Kisasa sa ?

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18 réponses à “Kisasa sa ?

  1. Pa konné ! Moi j’aurais dit « kisisa sa ? » (cf. kisanna/kisanla) 🙂

  2. Siganus Sutor

    Ah oui, en effet, on entend aussi “kisisa sa” pour “qu’est-ce que c’est que ça” (une phrase nettement plus longue en français, soit dit en passant). Vous arrivez à me faire douter de mon créole… A l’occasion il faudra que je fasse un sondage, de même que pour délo/dilo. En tous cas le dictionnaire de LPT donne kisasa comme la forme principale des variations kisisa, kiseksa, “kiseksa” que je n’ai pas souvenir avoir jamais entendu.

    Pour ce qui est de la photo, on pourra penser au titre d’un roman d’Honoré de Balzac.

  3. H de balzac??? »un drame au bord de la mer » » si non…je pense a une phot aérienne d ilots, ou de morceaux de pierre ponce flottant, ou un IRM d un rein avec des pierres ….je donne ma langue au chat botté en l occurance a Siganus SOtor…

  4. @Siganus: Meuh non, ce serait vache de vous faire ça. Je pense que chaque Martien a « son » créole, et que cette langue a la beauté de pouvoir présenter plusieurs formes/écritures pour un seul mot sans que ça empêche les autres Martiens de comprendre. Je crois avoir entendu des gens aussi dire ki’hanna (et aussi pour d’autres mots où une consonne va sauter). Je lisais un commentaire d’un Martien sur un forum et j’ai revu cet autre cas où nous arrivons à nous comprendre malgré une utilisation « non conventionnelle » du mot: ainsi quelques Martiens inversent l’utilisation de « dépi/dipi » et « ziska(n) »: « la pli la tombé ziska(n) gramatin dipi tanto ». J’ai aussi pensé à « ki été sa? », mais après réflexion, « kisasa sa? » exprime une surprise au-delà de l’interrogation. On pourrait l’utiliser aussi pour un énervement.

    @Alsace: J’ai pensé comme vous à des pierres ponces, mais il me semble qu’elles sont très noires. Peut-être du calcaire, ce qui rejoint l’idée des pierres (calculs) aux reins; si c’est le cas, la personne a dû bien corder.

    Balzac ? Kisanna sa ? 🙂 Mo konn Balrann Zariko …

  5. @ carrotmadman6
    Hamem ha!

  6. marie-lucie

    Si on veut parler en général des pierres provenant de volcans, il y a plusieurs sortes de pierres ponces, de couleurs et de densités différentes. Il y en a qu’on vend pour se frotter les coudes et qui sont exactement comme sur la photo.

  7. Exact Marie-Lucie, merci, j’avais oublié ça.

    Wadiré Balzac a écrit Le cousin Pons alorss.

    Pumice, enn mo mo tine bliyé! Mo ankor rapel lott la, primiss: « alé, pompé asterr la ». (Il est question de cette lampe dans « Quinquet »).

  8. Siganus Sutor

    Se prénommait-il Pierre, ce cousin-là ?

  9. Adepte de « Mr et Mme XXX ont un fils, comment s’appelle-t-il ? » ?
    Il se nommait peut-être Pilate?

  10. @ marie-lucie

    Les coudes…? Quelle torture…!

  11. marie-lucie

    Torpedo, oui, les coudes, si la peau devient rugueuse à cet endroit-là. Mais dans ce cas il vaut mieux utiliser une crème hydratante.

  12. Siganor : on entend aussi “kisisa sa” pour “qu’est-ce que c’est que ça” (une phrase nettement plus longue en français, soit dit en passant)
    Plus longue que le français écrit, normé, oui. Mais j’entends très régulièrement à Paris « késésa », « keksesa » et « kekseksa », cette dernière étant même souvent écrite (évidemment avec une pointe d’humour). La particularité martienne me paraît alors surtout résider dans le redoublement de la dernière syllabe « sa » qui est peu fréquent ici.

  13. marie-lucie

    « Késésa », etc: Je dirais plutôt « kès sé sa » (= « qu’est-ce (que) c’est, ça »), ce qui omet le son « k » du mot « que ».

