Pêcheurs & touristes

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75 réponses à “Pêcheurs & touristes

  1. A. J. P. Crown

    Okay, why? Especially, why the wellingtons? I mean you don’t want to look like a tourist, but even so…

  2. A. J. P. Crown

    … it’s all to stop sunburn?

  3. Yes, some can indeed get sunburnt on the top of the feet. But even without the gumboots (I just discovered they were also named after the first Duke of Wellington), the right-hand side guy would very much look like a local. First you have the tente, which is fairly similar to the first one that could be seen on this post (it’s only more colourful), and second you have the gaulette. You might notice that on the gaulette post the fisherman is wearing gumboots as well (ington). This is not to keep your feet dry — people can go up to the waste in the sea —, but to avoid getting bruised while walking on rocks or coral or cut by “arsdarm”, or, worse, getting stung by a stonefish.

  4. people can go up to the waste in the sea

    up to the waist, I think.

    On fait maintenant des sandales spéciales pour marcher sur terre et dans l’eau sans avoir à se déchausser, pour les raisons que vous dites.

  5. Haha, en effet. Mais il faut dire qu’on trouve aussi pas mal de pêcheurs près d’Albion, sur la côte Ouest, là où le tout-à-l’égout finit dans la mer.

    Je vois de quel genre de chaussures vous parlez. Je ne suis cependant pas convaincu qu’elles seraient suffisantes contre une piqûre de laffe.

  6. Si c’est de ce genre de chaussures que vous parlez, je peux vous confirmer qu’elles ne protègent pas de grand-chose. Une douloureuse expérience lors de mes jeunes années au bord de la Méditerranée m’a appris que l’aiguillon d’une vive pouvait facilement les transpercer !

  7. Leveto, cette vive que l’on voit sur votre page ressemble étonnamment au coupe-couillon, un poisson du genre Synodus. Mais je ne sache pas que le coupe-couillon pique plus que, disons, un cordonnier.

  8. leveto, je reconnais ce genre de chaussures, que certains enfants portaient sur les plages dans ma jeunesse, mais il existe maintenant des sandales fabriquées par de grandes marques de chaussures de sport (de randonnée, d’alpinisme, etc), dont les semelles sont beaucoup plus robustes. Je ne sais pas si elles le seraient assez pour les dangers de toutes les plages. Le pêcheur botté de la photo sait sûrement ce qu’il fait.

  9. A. J. P. Crown

    The genre de chaussures that leveto shows is called, in English, jellies. The Wikipedia explanation,

    The exact origins of the jelly shoes are unclear. A frequently offered explanation is that they were designed by a shoe maker in France after World War II, when there was a leather shortage in Europe. Another possibility is that the shoes were created somewhere in the late 1950s or early 1960s, when plastic became a commonplace material, and fashion designers began to experiment with it.

    misses the point that you could buy them very cheaply at the seaside and they became a fashion item partly for reasons of nostalgia.

  10. C’est curieux le nom «wellington» pour ces chaussures, relié avec le Duc*. En espagnol le mot est «katiuska», l’hypocoristique du prénom russe «Katja» et celui-ci d’«Ekaterina» (Catherine), selon dit notre dico. L’origine, selon quelques-uns, mais peu crédible, est la «zarzuela» (une sorte d’opérette espagnole) du même nom écrite et composée par P. Sorozábal en 1931 où une femme était chaussée avec des bottes hautes.
    J’ajoute qu’il y a moins de 50 mots qui commencent par le «k» en espagnol.
    Mais bon, alors que cette histoire semble tirée des cheveux, c’est vrai que pour «cardigan ou gilet» notre mot est «rebeca», oui, le titre du filme de Hitchcock dont la première actrice portait ce vêtement.
    À propos des chaussures pour la plage, chez nous les Crocs ont été la mode ce dernier été. Il y a quelqu’un qui a dit que la mode a été due à Bush, malgré le mauvais goût, à mon avis, par les chaussettes :
    http://www.mensencia.com/calzado/crocs-este-verano-presume-de-unos-zuecos-de-goma

    *Certes, il a battu les Français dans quelques batailles près de Badajoz.

    >A.J.P. Crown
    Le mot «nostalgia» m’a frappé. Un hispanisme ou lusitanisme?

  11. Jesus, le mot « nostalgia » en anglais vient du grec, comme ses cousins espagnol et français.

  12. >Marie-lucie

    Je me suis trompé par la terminaison en «a» du suffixe ; en français est toujours en «e», non ? Quelle «psychalgie» par honte !

  13. In English we have neuralgia as well.

    Would you prefer -algy?

  14. Jesus, What m-l said, I guess. She’s always right. Lusitanism is a very, very good word, and I’m going to use it as often as possible from now on. Thank you–also for les Crocs. Have you heard this very old British joke: that if it were not for the distribution of peerages in the nineteenth century we would be eating our wellingtons, wearing cardigans on our feet and draping sandwiches on our shoulders to keep warm.

  15. The word lusitanism was new to me, and a little hard to track down, but now I get it — also lusophone.

    Reading between the lines, I suppose that the name of the ill-fated ship Lusitania meant « Portugal ». But in whose language, when?

