Pa tous nou…

Pas touche
cą panaux
la

 

Ҙ

 

… ou vous risqueriez de vous coincer la cédille entre le tuyau et la colonne…

 

Ş

 

Publicités

19 réponses à “Pa tous nou…

  1. Siganus Sutor

    Weh, kouma dir boug-la tinn anvi ékrir li “paneux”.

    Bé si ti ena plis ki enn pano, mésaz-la ti bizin “pa tous sa bann pano-la”, non ?

  2. Lorraine lagesse

    He!…pas tou he mo quique chose….!!!! C est. Omme. Le slogan.  » touche pas amon pote » » suis a Paris. Ville lumiere maisj avoue, que les Champs Elysees. Sont assez decevants cette annee ci!….

  3. Pas Panaux Sa !

  4. Siganus Sutor

    Leveto, si pa pano ki li été alors ?

  5. Ki Françis sa ? pa sa ki ti bouré ar Çikungunya.

  6. Siganus Sutor

    Non pa sa Francis-la sa. Enn Françis kot la krwazé Diolle sa.

    “Çikungunya” : an fet la plipar Marsyen pa dir “sikungunya” ; zot dir “tchikungunya”, kouman dan “chicken” ouswa “tchin-tchin”.

  7. Avant que ne sorte le document relatif à l’orthographe du créole, j’avais posé la question suivante à une copine travaillant à l’Akademi: puisqu’en créole, tous les sons en ça, cé, ci, ço, ca, cue, co, cu s’écrivent sa, sé, si, so, ka, ké, ko, ku respectivement, la lettre ‘c’ n’a plus de raison d’être. Elle m’a dit que j’avais oublié le cas de mots comme chéké, chiak (ou chikungunya ici), où le ‘h’ était accolé au ‘c’ pour représenter ce son en « tch ».
    N’étant pas linguiste, je n’ai pas osé poursuivre l’argumentation en suggérant que la lettre ‘c’ n’existe plus (en tant que telle), et que la « lettre » ‘ch’ devrait être introduite, comme cela existe en breton avec le « c’h » (dans c’hoar, soeur) ou en espagnol avec le ‘ll’ (dans llamar, appeler).

    D’après La production créolophone (auteurs Robert Furlong et Vicram Ramharai aux éditions TIMAM), dans son Essais d’un bobre africain, l’auteur François Chrestien ébauche une orthographe du créole pour refléter la prononciation d’alors. Il utilise le ‘ç’ pour les mots où le son « ch » est remplacé par le son « s » (disparition du ‘h’). Ainsi il écrit çappé (pour échapper) et utilise ce même ‘ç’ devant la lettre ‘i’ (comme notre ami Françis) dans le mot çimin. Il est en revanche moins cohérent quand la voyelle qui suit est ‘e’ (dans les mots « ce temps » et « bouché ») comme dans ce couplet de chanson:
    Quand di-vent cassé vou la-caze
    Dé ç’tems l’ouragan arrivé
    Quand y en-a trou dans vou-faitaze
    Dir’ moi qui c’ella va boucé

    En passant, il se peut que ce couplet suggère laquelle de deux formules kisann-na ou kisann-la est correcte ou originelle (qui c’ella).

  8. [ ou plus correctement le mot « boucher » en français ]

  9. >Gro Zippo
    Une petite nuance.-
    En espagnol il y a un tas des mots avec le digramme “ch” représentant un phonème dont le son est pareil à celui de l’anglais.

  10. Gro Zippo: en atikamekw, langue amérindienne parlée par environ cinq mille personnes au Québec, où les lettres K et S sont utilisées, la lettre « c » a été recyclée et sert à noter le son « ch » (CHanter), de sorte que la combinaison « tc » sert à indiquer le son « tch » (TCHèque). De par la même logique « c » seul aurait pu servir à représenter « tch » en martien. Et aux autres lecteurs: en breton « c’h » indique un son très différent, celui de la jota espagnole (en API: /x/): « ch », lui, a la même valeur qu’en français. La distinction graphique entre « c’h » et « ch » en breton est récente: l’orthographe bretonne ancienne faisait usage de « ch » afin de noter le premier son (/x/), (ce que fait encore le gallois aujourd’hui: « soeur » se traduit par « chwaer », où le « ch » se prononce comme le « c’h » breton (/x/)).

    En breton, toutefois, sous l’influence française, « ch » servait ait aussi à noter le son français (CHanter) dans nombre de mots, et c’est afin de bien les distinguer que fut introduite la distinction orthographique « ch »/ »c’h ».

  11. Jesús, pour l’espagnol, j’avais pris l’exemple des lettres ‘l’ et ‘ll’, mais effectivement la même remarque s’applique à ‘c’/’ch’ ou à ‘n’/’ñ’. En fait je m’intéressais aux mots commençant par ces lettres pour voir comment ils étaient classés dans le dictionnaire. Dans mon petit dictionnaire espagnol, il existe 2 sections séparées pour les mots commençant par ‘n’ et par ‘ñ’, mais pas pour ‘c’/’ch’ ou ‘l’/’ll’.
    Une rapide interrogation auprès de mes collègues argentins fait que j’obtiens l’explication suivante: dans les dictionnaires traditionnels, cette séparation existait (elle subsiste encore dans l’édition 1992 du dictionnaire de la Real Academia Española; il faut faire une realización de consultas de « ll »), mais suite à une refonte des dictionnaires par une certaine María Moliner, les mots commençant, par exemple, par ‘ll’ se retrouvent maintenant dans la section de la lettre ‘l’.

