Concombre verruqueux

Concombre verruqueux ou saucisson fossilisé ?

Publicités

34 réponses à “Concombre verruqueux

  1. Siganus K.

    Mince, il semblerait que mes connaissances en matière de saucisson laissent un peu à désirer. Je pensais que “saucissonner” voulait dire “découper en tranches/rondelles”, d’où “subdiviser en sous-parties” (“saucissonner un contrat” par exemple), mais le Harrap’s anglais-français que j’ai sous les yeux ne mentionne que les définitions suivantes :
    1. vt To tie up like a sausage.
    2. vi To picnic, to eat a snack.

    Je me faisais alors la réflexion que le saucisson n’était pas la seule chose que l’on découpait en tranches, plus près de nous le concombre étant destiné à subir le même sort. Las, si on ne peut pas saucissonner avec un couteau on ne pourra alors pas concombrer non plus…

    Incidemment, à Maurice un jeu porte le nom de concombre. Il s’agit de ce qu’en anglais on appelle “piggy-in-the-middle”*, le “concombre” étant celui qui se retrouve au milieu à essayer d’intercepter la “boule”.
     
     
    * Quelqu’un ici connaîtrait-il le nom de ce jeu en français, si tant est qu’on y joue en France ?

  2. Siganus K.

    Ah, je ne suis finalement pas encore trop gâteux…

    Robert :
    Saucissonner – 1886 « manger du saucisson » ; de saucisson.
    1. Verbe intransitif. Fam. Manger, sans couverts ou sans table mise, un repas froid. Saucissonner sur l’herbe : pique-niquer. Les voyageurs se mirent à saucissonner dans le train.
    2. Verbe transitif (1954). Découper, répartir en tranches. Émission télévisée saucissonnée par des spots publicitaires.

    Larousse :
    Saucissonner
    Verbe intransitif. Fam. Manger du saucisson, de la charcuterie sur le pouce : Saucissonner sur l’herbe.
    ♦ Verbe transitif. Fam.
    1. Diviser qqch en plusieurs petites parties, en tranches ; tronçonner : Saucissonner un livre en fascicules.
    2. Attacher, ficeler, boudiner qqn comme un saucisson.

    Il devient dès lors possible, pour ceux qui n’ont pas l’habitude du saucisson, de concombrer au lieu de saucissonner quand on tronçonne quelque chose, qu’on le découpe en rondelles. Mais y aurait-il autre chose qui finisse obligatoirement en tranches ?

  3. As children we called it Monkey in the Middle or Keep-away. My son has mentioned a variant, played with a baseball and used by serious baseball players to sharpen their skills, called Pickle. I was reminded of that when I looked at this.

  4. Presto, j’ai pensé à tout ce qui est fait par extrusion sauf les spaguetti, la tuyauterie et le fil de fer. De l’autre coté, les monnaies sont des rondelles mais faites après le laminage.
    Pour « saucissonner » transitif, m’a frappé qu’en 1954 on parlât d’émission saucissonnée de spots ; aujourd’hui le verbe «infester» est plus précis.

  5. marie-lucie

    Siganus, moi non plus je ne connaissais pas l’usage de saucissonner comme ‘couper en tranches’, surtout pas au sens figuré comme dans saucissonner une émission qui m’aurait vraiment laissée pantoise si je l’avais lu quelque part. Mais il me semble que le verbe infester n’est pas vraiment équivalent.

    Je comprends le sens équivalent à ‘boudiner’, mais surtout au participe passé, p.ex. une grosse dame saucissonnée dans une robe moulante.

  6. Siganus K.

    > Empty

    On the Wikipedia page, about the name of the game:

    « In the United States, the descriptive name Keep Away seems to prevail, while Canadian children commonly refer to the game as either Pig in the Middle (Western Canada) or Monkey in the Middle (Eastern Canada, parts of New England, and parts of the Midwest). In the UK and Australia, the name Piggy in the Middle is used exclusively. The game is also common in Turkey under a name which translates to Rat in the Middle, in Denmark where it is known as what translates into Butter blob, in the netherlands they call it aap in het midden and Silly Johnny in Poland. »

    To this list the word concombre (cucumber) should therefore be added as the name of the game in Mauritius. It doesn’t seem to have a name of its own in French (there is also no wikipedia.fr page about it), so I propose that the Académie française includes concombre with this acceptation in its dictionary.
     
