Archives mensuelles : février 2010

Coming rain

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South African cereal box

This morning, during breakfast, my eye was caught by an image that looked very familiar, so familiar it was like glowing on that cereal box.

It reminded me of the old days of the single-channel MBC, when TV programmes were broadcast only during certain hours of the day (and, of course, of the night). I can’t remember exactly what the schedule was, but you might have something moving on your screen between say 9 or 10 in the morning until 11 or 12 in the night. The rest of the time, you had that fix coloured picture — for those who had a colour TV, which wasn’t our case for quite some time —, which I believe is called a “mire” in standard French. (I’m afraid I don’t know its English name.)

Therefore I picked the cereal box to see what was written on it, but it was in an undecipherable language which must be Afrikaans. In fact that whole side of the box was covered with “interesting” information, half of it in English, half of it in “African Dutch”. Isn’t it funny how easily you can get yourself dragged into reading something that is just lying there?

Unfortunately, I don’t know Afrikaans. It would have helped me understand what “sig” can be. Have you noticed where that damn Sig is hiding?

(Click the image to enlarge and read.)

Somehow it is fascinating, and a bit frustrating, to look at the side of a box printed in an English-speaking country and understand only half of it. Obviously, what is written in Afrikaans is not translated in English, and vice versa. It’s as if Bokomo, the company manufacturing this product, is saying that children need to know both languages.

Normally I don’t eat that stuff, which is primarily for children, but today I had some. May my brain (and my sig) be boosted.

Pistache

Pistache.
Nom féminin.

Cacahuète, arachide (Arachis hypogaea).

« On n’aurait pas des pistaches ou un autre gadjak à offrir à nos visiteurs ? »

« Les autorités ont effectué plusieurs descentes auprès des marchands d’aliments, et il ressort que sur 23 échantillons de pistaches salées grillées retenus, deux contenaient de la rhodamine, d’où la texture rosâtre des pistaches grillées. » (Du colorant pour vêtement utilisé dans certains aliments, Week-End du 28 septembre 2008.)

La vraie pistache (pistachio en anglais) n’est pas ce qu’on appelle pistache à Maurice (peanut en anglais). Il s’agit d’une petite noix, dont la partie comestible est verte* à l’intérieur, contenue dans une coque nettement plus dure que la gousse de l’arachide et qui pousse sur un arbre pouvant atteindre une dizaine de mètres de hauteur.

La cacahuète, aussi connue sous le nom de “pistache de terre” (Trésor de la langue française, Wikipédia), est une légumineuse dont le fruit a la particularité de s’enfouir sous la terre après la fécondation de la fleur. Le même mot, pistache, est utilisé à la Réunion dans le même sens. Selon le TLF, qui parle d’usage régional, l’utilisation de ce nom pour l’arachide se rencontre en Afrique aussi (“Rousseau a fait fixer à 5 frs le boisseau d’arachides (…) dans les autres villages de la baie, à Rufisque par exemple, les pistaches se traitent à 2 frs le boisseau (J. Charpy, La Fondation de Dakar, 1958, p.73 ds Invent. Particul. Lex. Fr. Afr.** n. 1983)”). En effet, on retrouve le mot pistache, probablement dans ce sens, dans le journal de René Caillié, le premier Européen à atteindre la ville de Tombouctou. Entre 1824 et 1828 il parcourt l’Afrique de l’Ouest de la Mauritanie au Mali actuels, se faisant passer pour un musulman. (Roger Frison-Roche l’a raconté dans L’Esclave de Dieu.) Dans le tome II de son récit (Journal d’un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l’Afrique centrale), il écrit par exemple « j’achetai des pistaches bouillies pour mon déjeûner, et j’y joignis quelques galettes » (p. 159). Dans un livre intitulé Sur les traces de René Caillié, le Mali de 1828 revisité (publié en 2008) l’auteur, Pierre Viguier, précise ceci à propos du passage cité ci-dessus : « Par pistaches il faut entendre le voandzou ou pois bambara (Voandzeia subterrana) plus probablement que l’arachide, encore peu répandue dans l’intérieur à l’époque » (page 63). (Précédemment, à la page 38, l’auteur précise que par pistache il faut entendre l’arachide, ou le voandzou (pois bambara).)

