Allez, l’avoué, avoue !

RAZIA RAJAH
AVOUE
 
A. RAJAH
AVOUE
 
ZOHRA NAZROO
AVOUE

 
 
 

M. CONHYEDOSS
AVOUE
 
R.PURRYAG
AVOUÉ
 
GHOSE SOLICITORS
(Last in the corridor)
(AVOUES)
MUNN DATTA GHOSE
ANJU. K. GHOSE
 
AFZAL AGOWAN
AVOUE
 
RAJEN RAMDEWOR
ARPENTEUR JURE

 
 

Њ

 
 
Un problème d’accent ?

Et quand l’avoué est une femme, devrait-on dire et écrire “une avouée” ?

Lorsqu’on est un charretier on jure beaucoup, au point que c’en est devenu proverbial, mais il semblerait que lorsqu’on est un arpenteur on ne donne pas sa part au chien non plus, au point même de le mettre sur son enseigne*.
 

La conjugaison du verbe avouer.

 
 
 
 
* Il s’agit là d’un persiflage un peu facile, je l’avoue.

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20 réponses à “Allez, l’avoué, avoue !

  1. Une question pour les alter-francophones qui viendraient errer par ici, en particulier ceux ayant quelque expérience du monde judiciaire : “avoué” est-il un mot relativement courant de nos jours (hors de Maurice) ? J’ai l’impression qu’en France, par exemple, on trouve des avocats ou des notaires mais guère d’avoués. Impression trompeuse ?

  2. Jusqu’à une date récente, les avocats s’occupaient des affaires criminelles, les avoués des affaires civiles, et les notaires du bon ordre des propriétés, en particulier des transferts de propriété (héritage, achat, vente, contrats de mariage, etc). Il semble que le rôle des avoués, qui touchait à la fois à celui des avocats et celui des notaires, ait d’abord subi quelques transformations, et que finalement il ait été décidé que les avoués seraient désormais classés parmi les avocats, ce qui fait que le mot n’aurait plus de raison d’être. Pour les affaires embrouillées, le même cabinet d’avocats pourrait donc s’occuper à la fois de l’aspect civil et de l’aspect criminel.

  3. Marie-Lucie, si je comprends bien ce que vous dites le métier d’avoué — ou la charge d’avoué, si c’est comme cela qu’on dit — n’existerait plus en France ? Ici les avoués fleurissent comme les flamboyants en décembre. Leur métier correspond à ce que vous dites, avec quelques nuances. En fait il répond bien à la définition que donne le Collins (unabridged) du mot solicitor :

    1. (In Britain) a lawyer who advises clients on matters of law, draws up legal documents, prepares cases for barristers, etc., and who may represents clients in certain courts.

    Je ne crois pas, cependant, malgré certaines associations qui peuvent être faites, qu’un avoué pourrait faire du mal à une mouche, autrement dit qu’il pourrait soumettre qui que ce soit à la question (afin de le faire avouer).

    En anglais il existe par ailleurs une trâlée de termes pour les différents “hommes de loi” (un mauricianisme ?) : solicitor donc, mais aussi barrister (celui qui peut plaider dans les plus hautes instances), attorney, advocate ou counsel. (J’en oublie sans doute.)

  4. Me voilà brutalement saisi par/d’un grave doute : “afin de le faire avouer” ou “afin de lui faire avouer” ? “Faire avouer qqch à qqun”, donc lui. Mais la forme “avoue-le” me semble correcte aussi (“avoue ta faute”, ou “avoue” tout court). Les deux formes seraient donc possibles dans ce cas…

  5. “afin de le faire avouer” ou “afin de lui faire avouer” ?

    Le verbe « avouer » peut être transitif ou intransitif, tout comme « manger ». Il ne cesse pas d’être l’un ou l’autre s’il suit le verbe « faire ».

    Au sens intransitif: « Fais-le manger » (on ne dit pas ce qu’il doit manger, pourvu qu’il mange), donc de même: « il faut le faire avouer » (il est suspect, mais on ne mentionne pas ce qu’on pense qu’il a fait – ou bien on sait qu’il est innocent, mais on veut le rendre responsable du crime).

    Au sens transitif: « Fais-lui manger sa soupe »: ici « manger » a un objet direct: « sa soupe »; la personne qui doit « manger sa soupe » est donc objet indirect, et le pronom doit être « lui ». Même chose pour « Il faut lui faire avouer son crime (etc) ». Ici, la phrase avec « lui » serait incomplète sans l’objet direct du verbe, « son crime ».

    solicitor: je crois que ce mot comprend plus ou moins les anciennes fonctions des avoués et celles toujours courantes des notaires. Dans les romans policiers anglais, la personne qui détient le testament du défunt et en fait la lecture aux héritiers assemblés est toujours un « solicitor », mais celle qui a la même fonction dans la littérature française est « un notaire ».