     
    Jesús : Pour « saucissonner » transitif, m’a frappé qu’en 1954 on parlât d’émission saucissonnée de spots ; aujourd’hui le verbe «infester» est plus précis.

    Je ne pense pas que le Petit Robert soit en train de dire qu’on parlait d’émission saucissonnée de spots en 1954, mais plutôt que l’expression saucissonné dans le sens de découpé en morceaux/tranches/rondelles est attestée depuis 1954. On pourrait probablement aussi dire “une émission hachée par les spots publicitaires” (spots d’ailleurs en général appelées “réclames” à Maurice, ce qui est peut-être une particularité locale supplémentaire).
     
     
    Marie-Lucie : moi non plus je ne connaissais pas l’usage de saucissonner comme ‘couper en tranches’

    Pour ma part c’est surtout le sens intransitif qui m’aurait laissé pantois. Je n’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’on saucissonnait dans le train, sur l’herbe ou où que ce soit. Je me demande à quel point l’usage dans ce sens est encore répandu. En revanche les deux autres acceptions du Larousse me sont familières.

    Sinon, Marie-Lucie, vous n’avez jamais joué ou vu jouer à ce jeu au cours duquel un enfant (parfois un adulte), le “concombre” donc, se trouve entre d’autres enfants et essaye d’intercepter le ballon ou la balle qu’ils se lancent ?

  7. zerbinette

    Oh, on saucissonne depuis très longtemps, comme vous pouvez le voir sur cette photo des restes du temple de Zeus à Olympie :

    😉

    En tout cas, c’est une expression que j’emploie personnellement dans le sens de couper en tranches, plus particulièrement pour ces feuilletons sirupeux qui sévissent en début d’après-midi sur les écrans de télévision depuis plus de trente ans et où en vingt minutes, on voit au moins une douzaine de séquences avec douze couples différents qui nous jouent le « je t’aime, moi non plus ».

    Quant aux « réclames » que nous regardions jadis sur les affiches, elles ont fait place depuis longtemps à la PUB !

  8. marie-lucie

    on saucissonnait dans le train, sur l’herbe ou où que ce soit

    Si, car le saucisson est un aliment qu’on emmenait facilement en pique-nique autrefois, y compris dans les trains (mais ce n’était pas considéré comme très élégant, surtout s’il s’agissait de saucisson à l’ail).

    Je n’ai jamais eu de télévision chez moi, et dans ma famille en France on ne la regarde guère, c’est pourquoi je ne suis pas au courant du vocabulaire de cette branche de la vie moderne.

  9. Siganus K.

    Zerbinette, c’est bien ce que je me disais, réclame semble être le mot employé autrefois en France, mot remplacé par “pub” aujourd’hui.

    comme vous pouvez le voir sur cette photo des restes du temple de Zeus à Olympie

    Dans ce cas-là il me semble que le saucissonnage était intrinsèque, comme s’il s’agissait d’un saucisson pré-découpé. Dans le cas de ma photo à moi ce n’est pas le cas. Il s’agit d’un élément monolithique que l’on découpe ultérieurement.

    Sinon, Zerbinette, pas d’indice quant au nom utilisé en France pour parler du jeu de concombre, a.k.a. Piggy in the Middle ? Ne me dites pas qu’il y est inconnu : même les Turcs, les Hollandais ou les Anglais y jouent ! Vos petits-enfant ont bien dû vous faire devenir concombre entre eux j’imagine.

  10. zerbinette

    Après enquête auprès de mon petit-fils, il m’a indiqué « la bouteille », mais ce doit être une utilisation purement locale ! Et je n’arrive pas à trouver l’équivalent français de votre « Piggy in the Middle ».

    Personnellement je n’ai pratiqué que le « ballon prisonnier » qui se joue avec deux équipes. Je n’ai jamais été concombre, ni saucisson d’ailleurs !

    A ce sujet, Marie-Lucie, c’est vous qui m’avez « interpellée » avec votre « grosse dame saucissonnée dans une robe moulante », je la voyais en rondelles ! 😉

    Dans ce cas là, j’emploie toujours l’expression « boudinée ».

    Sig, quant à votre élément monolithique « saucissonné », j’avoue que je ne comprends pas bien le but ? D’ailleurs ça se trouve où ? et ça sert à quoi ?

  11. Siganus K.

    Je n’ai jamais été concombre, ni saucisson d’ailleurs !