    Etienne: En effet dans mon dictionnaire breton, à la section ‘ch’, il existe une majorité de mots qui semblent dériver (phonétiquement) du français comme chafotach (échafaudage), mais semble-t-il aussi de l’anglais (ou du germanique) comme chink (menton). Par contre chouchenn m’a l’air bien breton ;-).

  12. >Gro Zippo
    Il semble que je n’avais pas compris. Et oui, les phonèmes ll et ch sont maintenant classés dans les lettres l et c, comme la célèbre philologue Maria Moliner avait déjà écrit dans son « Diccionario del uso del español » édité en 1966. Pourtant, comme vous l’avez écrit, la séparation de ces lettres a été en vigueur jusqu’à maintenant. Le critère était phonétique mais après l’Académie les a placés sur l’idée de digramme. Lorsque ma femme ou moi récitons l’alphabète, nos enfants froncent leurs sourcils, comme tous vous faites en lisant mes coms (LOL).
    Pourtant le « ñ » il n’y a pas de problème parce qu’il est un phonème écrit avec une seule lettre en espagnol. En plus, il est parfois usité comme symbole propre d’Espagne.
    Certes, j’ai envie de ce dico et cela sera un des mes prochains achats.

  13. Vous avez bien fait de soulever la question du ‘c’/’ch’ car ça m’a permis de comprendre pourquoi le ‘ch’ doit être considéré comme une autre lettre. Je voyais bien pourquoi le ‘ll’ était une lettre différente car il ne faut pas prononcer « pa-el-la » mais « pa-e-lla ».
    D’après les mêmes collègues argentins, le ‘ñ’ aurait remplacé le ‘nn’, mais on a utilisé un tilda ici; on aurait pu de la même manière remplacer le ‘ll’ par ‘Ɩ̃’ (l-tilda).
    Pour ‘ch’, comme le ‘h’ est muet en espagnol, on aurait dû prononcer « cha » comme « ca », mais ce n’est pas le cas. J’avais bien appris que ‘h’ était muet mais jusque-là je ne l’avais vu qu’en lettre initiale comme dans harina. La prof nous a bien expliqué que c’était le cas pour la majorité des mots commençant par ‘f’ en français (farine) ou en portugais (farinha). D’autres mots ont conservé le ‘f’ initial (comme fuego, même si huego semble avoir existé). Là encore, les collègues argentins m’ont donné la solution; il s’agirait d’une prononciation ancienne du ‘f’, non pas comme en français en pinçant la lèvre inférieure, mais plutôt comme si on soufflait une bougie (en entrouvant les lèvres). Ainsi le ‘f’ devenait graduellement muet par un glissement du ‘f’ vers le ‘h’; ceci peut expliquer pourquoi le patronyme Fernandez s’est transformé en Hernandez.

  14. >Gro Zippo
    Une nuance à mon com: les digrammes ch et ll sont seulement placés avec le c et le l pour l’ordre alphabétique. Pourtant, l’Académie dit encore que notre alphabète a le ch derrière le c et le ll derrière le l.
    Un autre problème nous « donne » le rr ; ce digramme est un phonème dont le son est parfois le même que celui du r, donc il n’a été jamais comme ça dans notre alphabète.
    Du digramme ll, il faut ajouter que presque tout le monde le prononce comme le phonème de notre y, comme vos j et g. Pourtant, le ll est latéral et le y central, si bien les deux sont palatales et sonores. Lorsque j’étais petit je faisais très bien la distinction mais Badajoz m’a « corrompu ».
    Et oui, le f initial latin a changé par h dans la plupart des mots en espagnol. Pourtant, comme dans le français, portugais, galicien, etc., ce f reste dans la langue des villages de mes parents, comme j’ai déjà raconté. Ainsi, « fariña » (farine), « fel » (faire), « fillu » (fils), « folla » (feuille), « folnu » (four), « fulmiga » (fourmi), etc.
    P.S.
    Chez nous, Hernández et Fernández sont les célèbres Dupond et Dupont.

  15. Gro Zippo: je ne crois pas qu’il existe d’emprunts anciens germaniques en Breton: il n’est pas impossible que TOUS les mots commençant en « ch » en Breton proviennent du français, et qu’on y retrouve des mots qui n’existent plus dans la langue moderne.

    Jesus, Gro Zippo: si F- latin initial donne le plus souvent H- en espagnol, beaucoup de « h » écrits en espagnol sont purement étymologiques: c’est le cas de « hombre », mot qui, comme « homme » en français, doit son « h » à l’influence orthographique du latin HOMO: ce « h » avait cessé de se prononcer dès l’époque de l’empire romain, longtemps avant que l’on puisse parler du français ou de l’espagnol en tant que langues distinctes du latin. Ce qui complique la chose, c’est que le français et l’espagnol ont des « h » étymologiques pour des mots différents: en espagnol « haber » doit son « h » à la forme latine HABERE, mais HABERE n’a pas influencé l’orthographe du verb AVOIR.

    Jesus: merci des exemples, ils sont intéressants. Surtout « fel » pour « faire », forme aussi différente de l’espagnol HACER que du portugais FAZER et qui ressemble curieusement au français (ou au martien!).

  16. >Etienne
    Oui, je parlais de plusieurs mots latins avec le « f » initial qui sont changés avec un « h » en espagnol. Le « h » initial latin est souvent conservé, comme dans votre exemple « homo/hombre » ; certes, dans « mes » villages : « homi ».

  17. Linus Afrasiaticus (No relation to the Bank

    Je propose que le creole soit ecrit comme le francais mais prononcee en creole-un peu comme l’usage de la graphie arameene pour le pehlvi. Je propose aussi que le creole soit enrichi par des emprunts au latin, grec, sanscrit, persan, bantou, amharique.

  18. Siganus Sutor

    Et, surtout, par des emprunts au martien !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s