L’îlot Chat et l’île aux Singes

Ou bien s’agit-il de l’île aux Chats et de l’îlot Singe ?

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18 réponses à “L’îlot Chat et l’île aux Singes

  1. la photo est elle prise du coté de bambou??sur les hauteurs, et sur quel animal volant??,sauf un dodo rescapé, je ne vois pas trop de quel oiseau s agit il…UN ULM???

  2. La lévitation… Moi qui ne croit plus au père Noël…
    il faisait un temps de chien ce jour-là!

  3. Gro Zippo

    On dirait que la photo a été prise depuis la Montagne du Lion. Comme le Domaine du Chasseur n’est pas loin, je me demandais si cette société proposait l’escalade de cette montagne comme une de leurs excursions.

    La question de Siganus est peut-être là pour signaler qu’il existe aussi l’île aux chats près de Grande Rivière Sud Est.
    En faisant la côte vers Poste de Flacq il m’avait semblé voir une Pointe d’Esny. Je m’étonnais que cette magnifique plage fût déjà indiquée depuis Flacq; en fait c’est un homonyme(?), tout comme il existe un îlot Aigrettes dans le coin. Tiens je vois qu’il y a un village nommé Camp Bouillon: une jolie contrepèterie (en créole).
    Une question pour ceux au pays: j’ai vu que des baptêmes de saut en parachute se faisaient depuis quelque temps. Qu’en est-il du parapente ? Ça existe peut-être sur le flanc venteux du sud-est ?

  4. Siganus Sutor

    En effet Zippo, c’est bien du Lion que cette photo a été prise, comme les précédentes. Je ne sache pas qu’il y ait des randonnées organisées là. Vu l’état du sentier, il ne doit pas être très fréquenté.

    Pour ce qui est du parapente je sais que des gens en font près de la montagne Bambous ainsi et à Montagne Longue. On m’a proposé un vol en biplace et c’est ainsi que j’ai fait mon baptême de l’air dans l’Est, ce qui m’a valu un mal de mer l’air bien sonné. La vue qu’on avait de là-haut était magique cependant.

  5. Je ne sais pas si ma contribution va vous intéresser mais, au vu des jeux de mots proposés par Siganus (île au – ilot ), je me suis posé la question si nous pouvions avoir ce genre de trouvaille en France.
    En m’en tenant à des noms de véritables îles ( terre entourée d’eau), je n’ai trouvé qu’un seul ilot qui pourrait convenir : il fait face à Port-Louis (Morbihan) et se nomme ilot Souris. Je propose un jumelage avec votre ilot Chat.
    Tous les autres ilots ont un déterminant précédé de la préposition de : ilot de ceci, ilot de cela.
    En ce qui concerne les îles, elles sont bien plus nombreuses:
    île aux Bœufs, aux Chevaux, aux Chrétiens, Dames, Goélands, Lapins, Moines, Mouettes, Moutons, Oies, Oiseaux, Pins, Prunes et Rats.

    Résumons: ilot Souris et ile aux Rats. Votre Chat n’a qu’à bien se tenir.

  6. Contrairement à la Réunion et aux Antilles, il me semble qu’il n’y ait aucun lieu contenant le mot « îlet » à Maurice. D’après le dico, ce terme désigne un hameau aux Antilles et d’après Wiki, à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Elet_(La_R%C3%A9union)"Réunion, un plateau entouré de ravines, sur lequel pourrait s’installer un hameau. Il me semble me souvenir qu’à la Réunion on prononce « îlette ».

    Il existe un lieu-dit à Maurice, vers la Grande Rivière Sud Est, qui est à l’intérieur des terres et qui se nomme Trois Ilots. Réminiscence de terres immergées ?

  7. Pas forcément, Zippo. Car le mot “îlot” peut aussi être utilisé dans un contexte urbain comme, grosso modo, synonyme de “quartier”. Le mot a d’ailleurs donné naissance à “îlotier”, lequel est un “agent de police chargé de la surveillance d’un îlot” (Grand Larousse), et à “îlotage”, qui est le “système de surveillance policière qui consiste à diviser une ville ou un quartier en îlots contrôlés par un îlotier” (ibid.). Il n’est toutefois pas certains que tous les Îlotiers de Trois Îlots soient des gabelous.

    Il est à noter qu’en créole on prononce en général le -t final du mot îlot (“nou ti al lor sa lilot-la”), tout comme pour le mot canot.

