Archives quotidiennes : 15 novembre 2010

Mo MAM twa (pou Pak)

NOW is the TIME
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MAM
LUNDI
PAQUES
2011
BIZIN
CONGE
PUBLIC
ELIEZER FRANCOIS
Public Press


 

Ж

 
Abé zour Pak péna konzé anyway ?

Moi mo pou dimann ki “mardi Pak” ousi li bizin konzé piblik.
 

Ж

 
Bon, en quelle langue est rédigée cette affiche ?

La première phrase, occupant toute la ligne du haut, est en anglais, c’est entendu. MAM est le sigle du Mouvement Authenthique Mauricien (en français me semble-t-il, à moins qu’il ne soit devenu le Mouvma Otantik Morisyen pour faire encore plus authentique, ce qui le changerait toutefois en un MOM aussi maternel que Mam). Mais que dire du reste ?

“Lundi Paques” ressemble à du français, bien qu’il manque la préposition “de” et l’accent circonflexe, mais “bizin” indique clairement que la phrase se conjugue en créole. Alors dans ce cas pourquoi “conge public*” ? (“Conge” rime-t-il avec “songe” ici ?) Écrire “konze piblik” ou “konzé piblik” défriserait-il leur blason ?
 
 
 
* congé public (Maurice) = jour férié (France & divers)

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Un satyre trop rapide

express
adj. et n.m. express [eksprɛs] (mot angl.)
Qui assure un service, une liaison rapide.
 

Ж

 
L’Express, quotidien martien bien connu, tient un site web sur lequel il est possible de laisser des commentaires, démarche a priori louable pour ce qui est de l’ouverture au débat et aux remarques de tous bords — dans la limite de la bienséance et des places disponibles, bien entendu. L’ouverture a toutefois ses limites puisque le journal ne semble autoriser les commentaires que lorsque ce qui est dit n’égratigne pas son ego.

Un article daté du 14 novembre comportait une coquille classique mais néanmoins comique : la confusion entre une satire (œuvre cherchant à ridiculiser quelqu’un ou quelque chose) et un satyre (demi-dieu paillard aux jambes de bouc ou pervers sexuel). On s’en rend facilement compte en cliquant sur l’image ci-dessous :

Faute typographique bégnigne ayant amené votre serviteur à persifler de la sorte :

Lâchez-moi les satyres

« Le Canard Enchaîné, journal satyrique français » — Satirique, le journal. Le satyre, avec un i grec comme il se doit, relève de l’obsession sexuelle. (Tiens, va-t-on publier mon commentaire cette fois-ci ou bien l’espace de « débat démocratique » de L’Express va-t-il modérer à grands coups de ciseaux une fois encore ?)

Las, une fois de plus cela n’a servi à rien de vouloir faire de l’humour grinçant : le commentaire ci-dessus a fini à la poubelle (sélective, la poubelle, car La Sentinelle est vigilante et trie les ordures). Mais au moins l’erreur a-t-elle été rectifiée — en attendant la prochaine.

On continuera donc de regretter que, dans sa rapidité quotidienne — pour ne pas dire sa précocité —, L’Express ne prenne pas suffisamment le temps de se relire, autrement dit de repasser sur ce qu’il produit. A trop se presser même un satyre peut connaître quelques déboires.