    Quelle chance vous avez eue, Zerbinette… Quant à être “bouteille”, pourquoi pas. A mes yeux ça serait aussi inexplicable que d’être “concombre”, expression dont personne autour de moi ne semble connaître l’origine.

    Quant à ce “ballon prisonnier” que vous mentionnez, l’expression m’est vaguement familière mais je n’arrive pas à me souvenir de quoi il s’agit. Vous pourriez rafraîchir ma vieille mémoire ?

    Mon élément monolithique saucissonné ? Disons que ce sont de futures ruines antiques mauriciennes !

    Non, il s’agit en fait d’un pieu en béton. Quand le terrain en surface est trop mauvais pour fonder un bâtiment, on peut se retrouver à faire ce qu’on appelle des fondations profondes, lesquelles, la plupart du temps, sont constituées de pieux en béton ou en métal enfoncés dans le sol ou coulés dans un trou fait dans le sol (forage ou tube battu). Mais ils peuvent aussi être en bois, comme à Venise par exemple, lesquels arrivent à donner satisfaction pendant longtemps.

    Dans le cas de pieux en béton, il convient d’enlever le béton de la partie supérieure du pieu, lequel est souvent contaminé par la boue lors du coulage. C’est aussi de cette façon qu’on amène la tête de pieu au niveau requis, car il est très difficile de s’arrêter à un niveau précis pendant le coulage qui se passe presque en aveugle et dans des conditions souvent très boueuses et difficiles. Cette opération de recoupage s’appelle le trimming. Les Français, qui vivent en quasi-symbiose avec le vin et le saucisson, ont un autre nom pour décrire cela : ils parlent de recépage. En recépant le pieu on casse donc le béton du haut, et pour faciliter cette tâche certains préfèrent le prédécouper sur une certaine profondeur avec un grinder (disqueuse) avant d’amener le breaker (marteau piqueur).
     
     
    Zerbinette, vous auriez en tête une chose qui, à l’instar du saucisson ou du concombre, est prédestiné à finir découpé en rondelles ? J’ai beau me creuser la tête, je ne trouve rien d’autre. (Okay, on peut sans doute râper un concombre plutôt que le couper en tranches, mais je ne crois pas que ce soit là une façon très courante de le consommer.)

  12. zerbinette

    Sig, merci pour l’explication, je trouvais vos pieux-concombres très « intriguants » !

    Ce matin, j’ai découpé des carottes en rondelles pour accompagner une selle d’agneau et il m’arrive aussi de découper des courgettes en rondelles pour les faire frire.

    Sinon, on découpe aussi le jésus, mais c’est toujours pour saucissonner….

    Pour jouer au ballon prisonnier il faut découper, deux équipes, peu importe le nombre de joueurs, ils se mettent de chaque coté d’une ligne et essaient de dégommer les joueurs adverses en leur tirant dessus avec le ballon. Le joueur qui est touché par le ballon sans avoir pu le rattraper est alors « prisonnier » derrière les lignes ennemies, ses équipiers essayant de lui lancer le ballon assez fort et assez haut pour qu’il puisse se libérer en faisant prisonnier à son tour un des joueurs adverses. Si le ballon a touché le sol, il peut être ramassé par n’importe qui.

    La partie s’arrête quand tous les joueurs d’une équipe sont prisonniers ou lorsque sonne la cloche de la rentrée des classes car ce jeu était beaucoup joué dans les cours de récréation. Les élèves rentrent alors en classe pour calculer combien de rondelles on peut faire dans un concombre masqué.

  13. >Siganus K.
    Le jambon plus il est découpé en tranches fines plus il a meilleur goût. Le jambon de porc ibérique dit « de bellota » (de glande de chêne vert) même reste «collé» dans l’assiette retournée s’il a été bien découpé.

  14. Zerb

    J’ai moi aussi tout de suite pensé au ballon prisonnier (ou « balle au prisonnier », je n’ai jamais su au juste l’appellation exacte, il semble que les deux soient admises), et j’ai dû vérifier les règles pour me rendre compte que ce n’était pas le jeu décrit par Sig.

    Cela dit, j’ai quand même bien l’impression d’avoir joué jadis à la balle au prisonnier comme le décrit Sig, le « prisonnier » étant bien le « concombre » coincé au milieu du cercle qui ne pouvait se libérer qu’en attrapant le ballon lancé par les joueurs formant le cercle….