    Quant aux îlets de la Réunion — effectivement prononcés “ilette” —, ne s’agit-il pas de ces sortes de tepuis au sein desquels règne une consanguinité rarement égalée sous d’autres cieux ? (Ah, les Bourbonnais, qu’est-ce qu’on aime se moquer d’eux !) L’Îlet à Cordes, par exemple, dans le cirque de Cilaos, que les esclaves marrons atteignaient paraît-il en s’accrochant à des cordes. Je me souviens d’une discussion avec Marie-Lucie au cours de laquelle il avait été question de la prononociation du mot îlet. C’était (cf. les derniers commentaires), en mai 2009.

  8. Leveto, l’Île aux/des Pins est en Nouvelle-Calédonie, n’est-ce pas ? Pourrait-on dès lors considérer qu’il s’agisse d’une île “en France” ? 😉

    Quelques îles et îlots martiens (anticlockwise) :

    Près de la passe Nord de la baie de Mahébourg (en face de l’embouchure de la Grande Rivière Sud-Est) la carte de Maurice au 1/25000e indique un îlot Flamants (un simple banc de sable submergé par gros temps), lequel n’est peut-être en fin de compte qu’une “île aux Flamants”.

    Plus près de la côte se trouve l’île aux Chats mentionnée par Zippo, qui n’est plus guère une île depuis la construction de l’hôtel Four Seasons d’Anahita et qu’il faut différencier, donc, de l’îlot Chat de Vieux Grand Port.

    L’hôtel Touessrok a été construit sur l’îlot Lièvres (ou “île aux Lièvres” compte tenu du pluriel ?). Bien peu de personnes doivent se souvenir encore du nom d’origine de cet îlot rocailleux, tant le nom de Touessrok a noyé les particularités de la toponymie locale. Juste à côté, du côté nord-ouest, sur la carte citée ci-dessus on voit un îlot indiqué comme “îlot Levrettes” (à moins qu’il ne s’agisse en réalité de la très-érotique “île aux Levrettes”), dont il me semble avoir entendu parler en tant qu“île aux Rats”, ou encore “îlot Bourgault” — peut-être parce qu’un monsieur Bourgault y avait construit un campement. Au sud-est de Touessrok on trouve une assez grande île, indiquée comme “île de l’Est” sur la carte au vingt-cinq millième, mais qui est communément appelée “îlot Mangénie”.

    Non loin du lieu où a coulé le fameux Saint-Géran en 1744, nous avons l’îlot Bernache. De l’autre côté de la grande île d’Ambre se trouve un autre îlot, l’îlot Maunick, patronyme relativement connu à Maurice.

    L’îlot Gabriel est loin au large de la côte Nord et est relié à l’île Plate par un récif corallien.

    Le minuscule îlot Malice(s) n’est qu’un tas de roches (surmonté de quelques filaos rabougris) dans la baie de Grand-Baie. Le nom ne figure a priori sur aucune carte, pas même celle de Tendre. (“Faire malice(s)” est une expression locale signifiant “faire l’amour”.)

    Autrefois on avait l’île aux Tonneliers sur le côté Nord-Est de la rade de Port-Louis — et non “l’îlot Tonnelier”. Abritant le Fort George, elle a d’abord été reliée à Port-Louis par une digue, la “chaussée Tromelin”, laquelle a disparu corps et âme lors du comblage de la Mer Rouge.

    Sur la côte Ouest, de part et d’autre de la baie de la Petite Rivière Noire, nous avons l’îlot Fortier (habité et relié à la terre par un chemin) et l’îlot Malais (sur lequel on trouve une maison). Un peu plus au sud se trouve l’île aux Bénitiers (aussi connue sous le nom d’“île/îlot du Morne”, comme déjà mentionné ici-même).

    En face du village du Morne, dans le lagon, on trouve un assez escarpé îlot Fourneau (carte de Maurice au 1/25000e) qui est peut-être une “île au Fourneau”.

    Dans la baie de (ou du) Jacotet un îlot corallien que la mer ronge par en-dessous porte le nom d“îlot Sancho”, peut-être en mémoire de l’écuyer de Don Quichotte.

    Près de la plage du Bouchon, dans le Sud, on trouve un “îlot Brocus” qui est n’est isolé de la terre que lors des très grandes marées hautes.