  6. Et aussi : Avoue le lui, fais le lui avouer…..

    Pour le moment les avoués sont en sursis jusqu’en 2012. Suite à un accident de voiture, nous avions pris un avocat (pris en charge par notre assurance) pour défendre nos droits (une de mes filles ayant été sérieusement touchée) ; comme la partie adverse avait fait appel, nous avons dû faire appel (nous aussi ;-)) à un avoué pour nous représenter devant la cour d’appel, l’avocat n’étant plus compétent devant cette juridiction !

    NB : l’affaire a mis 10 ans à se régler pour qu’in fine la compagnie d’assurance empoche « par erreur » !!! l’indemnité à notre place. Inutile de vous préciser que j’ai dépensé une fortune en courriers et en coups de téléphone !

  7. PS : 10 ans entre le jour de l’accident et le règlement de la totalité de l’indemnité, pas entre le moment de la saisie de la cour d’appel et le règlement tout de même ! La justice est lente mais pas à ce point là. Le plus redoutable : les « vacances judiciaires », en gros de juin à octobre on a l’impression que tout s’arrête.

  8. M.-L. : Au sens transitif: « Fais-lui manger sa soupe »: ici « manger » a un objet direct: « sa soupe »; la personne qui doit « manger sa soupe » est donc objet indirect, et le pronom doit être « lui ».

    Le pronom objet indirect lui est ici à la place de “à X…” : “Fais manger sa soupe à Marie-Lucie” => “Fais-lui manger sa soupe”. Il n’est pas accentué (le féminin ne se distingue pas du masculin).

    Pour ce qui est du trait d’union entre “fais” et “lui”, longtemps j’ai hésité à son sujet, et il me semble que je ne n’ai pas tendance à le mettre dans le cas de l’objet indirect, au contraire de l’objet direct (comme dans “regarde-la” ou “donne-le” par exemple). Mais dans l’expression “donne-le-moi” je mettrais naturellement deux traits d’union, ce qui voudrait dire qu’il en faudrait un aussi dans “fais-lui”. Cependant, écrire “parle-lui”, “prenez-leur tout ce qu’elles ont dans leur sac” ou “prête-lui ta plume” me ferait douter…

  9. nous avons dû faire appel à un avoué pour nous représenter devant la cour d’appel, l’avocat n’étant plus compétent devant cette juridiction

    Zerbinette, c’est étonnant ce que vous dites là. Je croyais que la cour d’appel était une instance plus élevée que celle délivrant le premier jugement, et je ne comprends pas comment il se fait qu’un avocat ne puisse pas plaider devant une telle cour. Car pour moi un avoué est une sorte de suppléant de l’avocat, celui qui l’aide en s’occupant de la paperasserie, et je ne comprends pas comment il peut se substituer à celui-ci devant une juridiction plus élevée.

    Je n’ai pas une très grande expérience en matière judiciaire — Dieu merci —, mais il m’avait semblé qu’on voyait un avoué avant que, les choses s’envenimant, on en arrive à un procès. Par exemple ceux qui vous doivent de l’argent ne vous payent pas malgré plusieurs rappels, vous les “mettez chez l’avoué”. Si une solution n’est pas trouvée entre votre avoué et le mauvais payeur (qui peut avoir son propre avoué), alors il est possible qu’on en arrive à un procès et dans ce cas votre avoué va faire appel à un avocat (ou prendre contact avec votre avocat si vous en avez déjà un). Mais il est possible que les choses se passent différemment à Maurice et en France. Il est possible que le rôle de l’avoué mauricien soit un calque de celui du solicitor anglais.

    La Wikipédia (en français) a une entrée pour solicitor, dans laquelle il est dit ceci :

    En anglais, solicitor désigne un type d’avocat du système de droit de la common law qui pratique la postulation, le conseil, la rédaction d’actes sous seing privé et pièces de procédure, la négociation immobilière, et toute autre fonction extrajudiciaire. Il est juriste généraliste et auxiliaire de justice des pays de tradition de droit anglais, dont le Royaume-Uni, Hong Kong, l’Irlande, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, l’Inde, anciennement au Canada, mais absent aux États-Unis (voir infra).