En effet, si aujourd’hui la pistache (arachide) est facilement associée à la cuisine africaine, il convient de se souvenir que la plante est originaire d’Amérique. (Le mot cacahuète vient d’ailleurs du nahuatl tlacacahuatl, littéralement “cacao (cacahuatl) de terre”.) Ce sont les Portugais qui l’auraient introduite en Afrique aux alentours de 1800, ce qui expliquerait qu’en 1828 elle soit encore peu répandue sur ce continent, surtout loin de la côte.

Les pistaches sont relativement peu employées dans la cuisine mauricienne (on en trouve traditionnellement quelques-unes dans le “dry curry”), le plat le plus commun qui en comporte étant le “rougail pistache”, constitué de pistaches écrasées apprêtées avec des pommes d’amour (tomates) de façon à faire une pâte qui accompagne du riz ou un farata. Toutefois, le “beurre pistache” (beurre de cacahuète, ou pâte d’arachide) est une denrée relativement commune que l’on étale sur du pain. Mais c’est probablement telles qu’elles que les pistaches sont le plus consommées : pistaches salées, pistaches bouillies (voir le billet du 18 février 2010 consacré au mot coque) ou pistache grillées, avec ou sans rhodamine. Au point que ce mode de consommation est passé dans une expression : manz pistas get cinéma, ce qui veut dire que l’on assiste à un évènement quelconque comme un simple spectateur, se délectant de ce qu’on a sous les yeux. Par exemple deux personnes que vous n’appréciez pas particulièrement sont en train de se bagarrer. Vous en êtes témoin et, plutôt que de prendre parti et de vous interposer, vous vous contentez, en pensée, de manger des pistaches en regardant le cinéma. Dans l’imaginaire collectif leur valeur n’est pas très élevée puisqu’une personne à qui l’on demandera combien coûte une chose donnée pourra répondre “pistache !”, signifiant par là que cela ne coûte presque rien. Dans son Inventaire, Robillard précise ceci : « pas une pistache: somme insignifiante, objet de peu de valeur. » En ce sens c’est l’exact pendant de l’expression anglaise peanuts.

Au nord-ouest de Rodrigues on trouve une “rivière Pistache” se jetant dans une “baie Pistache” elle-même bordée d’une “pointe Pistache”. Et à Maurice on trouve un jeu consistant à tirer les orteils d’une personne — généralement un enfant — jusqu’à provoquer un petit craquement, et il arrive qu’on parle de pistache à ce sujet. (On dira par exemple “moi faire pistache avec toi” ou “allez, allons faire pistache”.) Quand l’orteil craque, on dit alors “pistache !”, peut-être à cause du craquement qu’on entend lorsqu’on ouvre une tlacacahuatl.
 
 
 
* d’où, naturellement, la couleur de la glace à la pistache
** probablement l’équivalent africain — continental — de l’Inventaire des particularités lexicales du français de Maurice (lien à droite de cette page)

 

 

_______

Mise à jour du 7 avril 2013

Ally_Bhugaloo--Marchand_pistache--Port-Louis_585

 
Ally Bhugaloo
Pour l’amour des pistaches

Son métier est toute sa vie. Marchand de pistaches, Ally Bhugaloo compte une bonne clientèle grâce à son approche. Son truc : la communication et le respect d’autrui. Rencontre.

[…]

Zougadérisme Haraam

Jeu du hasard = Haraam
Loto national, gold-che***, Lafaya, casino, lecourse, loterie vert, pool
= ZOUGADERE

1. Jeu du hasard li Haraam.
2. Islam condamne jeu du hasard complètement.
3. Islam pas autorise servi l’argent Haraam.
4. Islam enseigne nous pou servi l’argent Halaal et évite Haraam.
5. Dans ene la caze ki ena quitchose Haraam, Allah so bénédiction pas descendre.
6. Ene la caz ki fine construire avec l’argent Haraam, Allah so bénédiction pas descendre.
7. L’Islam encourage faire business mais line interdit faire banne business Haraam.
8. Ou content ou familles mais ou pé nourri zotte avec l’argent Haraam.
9. L’argent Haraam pas ena Bénédictions mais ena destruction (Barbadi).
10. Aujourd’hui combien dimounes in vine charité a travers jeux du hasard.
11. ***
12. Avec l’argent Haraam pena l’avenir
13.***
(…)

Coque

Coque.
Nom féminin.

