Archives quotidiennes : 7 mars 2010

3 travailleurs

La plupart du temps c’est le mot travailleur qui est utilisé là où, en France et dans d’autres pays francophones, on utiliserait plutôt, dans un registre neutre, le mot ouvrier. Mme Laguiller aurait peut-être de quoi trouver que Maurice est bien un paradis (comme vanté par les uns et les autres), le paradis des travailleurs.

Quoique :

Palmar Group of Companies : 450 travailleurs bangladeshis en grève (Week-End du dimanche 10 janvier 2010).

« Selon ces travailleurs expatriés, ce serait leur patron qui les aurait enfermés. Alertée par les autres travailleurs de l’usine, la police de Coromandel a dû intervenir en début de soirée le même jour pour les relâcher. » (L’Express du 23 février 2010.)

« À ce jour, aucun travailleur du pays n’a droit à un travail léger en cas de maladie. Au contraire, nombreux sont les travailleurs qui sont poussés à la démission quand ils demandent à faire un travail léger pour cause de maladie. Seule la femme enceinte fait exception, et là encore, il faut que ce soit sur avis médical. » (Le Mauricien du 24 décembre 2009.)

Cet emploi du mot travailleur est ancien, datant au moins de la première moitié du XIXe siècle, de l’époque de l’engagisme. Olivier Bancoult, le leader du “Groupe Réfugiés Chagos” peut par exemple dire ceci : « Nous voyons des descendants des travailleurs engagés partir à la recherche de leurs familles et leur racine en Inde. C’est légitime que nous fassions de même. » (L’Express du 11 novembre 2009.) Et en ce faisant se faire très facilement comprendre de tout le monde, avec tout ce qui peut être véhiculé par ces deux mots-là.

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