    Quant au premier « saucissonnage » qui m’est venu à l’esprit, c’est celui des marchés publics, mais c’est sûrement de la déformation professionnelle… (voir ici par exemple).

  15. marie-lucie

    Dans mon école, on jouait au « ballon prisonnier », mais je me souviens de m’être demandé pourquoi ce nom, puisque ce n’était pas le ballon qui était prisonnier, au contraire. Le nom originel doit donc bien être « la balle au prisonnier ».

  16. Siganus K.

    Zerbinette : Ce matin, j’ai découpé des carottes en rondelles pour accompagner une selle d’agneau et il m’arrive aussi de découper des courgettes en rondelles pour les faire frire.

    Oui, en effet, j’y avais pensé, mais ce n’est pas là une obligation, les carottes pouvant aussi être râpées ou découpées en morceaux allongés. Le cas des courgettes se rapproche davantage de celui des concombres, mais comme elles sont généralement cuites avec autre chose, leur forme en rondelles est moins évidente.

    Mais, Jesús, vous avez raison pour ce qui est du jambon. Il est lui aussi destiné à finir en tranches, même s’il n’a pas cette forme grossièrement cylindrique qu’on peut voir ci-dessus. Plus c’est fin meilleur est son goût ? On se demande un peu pourquoi. J’aurais imaginé que si la tranche est trop fine il manquerait alors un peu de matière pour que la saveur puisse être pleinement sentie.

  17. marie-lucie

    jambon

    S’il s’agit de jambon fumé à l’ancienne mode (comme le « prosciutto » italien), il peut se découper en tranches extrêmement fines, presque comme du papier, car il est fortement desséché par rapport au produit frais. Le jambon cuit parisien est beaucoup trop mou pour se prêter à cette sorte de découpage sans se déchirer, et en effet il n’a pas autant de saveur.

  18. zerbinette

    Sig, en fait je ne coupe pas le concombre en rondelles, mais à la grecque, en quartiers que j’épépine ; ensuite, soit on les croque en dégustant l’ouzo, soit j’en fait des petits cubes pour une salade.

    Si vous êtes pressé de faire des rondelles :

    http://www.iamnotanartist.org/gif.php?id=03

  19. >Siganus K.
    Pour les tranches fines et leur goût je vous répondrai dans un autre moment avec un peu d’information scientifique.
    Maintenant et comme curiosité, voilà mon paysan d’Estrémadure (maître découpeur) qui a le Guiness en 2008 pour la tranche plus longue : il a découpé un jambon ibérique de 10 kg pendant 1 h 15 min et a obtenu une seule tranche de 6 kg et 19,5 m :
    http://www.spanishtaste.es/blog/loncha-de-jamon-iberico-de-195-metos-es-el-record-guiness
    Cette tranche était trop grosse mais il cherchait surtout la continuité.

  20. Siganus K.

    Sig, en fait je ne coupe pas le concombre en rondelles, mais à la grecque, en quartiers que j’épépine.

    Zut, ma théorie tombe à l’eau. (Mais pour ma part je ne connais le concombre qu’en rondelles, ne l’ayant que très rarement vu râpé.) Il ne resterait donc que le saucissonnage.

  21. zerbinette

    J’ai oublié, des rondelles de……. citron !

  22. Concombre en rondelles? Le Japon, « star » de la technologie de pointe:

  23. Siganus K.

    Mais, Zerbinette, un citron ça se presse au premier chef, non ? (Ensuite, quand vous l’avez bien pressé, vous pouvez en faire ce que vous voulez, comme par exemple lui faire peigner la girafe.)

    Jesús, il s’agit d’un hybride entre un concombre et une carambole ?

  24. marie-lucie

    Siganus, on presse le citron si on n’en veut que le jus, mais il fait très joli coupé en fines rondelles, sur le poisson, dans le thé, etc, où il donne un peu de son jus, assez pour parfumer l’aliment ou la boisson sans lui communiquer trop d’acidité. Naturellement, si on veut des rondelles on ne commence pas par presser le citron!

  25. zerbinette

    Les rondelles de citron agrémentent toutes sortes de boissons alcoolisées ou non, mais si vous tenez absolument à les presser….

  26. >Siganus K.
    Une hybridation avec la carambole ? « ¡Ni por carambola ! » (ni par pour hasard !). En plus du fruit (inconnu par moi), ce mot, en espagnol, est usité avec la signification de «carambolage» mais non pour la boule rouge. D’ailleurs comme hasard.
    Ma grand-mère avait un oranger avec une branche de citronnier.
    Ah ! Le jour qu’on réussisse à hybrider le porc et le mille-pattes…, comme je dis parfois.

