Tabagie Le Melon d’eau

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20 réponses à “Tabagie Le Melon d’eau

  1. Désaltérant!

    Pour le coup le nom est super bien trouvé vu le magnifique étal disponible. Sinon, petite anecdote marrante. La première fois que j’ai parlé de « melon d’eau » en France, les gens m’ont regardé avec des yeux comme des soucoupes. Même si le terme existe peu de gens le connaissent. Ici c’est pastèque et rien d’autre.

  2. Tiens, je viens de mieux regarder la photo. Le monsieur n’avait pas bien l’air d’apprécier que tu le prennes en photo 😀 .

  3. lorraine lagesse

    J aurais peind la boutique en Rose pale car l intérieur du melon d eau est de cette couleur n est ce pas ???

  4. Dans ce cas il aurait fallu peindre l’extérieur en vert foncé et l’intérieur en rouge rosé. Mais les melons d’eau les plus nombreux sur cette photo sont d’une variété à la peau plus claire et à raies. Je ne me rappelle pas les avoir vus dans mon enfance, n’ayant de souvenirs que de melons d’eau à la peau uniformément vert très foncé. L’autre variété doit avoir été introduite à Maurice à une époque plus récente.

    Pépé, merci de me confirmer que l’expression “melon d’eau” aurait sa place dans la liste de mauricianismes !

  5. He should be pleased, not irate. This is very likely the most expansive advertising campaign Tabagie le Melon d’Eau has ever received!

  6. @Siganus, la variété que tu as sur la photo est la « pastèque ». D’ailleurs une recherche sur Google avec le mot clé pastèque te donnera ces cucurbitacées avec des rayures. C’est la même qui est appelée « melon d’eau ». Le melon d’eau mauricien est toujours appelée « pastèque » en France mais a la peau toute verte.

    De par l’utilisation du terme, je pense que « melon d’eau » est un mauricianisme comme le seraient « broc » ou « cocasse ».

  7. A souligner que phonetiquement, nombreux mauriciens disent « mélondo » ou « moulon do »

  8. @Siganus, on peut profiter de ce billet pour revenir sur un mauricianisme commun, la (le?) tabagie qui est soit un lieu rempli de fumée ou un débit de tabac. Dans le contexte mauricien c’est une toute petite épicerie, souvent de quartier, qui vend de tout.

  9. Siganus Sutor

    Oui, oui, Pépé, il est prévu de traiter la tabagie tôt ou tard… 🙂 Mais le sujet est si vaste — tabagie, taba-J, tabazi, etc. — que je traîne un peu des pieds dans ce cas-ci. (Mais je poursuis ma documentation photographique…) Et puis si j’épuise trop vite les mots de ma liste, que va-t-il me rester à dire, hein ? :mrgreen:

    “Broc” n’est pas un mot utilisé en France ? J’aurais dit que le “jug” — comme disait parfois ma mère quand elle préparait un bon jug de jus de bigarade pour ses enfants — est sans nul doute un mauricianisme, mais je ne le pensais pas pour ce qui est du broc (prononcé “bro”).

    Pour les melons d’eau, regarde bien : il y a deux variétés sur la photo. Mais il est vrai que les rayés (plus pâles), ce que j’appellerais la “nouvelle variété”, sont plus nombreux, et placés plus en évidence. La variété “traditionnelle”, quant à elle, est posée à même le trottoir.
     
     
    Courpa, certains disent moulon do ? Ha, ça sonne presque comme l’impératif du verbe “mouler” (mâcher, mâchouiller, manger), suivi de l’interjection “do !”
     
     
    NoDeli, I can only hope he will then start to smile! Yesterday people threatened to call the police while I was taking a photo of a sign painted on their boundary wall (even if I was standing on the public road). It seems to me that people in Mauritius are becoming increasingly aggressive. Maybe they are over-stressed.

  10. marie-lucie

    Je crois que melon d’eau est une traduction littérale de l’anglais watermelon. Vert ou rayé, j’appelle toujours ce fruit une pastèque.

    Le broc (typiquement fabriqué en tôle émaillée) existe bien en France, mais il se peut qu’on ne l’emploie plus guère maintenant que tout le monde a l’eau courante à volonté. Autrefois on en avait besoin pour transporter de l’eau à l’intérieur d’une maison, par exemple de la cuisine à la chambre où l’on faisait sa toilette. Mais cet ustensile est trop grand (trop haut) pour qu’on s’en serve à table: c’est plutôt dans une cruche que je mettrais l’eau ou le jus destinés à la table de la salle à manger.

  11. Bon je dois dater quelque peu mais le melon d’eau comme le broc, sont des mots courants en France ! Un broc n’est pas une carafe.
    Ce jour là il n’y avait pas de tabagie sur Maurice :

  12. marie-lucie

    Arcadius,

    Moi aussi je « date », mais ne vivant plus en France depuis longtemps (j’y reviens quelquefois en visite), j’hésite toujours à affirmer que tel ou tel mot est employé ou non dans la vie courante. Malgré tout, quand j’étais jeune, on ne voyait de pastèques que dans le Midi de la France, pas dans le Nord. J’avais rencontré le mot dans des textes sur l’Afrique du Nord, bien avant d’en voir sur les marchés dans le Midi, sans parler des régions situées plus au Nord.

