il y a”, j’ai du mal à entrevoir d’emblée sa filiation. Un livre serait nécessaire…

    Le bon docteur (Carpooran) ne dit rien quant à l’origine de ena, qu’il définit comme posede. MM. Baker et Hookoomsing, pour leur part, ne sont pas très clairs non plus, ne donnant pour l’étymologie qu’un très succinct “□<K”, signalant par là qu'il s'agit d'un mot d'origine créole. (Alors quoi, le créole a créé ce mot ex nihilo ?) Mais dans la définition française qu’ils donnent ils mettent une partie intéressante en italique : “F. 1. Avoir ; 2. Il y a, il y en a.” Peut-être (sans doute) est-ce la partie y en a de “il y en a” qui a fini par donner notre ena. Dans ce cas la nasalisation de [a] en [ɑ̃] (prononciation alternative “pénan”) devrait être un phénomène ultérieur.

    Quant à congolo, comme dans l’expression “gaign kongolo”, de façon étrange (pour moi) Baker & Hookoomsing le traduisent comme “become ill, devenir malade”. En ce qui me concerne cela serait un équivalent de “gaign problem”, “ramasse enn bézé”, etc. Par contre ils donnent pour le mot kongolo pris seul les définitions suivantes : “E. 1. Crest of a bird; 2. Kind of paper hat worn at a fensifer. F. Crête d’un oiseau; 2. Sorte de chapeau en papier porté dans les fensifer.” (Ces deux définitions me sont totalement inconnues.) Les auteurs poursuivent en proposant une origine bantoue pour ce mot-là : “cf Kaguru mkung’uluvine ‘crest (of birds etc.)’ ╦ Last 1886, Makonde lingongo ‘crest of hair plaited up’, ng’ololo, wang’ololo, ding’ololo ‘crested game fowl’ ╦ Steere 1876, Yao cingongoli ‘the crest of a fowl; any prominence on top of the head’ ╦ Sanderson 1954.” Avec tout cela on pourrait probablement rebaptiser l’île aux Aigrettes* en lui donnant le nouveau nom d’“île Congolo”.

     

    _______

    * Petit Robert : Aigrette [ɛɡrɛt] n.f. – égreste 1375 ; provençal aigreta, de aigron, forme régionale de héron.
    I. Oiseau du genre héron (ciconiiformes), remarquable par ses plumes effilées aux barbes espacées.
    II. Par extension. 1. (1611) Faisceau de plumes surmontant la tête de certains oiseaux L’aigrette du paon. 2. (1532) Ornement fait d’un bouquet de plumes, ou d’un faisceau similaire. => panache, plumet. « turban à aigrette » (Voltaire). Casque à aigrette. Aigrette de diamants, de perle, de verre filé.

  13. Pour moi jusqu’à l’heure, gaign kongolo c’était avoir une crampe, et quelque chose mari kongolo était quelque chose de minante, enn lanouyma.
    Je ne connaissais pas non plus le sens donné par Baker & Hookoomsing à kongolo, mais ce qui est amusant, c’est que la définition de crête qui lui est associée rejoint celle du Mgongo wa Tembo, la « crête de l’éléphant ». La crête ici est bien sûr le sommet d’un mont, mais j’imaginais bien un « éléphant Condé » comme notre boulboul.

  14. In English, « Please don’t touch » is more peremptory, not more polite or friendly, than « Don’t touch ». The politeness is ironic.

  15. Hello, I am guessing « éna » came from french « il y en a »; « en a » becoming « éna »?

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