    Au sud de Blue Bay nous avons un îlot des Deux Cocos aussi connu sous le nom d’“îlot Darné”, du nom du médecin qui y avait un campement.

    Près de la passe sud de la baie du Grand Port on trouve un îlot Vacoas (qui ne comporte guère de vacoas), pas très loin d’une île aux Fouquets aujourd’hui plus connue sous le nom d’“île au Phare”.

    Et pour revenir à la photo visible ci-dessus, tout près du village de Vieux Grand Port donc, nous avons nos deux petits bouts de terre, apparaissant sous ces noms sur la carte de Maurice au 1/25000e : l’îlot Chat (la plus petite) et l’île aux Singes. (Cette dernière est aussi indiquée comme “I. Singe”, au singulier, sur la carte de Descubes (1880), îlot sur lequel dans les années 30 des jeunes avaient édifié une case en ravenale.) Toutefois, sur la carte de l’IGN français datée de 1990, on trouve un “Îlot Singe”, le primate en question semblant seul de son espèce à se morfondre sur sa petite île. En revanche, ce qui est nettement plus drôle, sur la carte de la baie du Grand Port dressée par l’Amirauté britannique, carte datant de 1897 (“reprinted 1973” pour l’exemplaire que j’ai à la maison), les deux îlots en question sont indiqués comme suit : “Singe I.” pour la plus grande, “Monkey I.” pour la plus petite. Je crois qu’il s’agit là de ce que les anglophones pourraient qualifier de “monkey business”. :mrgreen:

  9. Siganus, mon île aux Pins se trouve dans la Petite mer de Gâvres, sur le territoire de Riantec, non loin de Port-Louis, dans le Morbihan.
    Une photo trouvée sur wiki
    Votre liste des noms martiens est très poétique, je la verrais bien dans un poème de blaise Cendrars ou de Francis Carco.

  10. marie-lucie

    l’îlot Bernache

    Est-ce que ce pourrait être l’Ile aux Bernaches?

    La bernache est l’espèce d’oie sauvage la plus répandue au Canada et dans certaines parties des Etats-Univs. Elle est brune avec le cou, la tête et les pattes noirs, à part une sorte de grosse tache blanche sur la joue (si ce terme est applicable à un oiseau). Les bernaches sont des oiseaux migrateurs, est-ce qu’il arrive qu’elles (ou certaines de leurs cousines) parviennent jusqu’à l’Océan Indien?

  11. Siganus Sutor

    Très jolie, votre île aux Pins située près de Port-Louis de Bretagne, Leveto. Elle donne envie de prendre un bon bouquin et un dinghy et d’aller s’allonger sous un de ces pins pour lire au calme, jusqu’à ce que le soleil se couche.
     

    Marie-Lucie, je ne pense pas que les oies aient jamais migré jusqu’à Maurice. Le bernache en question serait plutôt un coquillage. Ce qu’en dit le Dictionnaire toponymique de l’île Maurice (volume 4) :

    « Bernache, Ile et Pointe — Rivière du Rempart. Ilot souvent appelé Pointe, se trouvant au nord de l’Ile d’Ambre et séparé d’elle par un étroit chenal. L’Anatife ou Bernache, crustacé cirripède, pédonculé de la famille des lépatidés, renfermant de nombreuses espèces répandues dans toutes les mers et vivant sur les débris flottants, dont des échantillons dérivent occasionnellement jusqu’aux côtes au vent, a pu être la source de la toponymie de l’îlot. Octave Béchet, généalogiste et historien de la période de la Compagnie des Indes, suggère que François de Bernage, ancien mousquetaire et concessionnaire à Rivière du Rempart au temps de la Compagnie, avait peut-être laissé son nom à la “Pointe Bernage”, devenue, par corruption, Pointe Bernache. »

    Ce qui est amusant, c’est que le nom le coquillage connu sous le nom de bernache est aussi appelé bernacle et il semblerait qu’à une époque on pensait que l’oiseau dont vous parlez était issu du coquillage. (On pensait apparemment que l’anatidé naissait de l’anatife, alors qu’étymologiquement c’est le contraire puisque le mot anatife/anatifère dérive du latin anas, anatis, canard.) Ce que disait Littré du bernacle : « 2. Coquillage à cinq valves, qui s’attache aux rochers et à la carène des bâtiments (anatife lisse). Le nom de l’oiseau a été donné au coquillage, parce qu’on croyait autrefois que cette espèce d’oiseau sortait du coquillage. »

  12. Siganus Sutor

    En cliquant ici on peut voir un extrait de la carte de l’Amirauté britannique sur laquelle figure un “Monkey Island” à côté d’un “Singe Island”.