    Dans la plupart des États de common law, l’avocature est divisée entre le solicitor qui représente et conseille ses clients, et postule pour leur compte, et le barrister (avocat plaidant) qui, par l’intermédiaire du solicitor, assiste devant les cours, a le monopole de la plaidoirie et rend des avis et consultations. Le solicitor ressemble ainsi sur beaucoup de points à l’avoué et partage avec celui-ci ses fonctions lors de la représentation ad litem. En revanche, c’est à l’avocat et à l’ancien conseil juridique que le solicitor ressemble sur le plan extrajudiciaire.

    […]

    Dans le système de droit anglais, le solicitor traite toute activité contentieuse, pré-contentieuse ou extra-contentieuse, à l’exception de l’assistance des justiciables devant les tribunaux, et notamment, la plaidoirie, sous réserve de deux cas : les petites affaires pénales, dites sommaires, jugées en tribunal de police (Magistrates’ Court) et les actions civiles modestes jugées devant les tribunaux d’instance (County Courts), deux cas où l’assistance d’avocat n’est pas requise.

    Mais elle a aussi la page suivante, http://fr.wikipedia.org/wiki/Avoué_(France), où il est dit ce qui suit :

    Aujourd’hui, l’avoué est un officier ministériel chargé de représenter et de conseiller devant une cour d’appel. L’avoué est un auxiliaire de justice.

    Les avoués sont nommés par le Garde des Sceaux et prêtent serment devant la cour d’appel. Leur compétence est limitée au ressort de la cour d’appel auprès de laquelle ils ont été institués pour exercer leur ministère.

    Pour autant que je sache, il n’existe pas de cour d’appel à Maurice (en cas de contestation d’un jugement on fait appel au Privy Council de la reine d’Angleterre), ce qui fait que ce qui est dit ci-dessus à propos du métier d’avoué en France ne pourrait s’appliquer à Maurice. L’acception du mot avoué ne serait donc pas tout à fait la même à Maurice et en France, ce qui ferait un mauricianisme de plus.
     
     
    Et votre fille dans tout cela, elle va bien aujourd’hui ?

  10. Siganus, en ce qui concerne l’avoué, je vous renvoie à un dictionnaire juridique :

    En l’état actuel de la législation, l’avoué est un officier ministériel qui, sauf dans certaines matières pour lesquelles son ministère n’a pas été rendu obligatoire, dispose du privilège de postulation pour engager des procédures et pour conclure devant une Cour d’Appel. Il n’existe d’exception à cette règle que dans les matières relevant du droit social.

    J’avais été aussi surprise que vous lorsque j’avais pris connaissance de cette procédure, mais ne désespérons pas, la réforme est en cours !

    Quant à ma fille, elle est aujourd’hui remise de ses émotions.

  11. Je crois que cette histoire d’avoué dont la fonction est limitée aux cours d’appel est relativement récente. Autrefois il y avait non seulement les avoués ordinaires mais les « avoués plaidants » qui étaient donc un autre genre d’avocats. La réforme en cours va donc unifier les rôles des avoués et des avocats en les appelant tous avocats et en leur permettant de suivre une affaire complexe dans ses diverses ramifications.

    Traits d’union:
    Zerbinette, depuis quand ne met-on plus de traits d’union entre les verbes et les pronoms qui les suivent? Est-ce cela que vous avez appris à l’école, ou est-ce que c’est plus nouveau? J’ai remarqué cette mode (nouvelle pour moi) dans certains articles du Monde (que je lis sur internet), et je vois que vous la suivez aussi: « fais la lui manger » au lieu de l’ancien « fais-la-lui manger ». Un jour j’ai vu dans un message de lecteur: « donne moi en » (au lieu de « donne-m’en »). Est-ce que c’est comme ça qu’on parle maintenant? Est-ce qu’on écrit aussi « dit on », « met on », « vas y »? Et « fait on » toujours la liaison dans ces cas-là? Que se passe-t-il pour le -t- ajouté? Je ne vois pas que l’absence de trait d’union facilite la lecture: les pronoms ont l’air de flotter dans la phrase, sans être reliés au verbe.

  12. depuis quand ne met-on plus de traits d’union entre les verbes et les pronoms qui les suivent?

    Hélas Marie-Lucie, depuis qu’on devient de plus en plus paresseux et négligent ! Et j’ai le regret d’avouer que je n’ai aucune gêne à la lecture.

    En revanche, contrairement aux Anglo-Saxons, je mets toujours une espace entre le mot et le point d’interrogation ou ! ou les : et les ; (en bref : signe double : espace double). 😉

    Le nouveau statut des avoués date de la loi du 31 décembre 1971.

