Archives quotidiennes : 25 septembre 2011

Roche à laver

Roche à laver.
Nom féminin.

Grosse pierre plate, généralement taillée, utilisée pour faire la lessive.

Maryse lève les yeux. Plusieurs hommes l’épient. Ce sont des policiers venus perquisitionner. Ils envahissent la maison, la fouillent de fond en comble puis poursuivent leurs recherches dans la cour. Sous la roche à laver se trouve une petite sacoche noire. Un des policiers ouvre la fermeture éclair et en retire un paquet emballé dans du plastique. C’est du gandia. Il y en a pour cinq kilos.”
(L’Express, 23 novembre 2003.)

Hommage aux femmes d’antan. Souvenir de la roche à laver. Réminiscence de ces femmes qui avaient aussi le temps ‘pou mont lor ros.’
(L’Express, 27 octobre 2007.)

Non loin du cadavre de la victime, les policiers affectés au poste d’Eau-Coulée, de même que ceux de la Major Crime Investigation Team (MCIT), ont retrouvé une grosse ‘pierre’ qui porte des traces de sang. Cette ‘pierre’ serait, selon les indications recueillies par Week-End, légèrement plus petite qu’une ‘roche à laver’. C’est avec cette ‘pierre’ qu’Asha Ramchurn a été cruellement achevée.”
(Week-End, 29 mars 2009.)

Ce Quatrebornais de 56 ans est dhobi depuis sa tendre enfance. Debout dans l’eau glacée de la rivière à Ébène, à proximité du pont Trianon, il frotte son linge méticuleusement sur la roche. En même temps, il lui faut faire en sorte de ne pas abîmer le vêtement sur la traditionnelle roche lavé.”
(Week-End/Scope, 19 octobre 2007.)

Elle est toujours aux fourneaux, sur la ros kari ou la ros lave.”
(L’Express, 28 août 2008.)

La Belle Kréole : un hymne aux traditions culinaires mauriciennes
Les accessoire décoratifs parlent d’eux-mêmes : marmites en fer-blanc, réchaud, ‘roche à laver’, ‘brosse coco’, vieille bicyclette…

(Guide Petit Fûté Maurice Rodrigues 2009, page 364.)

L’expression existe à la Réunion aussi :

Depuis 1906, elle habite le quartier où elle a vu le jour à Sainte-Rose, le Petit-Brûlé. Elle habite aujourd’hui là où elle est dans une authentique case créole. Plus connue sous le nom de Mme Raoult, cette centenaire continue à lessiver son linge sur la roche à laver.
(Témoignages, 18 octobre 2006.)

Chez la vieille tantine Toria, il y avait un grand carré de ‘bâtons de jour de l’an’, qu’on nommait aussi ‘boules de bleu’ et quand les fleurs commençaient à flétrir on récupérait leurs tiges. Sur la roche à laver et après avoir fendu chacune en quatre, il fallait la débarrasser de sa ‘mie’.”
(Le blog de Monique Mérabet, juillet 2011.)

Et peut-être même en Guadeloupe :

Et pour finir nous avons fait une lessive sur la «roche à laver» de nos grand-mères.”
(Journal d’une école maternelle de Basse-Terre, avril-mai 2007.)

L’expression dérive du mot roche employé pour parler d’une pierre, et au sens plus large de tout morceau de matière pétrée, qu’il ait un diamètre de quelques millimètres ou de plusieurs dizaines de mètres (cf. le billet sur les meules de roches). Les roches que l’on utilise pour un usage particulier reçoivent ainsi un nom particulier (cf. la roche [à] cari).

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