  13. Wow Siganus, magnifique inventaire. Heureusement gu’en géo pour la ‘tite Bourse, on ne devait connaître que les principales îles. J’ai entendu quelque part qu’il y avait eu une inversion entre l’île Ronde et l’île aux Serpents. Sur une carte on voit effectivement que l’île aux Serpents est bien plus ronde.

    Pour repérer les different lieux, j’ai trouvé une carte assez détaillée en PDF permettant de zoomer à loisir (malheureusement, les îles du nord n’y apparaissent pas; sont-elles déjà réservées au tourisme comme je l’ai vu dans ce reportage parlant de l’ouverture « d’amusements » sur l’île Plate en présence d’un ancien ministre du tourisme?).

    En ce qui concerne l’îlot/lîle du Morne, je regardais ce nom récemment sur Google maps. Lors d’une visite à Maurice, cela m’avait étonné de ne plus entendre parler de l’île du Morne, mais de l’île aux Bénitiers, et aussi du caillou à côté qu’on dénommait Rocher aux Bénitiers, ou îlot Bénitiers.
    Mes souvenirs de géographie primaire (au sens scolaire :-)) consistaient en l’existence de l’île du Morne (ou même l’île au Morne) à ne pas confondre avec l’îlot Morne (sans article du/au) qui est le bout de Maurice vers la Pointe Pêcheurs. En regardant avec Google maps, on note qu’en mode plan, cette zone est grisée, et on voit en mode satellite que c’est une (presqu’)île reliée par 2 ponts.
    Cela vous dit-il quelque chose ?

  14. johnwcowan

    The Canada Goose (Branta canadensis) is not the same species as the Barnacle Goose (Branta leucopsis), for which the barnacles or cirripedes were named, specifically the goose barnacles. As the Linnaean name (literally « white-eyed goose ») suggests, the Barnacle Goose has a white head with black patches, whereas the Canada Goose has a black head with white patches.

    In any case, both species are confined to the northern parts of the Northern Hemisphere: the Barnacle Goose on islands in the eastern North Atlantic (northern Britain, Ireland, Svalbard, Novaya Zemlya, etc.), the Canada Goose on the North American continent, Siberia, eastern China, Japan, and a few wanderers in northern Europe. However, the Nene (Branta sandvicensis) is an offshoot of the Canada Goose found in the Hawai’ian Islands: it is the only Branta species to range so far south.

    (Note: The above links are to the French Wikipedia, but the English Wikipedia often has more details.)

  15. johnwcowan

    Arrgh. Sorry about the italics: that is what happens when there is no preview mode.

  16. Marie-Lucie, je découvre grâce à vous une rue des Bernaches, qui a tout à voir avec les oies et rien avec le coquillage, à Trois-Rivières (district de Pointe-du-Lac).
    Pour l’anecdote, la bernache est aussi un vin nouveau, à peine fermenté, fabriqué en Touraine. Faut aimer, sinon c’est pas bon.

  17. marie-lucie

    Leveto, justement, cette rue se trouve dans une ville du Québec. Le texte du bas donne une description de la bernache canadienne, et aussi son autre nom: l’outarde.

    Quant au coquillage, c’est une bernacle, d’où vient certainement l’anglais barnacle (en français, c’est aussi une balanne).

    Ce coquilage est assez bizarre: non seulement il a cinq côtés, ce qui lui donne un aspect plus minéral qu’animal, mais lorsqu’il s’entrouvre on en voit émerger des sortes de petites plumes, c’est pourquoi on croyait autrefois qu’il s’agissait d’une « larve » (si on peut dire) d’oiseau, d’autant plus que les Anglais et autres Nordiques ne voyaient les barnacle geese, oiseaux migrateurs, qu’en hiver et ne savaient donc pas comment elles se reproduisaient (en été, dans l’Arctique, mais comme n’importe quels autres oiseaux).

  18. Merci pour vos commentaires, on l’a lu pour préparer notre sujet sur l’ile aux bernaches. Très intéressant.

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