    Je viens de regarder dans le Trésor de la Langue Française Informatisé, et les citations de « pastèque » (autrefois « pateque », mot emprunté à l’arabe) sont plus anciennes que celles de « melon d’eau » qui semble être plutôt un terme de botanique (au moins dans les citations). J’ai appris « melon d’eau » seulement récemment, des années après le mot anglais « watermelon », fruit très consommé en Amérique, surtout l’été. J’ai toujours pensé qu’il s’appelait ainsi à cause de sa chair extrêment juteuse. Le terme « melon d’eau » donne plutôt l’impression qu’il pousse dans l’eau.

    Et vous avez parfaitement raison, le broc n’est certainement pas une carafe, ni même une cruche, c’est pourquoi il n’est pas à sa place sur une table où l’on mange, comme j’ai écrit plus haut.

  13. marie-lucie

    Wikipédia.fr emploie indifféremment pastèque et melon d’eau – peut-être parce que l’article a été écrit par deux personnes différentes.

    Wikipedia en anglais dit que la permière attestation de watermelon (fruit contenant plus de 90% d’eau) date de 1615 – plus tôt que celle de melon d’eau en français.

  14. Un broc ?
    Me reviennent en mémoire mes années de lycée et des repas pris à la cantine. Sur la table un broc d’eau en fer blanc pour six. Plaisanterie quasi quotidienne, comme un rituel :
    « – Passe moi l’eau !
    « – Avec ou sans le broc ? »
    On savait rire, en ce temps là.

  15. Et vous, Leveto, vous qui vivez dans le Midi, diriez-vous que “melon d’eau” est une appellation aussi courante que “pastèque” en France ?

    Il me semble (souvenir de mon temps d’étudiant) qu’en France on dira plutôt “pichet” que “broc”, non ? Quand on me dit “broc”, je vois pour ma part un récipient en verre pourvu d’un manche — quelque chose comme ça.

  16. Voici un petit broc :

    Généralement en fer blanc, peint ou émaillé, il permettait le service mais était aussi une mesure pour le vendeurs de vin au détail, les brocheors (vieux métier)

  17. En Provence, nous n’avons qu’un melon, celui de Cavaillon !
    Tout le reste mérite à peine qu’on lui donne un nom et, quand il le faut, on parle alors de « pastèque » sans distinction de variété …
    « Melon d’eau  » est apparu très récemment, sans doute importé par les touristes ou les immigrés nordistes, mais n’est pas du tout employé par les Provençaux, ça fait vraiment trop parisien !

    P.S voilà très exactement à quoi ressemblait le broc sur la table de la cantine de mon lycée

  18. marie-lucie

    C’est bien un broc! je vois bien ça sur une table de cantine (avec 10 ou 12 potaches à la même table), mais en général pas dans une famille. J’aurais dû dire « pichet » (ou simplement « pot à eau ») pour l’ustensile de la table familiale.

    Leveto, je suis contente de voir que vous êtes d’accord avec moi: une pastèque, c’est autre chose qu’un melon, même s’ils sont vaguement apparentés au point de vue botanique. « Melon d’eau », ce n’est qu’un vulgaire anglicisme, même s’il date de plusieurs siècles (bien avant qu’on trouve couramment ce fruit dans toute la France – on a dû importer récemment ces fruits et leurs graines d’Amérique et traduire « watermelon » littéralement sans se rendre compte qu’il y avait déjà le mot « pastèque » pour une variété locale).

  19. C’est curieux que votre « pastèque » soit tirée de l’arabe, comme notre « sandía », d’un autre mot arabe relié avec Sind, la région du Pakistan qui est son origine présumée.
    Et horreur !, je viens de lire que le castillan a aussi sa version de « melón de agua », jamais écoutée ; seulement cela m’a été utile à savoir le mot anglais, comme une règle mnémotechnique.

  20. « Melon d’eau » est apparu très récemment, sans doute importé par les touristes ou les immigrés nordistes, mais n’est pas du tout employé par les Provençaux, ça fait vraiment trop parisien !

    Leveto, je ne sais pas si dans la phrase ci-dessus vous parliez de “touristes” en général ou de “touristes nordistes” en particulier, mais peut-être faudrait-il voir là l’influence de touristes martiens. :mrgreen:

    Car sur leur riante planète, les Martiens parlent tous (je pense) de “melon d’eau”, jamais de “pastèque”. Celui qui me regardait d’un air un peu soupçonneux alors que je “tirais” une photo de sa tabagie, eh bien je ne suis pas certain qu’il aurait su de quoi je pouvais bien parler si je lui avais demandé le prix d’une pastèque. “Pastek-la comien ?” “C’est combien une pastèque ?” Non, je ne pense pas que cela aurait fait “tilt”, sauf s’il avait déjà reçu la visite de beaucoup de touristes nordistes français, ce qui aurait éventuellement pu le familiariser avec ledit mot pastèque.

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