1. Coquille vide d’un mollusque mort, généralement un escargot (“coque de courpas”).

« Il s’amusait à collectionner des coques de courpas, dans lesquelles il coulait du plomb fondu dans une moque afin de faire des presse-papiers. »

« Quand des sociétés socio-culturelles acquises à la cause du Ptr se prononcent contre l’introduction du Kreol comme medium d’enseignement dans l’école primaire, le PMSD rentre dans sa coque. » (L’Express, 3 février 2010, commentaire d’article.)

Le Trésor de la langue française a cependant la définition suivante :

Coque
« A. 2. Enveloppe de certains mollusques. Ces insectes marins (…) qui construisent des alvéoles sur les coques de crustacés (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814, p. 189).
Rem. Coquille a supplanté coque dans cet usage. »

Supplanté peut-être, mais pas partout dans tous les cas : la coque de courpas est restée une coque chez les Martiens. Sans doute l’est-elle en terre française aussi, toutefois, mais principalement dans le domaine culinaire si l’on en croit les Google-hits issus de l’expression “coque d’escargot”.
 
 
2. Cosse vide de cacahuète (“coque de pistache”) ou partie dure, ligneuse, de la noix de coco.

« La dernière fois qu’on est allé s’asseoir sous les filaos à Belle Mare, l’endroit était bien sale avec des capsules jonchant l’herbe et des coques de pistaches fanées partout. »

« Sur des morceaux de bois, du polystyrène enduit de ciment, ou la coque de noix de coco, tout est bon pour faire grandir une nouvelle plante. » (Week-End Scope, 28 septembre 2007.)

Le TLF encore (voir lien plus haut) :

« B.− P. ext. Enveloppe plus ou moins épaisse et dure. Coque dure.
2. Enveloppe de certains fruits. Leurs fruits sont enveloppés d’un brou tendre, comme les noix, ou d’une coque hérissée de pointes (…) comme dans les châtaignes (Bern. St-P., Harm. nat., 1814, p. 127).
Coque de noix (au fig.). Embarcation frêle. »

Toutefois, il ne me semble pas que l’expression “coque de cacahuète” serait susceptible d’apparaître dans la conversation en France. On ne parlerait de coque que pour les noix dures, i.e. les noisettes, les noix, les pistaches (au sens français), les marrons, etc. Un terme équivalent serait écale.

Pierre-feuille-ciseaux villageois

VOTEZ 12 SiZO

 

 

Votez flambeau et pompe petrol

Flic en Flac Cemetery


 
 
 

 
Ici repose
Mme Narain Govind Raojee
Née Jawantee Gunesh
Décédée le 25.3.2008
A l’âge de 73 ans
 
 
 

Ici repose
Mudhun Luximon
Né le 6 avril 1939
Décédé le 11 avril 1995
We love you DAD
 
 
 

James Colin Mayer
06.02.1962 — 07.08.2009

Famille Mayer
 
 
 

Ici repose
Soodil Mahadoo
(Kiran)
décédé le 31.07.2006
âgé de 27 ans
 
 
 

Benjamin Harold Lutchmaya
Who fell asleep in Christ
on the 7th January 2006
aged 62 years
great husband and
Father dearly missed
gone from our sight
yet he truly lives
on in our hearts
 
 
 

Anonymous grave.
 
 
 

Barbed wire-fenced cemetery, presumably to prevent the living from getting in.
 
 
 

Shout Club.
 
 
 

Ultimate anchoring.
 
 
 

Marie Auguste Elias Suirangon
décédé le 21.6.2006
à l’âge de 70 ans
Que son âme repose en paix
 
 
 

Ici repose
Mme Laxoomee Dhurma
née Beecah
décédée le 4.7.2006
à l’âge de 66 ans
Regrets Eternels
 
 
 

Ici repose
Ulric Sournois
décédé le 3.3.1995
à l’âge de 83 ans
 
 
 

Ici repose
Louis Levaillant
né le 29.7.1945
décédé le 11.7.2004
à l’âge de 59 ans