Le cens des affaires

Élections ou pas, il en est qui ne perdent ni le nord ni le sens des affaires. Si tant est qu’une telle présence d’esprit entrepreneuriale constitue une preuve de maturité à la fois sociale et politique, on pourrait envisager de ne donner le droit de vote qu’à ceux à même de faire preuve de bon sens, donc d’opportunisme, lorsqu’il s’agit de s’enrichir.

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7 réponses à “Le cens des affaires

  1. Montjoie Saint-Denis!

    Chacha dans dholl puri!

    Pathétique

  2. Siganus K.

    Linus, il est vrai qu’à lire ce qui est affiché çà et là on a l’impression que le débat ne vole pas très haut, comme d’habitude. Je ne suis (encore) allé à aucun meeting cependant — une certaine allergie aux décibels et aux index que l’on brandit.

    Peut-être ne mérité-je pas le droit de vote ?

  3. Sig, qui, au fond, « mérite » le droit de vote ? Ou plutôt – et la question est infiniment plus complexe – qui ne le « mériterait » pas ?

    C’est bien toute la question que soulève le titre de votre note…

  4. Siganus K.

    Aquinze, à Maurice il se trouve un certain nombre de personnes — et pas seulement Linus — pour penser que pour que des élections aient un sens un certain cens est nécessaire. La question peut se discuter, en effet.

    Mais la question que je me pose, moi, est de savoir si quelqu’un qui se désintéresse de la politique est un électeur légitime. Je dis cela en pensant avant tout à mon propre cas, mais j’imagine qu’on peut l’extrapoler. Suivre l’actualité politique me casse les pieds la plupart du temps, tant les gesticulations de nos politiciens me paraissent grotesques. Certes, j’ai lu quelques articles, par exemple à propos d’un des meilleurs ministres du gouvernement sortant qui a été viré comme un malpropre. J’ai trouvé cela très mesquin, et la chose m’a interpellé comme on dit — bien que le ministre en question ait par moi été traité de noms d’oiseaux suite à sa réforme fiscale. Mais la plupart du temps toutes les turpitudes de la vie politique martienne me passent au-dessus de la tête. Je n’arrive pas à m’y intéresser, alors que j’entends beaucoup de gens autour de moi s’animer à propos de tel ou tel “évènement” du microcosme politique local, en donnant l’impression d’en savoir long sur ce qui se trame. Moi ça me soûle 90% du temps. Dans ce cas, je ne peux qu’être un électeur mal informé. Je m’astreins à aller voter, mais bien souvent je ne connais même pas le nom à côté duquel je fais une croix.

    Compte tenu de tout ceci, ne devrait-on pas me retirer le droit de vote ?

    Ou, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, ne devrais-je pas m’abstenir de voter ?

  5. Sig, ce que vous décrivez n’est certainement pas propre à Maurice : c’est ce que les gloseurs ès sciences politiques appellent la désaffection des électeurs vis-à-vis de la politique lorsqu’ils commentent des taux d’abstention gigantesques lors de telle ou telle élection… C’est, je crois, une tendance lourde des démocraties modernes, où les « débats » politiques apparaissent finalement se résumer à des petits scoops croustillants sur les turpitudes des uns puis des autres, variant selon la « sensibilité » dont on se revendique.

    Il existe d’ailleurs certaines thèses selon lesquelles l’avènement du suffrage universel n’aurait, au fond, pas modifié les mécanismes de transmission du pouvoir – notamment le principe de transmission dynastique.

    Par exemple cet extrait d’une Tribune parue dans Le Monde en octobre 2009 :

    Sur le plan de la philosophie politique, l’élection a changé peu de choses. On retrouve une transmission héréditaire du pouvoir politique à travers le temps, les formes de gouvernement, de régimes. Au point de s’interroger sur la portée de l’élection comme instrument de démocratisation réelle de nos institutions.

    L’élection est considérée comme l’instrument permettant au peuple d’exercer le pouvoir. On se rend compte qu’elle est un instrument permettant de confier l’exercice du pouvoir à ceux qui le possèdent déjà. Une réflexion de grande envergure est à mener sur la signification du vote dans la construction des pratiques démocratiques.

    L’alternative, c’est l’apparition de l’homme providentiel sorti de nulle part qui, subitement, apparaît comme Le Sauveur Qui Parle Vrai. C’est sans doute un peu ce qui s’est passé avec l’élection d’Obama. Ou celle d’Hitler.

  6. Siganus K.

    Aquinze, dans mon cas je persiste à aller voter, envers et contre tout. Le taux de participation a jusqu’à l’heure été assez élevé à Maurice. Quant à notre Sauveur, nous l’attendons toujours. Qu’ils aient été battus ou pas, on retrouve toujours les mêmes têtes élection après élection, chose inimaginable dans un pays comme la Grande-Bretagne où un candidat battu diparaît des écrans radar pour laisser la place à d’autres.

  7. Moi non plus je ne vote pas- question de responsabilité morale. Mais bon, c’est vrai qu’on n’entends plus parler de Michael Howard, Iain Duncan Smith et al- ils ont, nos cousins grand-bretons un véritable sens du has-been politique. Il est vrai que le droit de vote est devenu un droit héréditaire- je prévois même dans quelques siècles, que ce ne sera plus qu’une formalité pour flatter notre morale d’humanoïdes en voie de robotisation.

    Pour ma part, j’attends le Katéchon, ou Grand Monarque…ou Dernier Tsar

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