Archives quotidiennes : 9 mai 2010

Couc

Couc.
Nom masculin.

Cache-cache, jeu d’enfant où l’un des joueurs doit découvrir (“dépister”) les autres qui sont cachés et, dans certaines variantes, les toucher ou les attraper. (Correspond au jeu appelé “hide-and-seek” en anglais.)

Allons jouer couc la moque !

Je me souviens de ces interminables parties de couc qu’on faisait avec les cousins quand on allait les voir à Beau Bassin.”

A sa première entrée pour couc, Robillard dit ceci : « Exclamation marquant l’apparition d’un joueur de “couc” lorsqu’il se montre à celui qui le cherche pour le narguer. Couc! Je suis ici, tu ne me “mailleras” pas. »

Il ajoute à cette occasion, citant Baker et Hookoomsing, que le mot couc pourrait être une abréviation de “coucou !”. Cela est possible, car il existe un petit jeu que l’on joue avec les bébés et qui consiste à se dissimuler (par exemple derrière le dossier du divan sur lequel se trouve l’enfant), ou simplement à cacher son visage avec ses mains, en disant “couc… couc… couc”, et puis de réapparaître soudainement en criant “alalila !” (littéralement “le voilà !”). Le bébé a généralement une petite frayeur mais, de façon amusante, il y prend souvent goût et cela finit parfois par causer des éclats de rire à chaque nouveau “alalila”.

La version de base du jeu de couc est appelée “couc cassiette” (cachette). Il consiste à dépister (trouver, découvrir, voir) ceux qui se sont cachés. Mais il existe plusieurs variantes. Par exemple “couc maillé”, au cours duquel il faut non seulement trouver mais aussi attraper ceux qui se cachent et cherchent à s’échapper. “Couc maille-en-place” (appelé “couc immobile” par Robillard) est une variante de “couc maillé” dans laquelle celui qui est maillé (attrapé) doit rester prisonnier, immobile à la place où il a été capturé, jusqu’à ce qu’une personne de son camp, encore libre, donc mobile, vienne le délivrer en le touchant.

Nous avons aussi “couc la moque” pour lequel une moque (boîte de conserve), remplie de roches (cailloux) et aplatie du côté de l’ouverture pour la refermer, est lancée au loin. Pendant que le “chercheur” va la reprendre pour la remettre à sa place, les autres vont se cacher. Il doit alors les trouver et, lorsqu’il en a vu un, il doit crier son nom, courir jusqu’à la boîte de conserve et la secouer. Si celui qui a été découvert arrive à la boîte de conserve avant le “chercheur”, alors ce dernier a perdu et rempile pour un tour. Le « gardien » doit à la fois chercher les autres et surveiller la moque car si un autre joueur arrive à l’atteindre et à la secouer avant lui, il a perdu et continue d’être gardien pour un tour supplémentaire. En revanche s’il a vu quelqu’un, qu’il a crié son nom et qu’il arrive à la moque avant ce dernier, c’est celui qui a ainsi été attrapé qui devient gardien au tour suivant.

“Couc marée noire” quant à lui se joue dans le noir, un noir le plus complet possible. Au cours la partie, celui qui attrape les autres doit deviner l’identité de celui qui a été attrapé. Il s’agit en quelque sorte d’un colin-maillard sans bandeau et pour lequel les poursuivis sont aussi aveugles que le poursuivant.

Accessoirement, on peut noter qu’en Belgique et dans le nord de la France une couque est une « pâtisserie flamande de pâte briochée ou feuilletée avec des raisins de Corinthe, servie au déjeuner ou le soir avec le thé ». Il doit faire bon boire du thé et manger des couques après une bonne partie de couc.

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