Pirogue près des brisants

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11 réponses à “Pirogue près des brisants

  1. Comme d’habitude, faut les trouver les brisants… La pirogue, c’est celle qui est sous l’eau (la tache sombre au fond de l’eau)?

  2. Non, la tache sombre au fond de l’eau est le bateau de Rackham le Rouge. La pirogue est bien plus éloignée : en cliquant sur la photo et en la regardant en “full size”, dans l’axe de la tache noire, au loin, on arrive à distinguer un petit bateau avec deux personnes dedans. Et on voit les brisants*.
     
     
     
    * Je ne suis pas sûr d’avoir mis “brisants” dans la liste de mauricianismes, chose que des Français orthodoxes appelleront peut-être plutôt “récifs”, non ?

  3. @ Siganus K
    Alors là, fallait le faire!!
    La pirogue est vraiment invisible quand la photo est en taille normale…
    Pouvez-vous nous donner le nom de la plage, siouplé?

  4. Ah oui! La c’est une photo prise de très loin. Sans la « haute def » on ne voit vraiment pas les pêcheurs. Brisant reste un synonyme de récif quoiqu’il en soit.

    @Torpedo, selon le nom de la photo, ce serait Case Noyale.

  5. Ah mais non Siganus ! Vous n’allez pas vous approprier aussi les brisants ! Pensez aux naufrageurs de Bretagne.

  6. Zerbinette : Pensez aux naufrageurs de Bretagne

    Euh, je n’ai pas eu l’honneur de rencontrer ces messieurs, et je serais bien en peine de dire quoi que ce soit quant à leur vocabulaire. Il me semble cependant que le mot “brisants” — au pluriel — renvoie à quelque chose d’assez caractéristique à Maurice : il s’agit de la barrière de corail assurant la transition entre le lagon et “en dehors” (“endéor” en créole), autrement dit l’endroit où le fond remonte, là où viennent s’écraser les vagues du large.
     
     
    > Pépé

    Oui, la photo a bien été prise au large de Case Noyale.

  7. Les naufrageurs étaient connus en Bretagne. Les « brisants », s’ils sont d’origine Bretonne, auraient donc une légitimité à Maurice car l’évolution du pays lors de l’occupation Française a bien sous l’autorité d’un Breton et de son équipe. A l’origine le coeur du pays était à « Mahé Bourg » et nous savons qu’ils détestaient y accoster à cause des récifs trop dangereux. Ces derniers étaient synonymes de pertes de navires… des brisants quoi.

  8. Pépé, il me semble que les brisants à la française, ceux des naufrageurs bretons donc, sont/étaient surtout constitués de rochers situés plus ou moins près des côtes. A Maurice, on appellera ces choses-là “des roches”. (“Bato inn kraz lor ros”, ou “on a failli de taper avec les roches”, par exemple.) A Maurice, donc, les brisants ne sont pas ces rochers-là. Le mot est utilisé exclusivement (me semble-t-il) pour la barrière de corail, en général située à une certaine distance du rivage — comme à Mahébourg ou à Case Noyale, mais aussi à Flic-en-Flac, à La Cambuse ou à Trou aux Biches, là où les brisants sont plus proches. Par exemple, je ne pense pas qu’ici on appellera “brisants” les rochers visibles sur cette photo-là :
    https://mauricianismes.wordpress.com/2009/12/19/isle-of-man/
    Pourtant, les vagues s’y brisent bel et bien, et les bateaux aussi si jamais ils avaient le malheur de se retrouver là-dessus.

  9. GT translates brisants as breakers, which in English refer to the waves themselves rather than what produces them, be it a barrier island, a reef or merely the shore. A wave breaks when it takes on the characteristic curled-tube shape as a result of friction with what is below.

    So that suggests what might be the case in standard French. But it’s also possible that GT does not know this and is just being over-literal.

  10. Je comprends bien Siganus, nous n’employons pas le mot dans le même sens, nous dirions plutôt barrière ou récif de corail (mais il n’y en a pas beaucoup sur les côtes bretonnes…) !

    Les brisants sont ces rochers qui affleurent l’eau (comme vos coraux) et donc à cause de cela très dangereux puisque peu visibles de loin (surtout que nos eaux sont loin d’être aussi claires que les vôtres). Pépé le Beagle a peut-être raison pour l’origine du nom.

  11. En effet, Zerbinette, et la barrière de corail s’appelle barrier reef en anglais, reef se traduisant par récif.

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