Archives quotidiennes : 3 mars 2010

Gratons

Gratons
Nom masculin, le plus souvent pluriel.

Morceaux de peau grillée d’un cochon cuit à la broche.

« Tu ne veux pas goûter des gratons ? Allez, essaye, c’est fondant. »

Selon le Trésor de la langue française, un grat(t)on n’est qu’un terme d’alpinisme, une “petite aspérité du roc, servant de prise.” Mais on trouve le mot dans Le français de la Réunion, lequel parle de “rillons, déchets de lard fondu” et précise que le terme viendrait “du français dialectal”. Un Français dialectal, ou un Français non-dialectal, ou même un pas-Français-du-tout, connaîtrait-il/elle ce mot dans une telle acception ? Que serait avant tout un graton pour lui ou pour elle ?

Il est possible qu’aux Antilles aussi l’expression soit utilisée dans un sens voisin de celui utilisé à Maurice : “peau de porc lardée frite (croustillante)”, à moins que cette définition donnée sur le site Outremer44.org ne s’applique que pour la Réunion.

“Fondant” dit-on ? Soit, on pourrait essayer. Grattons donc avec courage, en ces temps où les loteries à gratter se rencontrent à chaque coin de rue.

 

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Le samedi, le cirque retentissait du hurlement des porcs: on les égorgeait devant les boutiques, et le graton, qui rissolait au crépitement du bois vert en de gigantesques marmites, croustillait dans l’air bleu.”
(Marius et Ary Leblond, Le Miracle de la race (1921), page 182.)

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