  27. zerbinette

    Jesús, Le jour qu’on réussisse à hybrider le porc et le mille-pattes…

    Pour pouvoir couper le jambon en rondelles ? 😉

  28. >Zerbinette
    Je pense aussi aux rabbins et imams. Ils vont se creuser la cervelle : Est-il possible d’en manger ou non ?

  29. >Siganus K.
    Le contenu élevé en graisse intramusculaire dans le jambon du porc ibérique c’est une des caractéristiques qui différencient cette race du reste. Cette graisse est aussi plus entremêlée que dans les autres ; le mélange des textures est primordial. L’analyse de la composition en acides gras donne : ac. oléique* (50-58%), palmitique (22-25%), stéarique (8,5-13%). Ces caractéristiques ont leur rôle non seulement dans le séchage mais dans la saveur : les points de fusion des ac. polyinsaturés, peu abondants dans ce jambon, sont très bas donc l’abondance d’acides liquides nuit la pénétration du sel parce qu’ils sont hydrophobes et recouvrent les muscles ; évidemment, c’est le cas contraire dans l’ibérique : meilleur pénétration du sel et meilleur sortie de l’eau. D’autre part, les changements pendant la maturation des acides prédominants donne surtout quelques aldéhydes volatiles (de l’oléique : octanal, nonanal, etc.) qui ont un rôle fondamental dans le goût. Les aldéhydes dérivés des polyinsaturés sont peu agréables (rance, piquant, etc.
    Le séchage est différent ; pendant qu’un jambon de porc blanc (Duroc Jersey par exemple) est un temps de 3-4 mois, l’ibérique reste parfois jusqu’à deux ans. Pendant le séchage et l’emmagasinage (cave ?), la maturation continue par les enzymes et les microorganismes, c’est-à-dire, la dégradation des graisses et protéines et leur transformation, parmi d’autres, en comp. volatiles.
    La race et, surtout, l’alimentation des porcs ibériques donne une gamme de produits selon la classification qu’on peut lire dans ce lien (classification «according to diet») :
    http://www.dehesa-extremadura.com/I-intro.html
    En résumé, plus fine est la tranche plus est le contact de la langue et le voile du palais pour gouter ces saveurs et extraire ces aromes olfactifs (ah, l’eau m’en vient à la bouche). Une grande relation surface/volume liée à la chaleur de la bouche qu’aide la fusion de quelques graisses et à ladite volatilisation est, peut-être la clef de ce plaisir presque condamnable.**
    Pour finir, un peu d’information sur les prix/kg des jambons entiers (sabots inclus) :
    -Porc blanc : 6,40
    -Porc ibérique «cebo» : 14,30
    -Porc ibérique «bellota» : 28,80
    -Porc ibérique appellation d’origine : 39,50
    Il y en aura aucune raison, je crois. De toute façon, il s’agit de prix de promotion que j’ai trouvé hier dans un magasin.
    Malgré mon texte indigeste, bon profit !
    Et bonnes vacances à tous !

    *Il y a quelqu’un qui dit que ce cochon est un olivier avec des pattes.
    **À ce sujet, une devinette : Quel ensemble de personnes a été élu (très bien, à mon avis) en Estrémadure comme une sorte de cobayes pour étudier les effets de ce jambon dans la santé (réduction du cholestérol, par exemple) ?

  30. >Siganus K.
    J’oubliais vous dire un proverbe qu’on dit ici à propos de manger du jambon en général : « Lorsque un pauvre mange du jambon, ou le pauvre est malade ou le jambon est mauvais. »
    En espagnol sonne mieux parce que le mot «malo» est usité pour malade et mauvais.

  31. marie-lucie

    Jesus, gracias por las informaciones.

    provecho = profit
    Buen provecho = Bon appétit!

  32. zerbinette

    Jesús, rabins et imams ne vont pas se creuser la cervelle : insecte + porc = diable ! surtout porc avec la pata negra !

    D’ailleurs, cela m’avait beaucoup étonnée la première fois que j’ai vu ces jambons avec leur patte !

  33. marie-lucie

    pata negra

    Zerbinette, pouvez-vous expliquer de quoi il s’agit?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s