  13. Il existe un article de Wikipédia sur les pronoms personnels qui évoque le cas de l’impératif et qui dit ceci :

    Cas de l’impératif

    À l’impératif, le complément conjoint (neutre ou pas) est relié au verbe par un trait d’union. Il devient obligatoirement postposé et souvent tonique :
    Aidez-nous ! Tenez-vous bien. Dites-leur. Regardez-le. Penses-y. Prends-en.

    Lorsqu’ils doivent être toniques, les pronoms « me » et « te » deviennent alors respectivement « moi » et « toi » :
    Dites-moi. Repose-toi un peu. Donne-le-moi.

    Mais, quand ces mêmes pronoms sont suivis du pronom « en » ou du pronom « y », ils restent atones, conservent leur forme primitive (« me » et « te ») et s’élident (le tiret de séparation devient alors inutile) :
    Donne-m’en. Occupe-t’en.
    Et non pas « Donne-moi-en », « Donnes-en-moi », « Donne-moi-z-en » !

    L’article en question évoque aussi le cas de deux pronoms postpostés (situés juste après le verbe) :

    Cas de deux pronoms compléments postposés

    Il s’agit du seul cas de l’impératif affirmatif et, en présence des deux pronoms compléments conjoints postposés, c’est seulement le second qui peut devenir tonique :
    Demande-le-lui.
    Dans cet exemple, seul « lui » est tonique, « le » reste atone.

    À l’impératif affirmatif, l’ordre des deux compléments postposés suit les règles suivantes :
    Le pronom C.O.D. (« le, la et les ») est toujours en première position :
    Dites-le-nous. Raconte-la-moi. Donne-les-lui.

    Le pronom neutre (« en et y ») est toujours en dernière position :
    Parle-lui-en. Engagez-vous-y.
    En conséquence, les autres pronoms (« me, te, se, nous, vous, lui et leur ») se placent soit après « le, la et les », soit avant « en et y » :
    Dites-le-moi. Demande-les-leur. Parlez-m’en. Souvenez-vous-en.

    MM. Hanse et Blampain (Difficultés du français moderne) précisent pour leur part ceci dans leur entrée consacrée à l’impératif, article 2 « place et forme du prénom complément » :

    2.1.1 Un seul pronom complément

    A. L’impératif est affirmatif

    […] Écoute-moi. Dis-moi. Écoutons-la chanter. Lave-toi. Laisse-le venir. Parle-lui.
    Trait d’union

    […]

    2.1.2 Deux compléments (pronoms personnels, ‘en’ et ‘y’)

    A. Succession de ‘en’ et ‘y’

    On évite aujourd’hui la succession de ‘en’ et de ‘y’ ou de ‘y’ et de ‘en’.

    Littré préconisait: Mettez-y-en. Expédiez-y-en. Cela ne se dit plus; on tourne la phrase autrement: Mettez-y un peu de bonne volonté. Expédiez-en à tel endroit. Mettez-en dans le placard.

    B. ‘En’ ou ‘y’ à la suite du pronom personnel

    Fiez-vous-y. Menez-nous-y. Prenez-l’y. Abstenez-vous-en. Parlez-lui-en.
    Deux traits d’union s’il n’y a pas d’apostrophe.

    Mais on hésite souvent à accepter dans ce cas les deux formes ‘m’y’ et ‘t’y’, qui sont pourtant correctes;
    Menez-m’y. Fie-t’y. Prends-t’y adroitement. Rends-t’y tout de suite. Rends-t’en compte.

    […]

    C. Ordre des compléments directs et indirects

    Après un impératif affirmatif, le complément direct précède généralement le complément indirect: Rends-le-moi. Tiens-le-toi pour dit. Accordez-les-lui. Envoyez-les-leur.
    Deux traits d’union.

    Mais on trouve l’ordre inverse, surtout dans la langue parlée: Accorde-toi-les. On dit plutôt cependant: Accorde-les-toi. […]

  14. « Pour le moment les avoués sont en sursis jusqu’en 2012.»
    zerbinette | 10 décembre 2010 à 14:53 |

    Voilà qui est fait .

  15. « Les avoués passent à la trappe » ► Ils ont changé de robe, ayant dorénavant opté pour la bure ?

  16. OH !!!

  17. Les avoués faisant vœu de silence, voilà qui serait cocasse !

  18. Cocasse au sens mauricien ? (Mignon.)

    Leveto, si on ne veut pas avouer on se tait.

  19. Bon, c’est le moment où … jamais

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