    Dans tous ces cas, il s’agit d’une phrase très complexe mais extrêmement courante, composée surtout de mots qui n’ont de sens que grammaticalement (ce, que, etc), ce qui fait qu’on finit par la traiter comme un seul mot et par en simplifier la prononciation. En fait, cette phrase complexe provient d’une série de complexifications: dans les oeuvres anciennes (p.ex. dans Molière) on trouve simplement « Qu’est-ce? » ou « Qu’est-ce que cela? » En complexifiant à plaisir, on se retrouve avec une phrase beaucoup trop compliquée, dont on oublie la syntaxe biscornue et on simplifie la prononciation.

    Le « redoublement de la dernière syllabe » dans « kisisa sa », c’est certainement le mot « ça » qu’on a besoin de réitérer parce qu’on a oublié qu’il existe déjà dans « kisisa ».

    Est-ce que « kisisa » viendrait de « qui c’est, ça » que l’on a peut-être confondu avec « qu’est-ce que c’est, ça »?

  14. Siganus Sutor

    Olimalia, cela ne peut que faire songer à ce quésaco qui s’est répandu en français à partir de l’occitan. Mot que l’on tend à écrire plus fréquemment avec deux k : kézako. Il me semble qu’en français courant, plutôt que “qu’est-ce que c’est que ça ?”, on dira plus fréquemment “c’est quoi ça ?”

    Marie-Lucie, “kisasa” ou “kisisa” vient probablement de “qu’est-ce que c’est (que ça)”. Vous avez raison quand vous dites que le dernier “sa” renforce le fait que l’on pointe vers une chose en particulier.
    “Kisasa sa dézord-la ?” = “Qu’est que c’est que ce désordre-là ?”
    “Kisasa sa ?” = “Qu’est-ce que c’est que ça ?” (On sent qu’un point d’exclamation ne serait pas de trop après le point d’interrogation.) Ou encore “C’est quoi ça ?!”.
    Le “sa” final joue le même rôle que le “-là” en français (“ce blog-là”, “ces deux enfants-là”, etc.), un déterminant que l’on retrouve très fréquemment en créole. Par exemple : “lisien-la inn bour sa coté-la”, “le chien-là [celui qui nous occupait] s’est enfui de ce côté-là”.

  15. on dira plus fréquemment “c’est quoi ça ?”

    On utilise aussi humoristiquement « c’est quoi t’est-ce ? » (du moins localement ici). Est-ce inspiré du « c’est quand-t’est-ce ? » à l’instant 3:14 de ce sketch de Muriel Robin ? Parfois ce sketch, par ailleurs très marrant en le prenant quand même au n-ième degré, me fait penser à une certaine réalité martienne.

  16. marie-lucie

    L’occitan « quésaco » est « qu’es acò » qui veut dire littéralement « qu’est cela » (comme en espagnol « que es eso »). Naturellement, les gens qui ignorent l’occitan ne sauraient ni analyser ni lire correctement cette phrase, c’est pourquoi ils préfèrent écrire phonétiquement « kézako ».

    Ma mère, étant d’origine occitane, a toujours employé quelques expressions de cette langue, et quand j’étais petite je préférais dire « qu’es acò » plutôt que « qu’est-ce que c’est que ça », car je croyais que ces deux expressions étaient équivalentes « en français », mais lorsque je me suis rendu compte que « qu’es acò » n’était pas du français j’ai pratiquement complètement cessé de l’employer. Et pourtant j’aurais beaucoup aimé savoir l’occitan, langue maternelle de mes grands-parents (mais qu’ils ne parlaient pas souvent devant leurs enfants et petits-enfants), mais malgré l’exemple de ma mère je ne voulais pas mélanger les deux langues.

  17. marie-lucie

    ‘i »en français’éi » : pardon, je suis obligée de jongler avec les claviers canadiens (français et anglais), en alternant l’un et l’autre pour faire certains signes, et ici je me suis trompée (j’en ai fait trop) pour encadrer de guillemets les mots « en français ».

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