  16. >Empty
    Sorry, I’m still a student. I put one’s foot in it. It’s not the first time it’s happened.
    Anyway I don’t prefer any “algy” or “algia” though I smoke. (LOL)

    >A.J.P. Crown
    Thank you for the joke. And I add: if it were not for the literature I wouldn’t be describing as Sancho Panza. (LOL)

  17. >Empty
    It’s Latin. Portugal was a Roman province as “Hispania (Ulterior et Citerior)” et “Galia” for example.

  18. A. J. P. Crown

    Empty, I didn’t know either. There’s an article here.

  19. Jesús: We are all students here — and tourists — and we put our feet in all kinds of things.

  20. (Lusitania): It’s Latin. Portugal was a Roman province as “Hispania (Ulterior et Citerior)” et “Galia” for example.

    The ancient name of France was Gallia in Latin (later « la Gaule » in French). The -gal in « Portugal » and in « Galicia » is from the same Celtic root.

    In Lusitania there is a component -tania which is also in Aquitania (now « l’Aquitaine », the French province between the Garonne River and the Pyrenees) and Mauritania (now « la Mauritanie », the country just South of Morocco), from its inhabitants the Mauri (now « les Maures, or in English « Moors » (Othello was one)). The -tan- in the -tania of those words was probably a suffix in a pre-Latin language of that general area.

  21. Latin -a, French -e: yes, this is very general. French words ending in a are very rare, and most of them are fairly recent borrowings from other languages (except for la, fem. article, and meaning « there »).

    Nostalgia = la nostalgie, neuralgia = la névralgie (with a v as in neurosis = la névrose, neurotic = névrosé(e)’).

  22. >Marie-lucie
    Merci.
    Oui, j’avais oublié le « Gallia est omnis divisa in partes tres » de Jules César que j’avais employé «in illo tempore» dans Le Monde.fr.

  23. Empty: we put our feet in all kinds of things

    In our mouth for instance, which, according to this page, is more or less equivalent to meter la pata in Spanish. (But isn’t pata a female duck, like in Brassens’ La pata de Juana, i.e. La canne cane de Jeanne?)
     
     
    Marie-Lucie : Mauritania

    Si dans ce mot nous permutons une seule lettre, cela donne mauritiana, comme dans le (petit) Zizi phus mauritiana (voir la note du 15 août 2009 sur le masson).

  24. Siganus, vous voulez dire La cane de Jeanne, et non pas sa canne (sauf si Jeanne avait besoin de s’appuyer sur elle pour marcher).

  25. Ah oui, bien sûr. Ciel, je suis de plus en plus distrait…

    (Mais Marie-Lucie, n’avez-vous pas quelques notions d’espagnol (“et même pire” comme aurait pu dire Brassens) ? Pata serait à la fois la jambe (la patte) et la cane ? “Pata Pata”, comme chantait Miriam Makeba*.)
     
     
    * si d’ailleurs quelqu’un l’avait en èmepétrois, je serais preneur à l’adresse suivante : siganus.k à gmail point com, with many thanks

  26. Dans ce Nouveau Dictionnaire Espagnol-François & Latin (publié en MDCCLIX, “Avec Approbation & Privilège du Roi”, et dédié à “Monseigneur le Dauphin”), à la page 742 il est dit une chose qui devrait amuser Lord Crown (ou tout autre représentant de la Couronne ayant un intérêt pour la chose caprine) : « Pata de cabra : Pied de chèvre, façon métaphorique de parler, pour exprimer une chose extraordinaire, qui arrive dans une affaire, qui la retarde ou en empêche la réussite ; c’est proprement une pierre d’achoppement. » L’auteur mentionne alors le mot latin impedimentum, dans lequel on peut reconnaître le mot anglais impediment.

    So, Arthur, did you know that for Spaniards an impediment was a goat’s leg? M’enfin, finalement, ça ne casse pas trois pattes à un canard*, ou à une pata, hein ?
     
     
    * expression which is supposed to be equivalent to “nothing to write home about” according to the site I linked to — an English expression I’ve personally never heard

  27. Sig, I’m going to steal this wonderful item for my blog, if you don’t mind.

    I also didn’t know that one wrote (could write?) « François » for Français in those days.

    Yes, « nothing to write home about » is a very common expression. I still remember when I was about 15 a very pretty girl so described me, according to a mutual acquaintance (a boy). I’m glad I’m not a teenager any more.

  28. >Siganus K.
    La « pata de cabra » est, aujourd’hui, un instrument en bois ou en os employé par les chausseurs. Aussi, ou nommé « pie de cabra », il y a un outil (un levier ?) avec l’extrémité fendue en deux ongles ou sabots :
    http://es.wikipedia.org/wiki/Pie_de_cabra
    Pour « pata » il y a une blague-question enfantine :¿Cuántas patas tiene un pato?

    Pour jouer un peu plus on peut dire, par exemple, « metí la pata haciendo paté de pata de pata », quoique ce pâté ne soit pas très orthodoxe.
    En plus d’ « impedimento », le mot « impedimenta » est le matériel d’équipement qui peut porter la troupe qui l’empêche une bonne marche.
    Jesús el metepatas.

  29. I’m going to steal this wonderful item for my blog, if you don’t mind

    Faites, mon cher Crown, mais faites donc. C’est un plaisir que de vous inspirer. I do not wish, in any way whatsoever, to be a pata de cabra myself. I may end up on top of a car on a lonely Patagonian road. (I’m just pulling your leg, Arthur.)
     
     
    « pie de cabra », il y a un outil (un levier ?) avec l’extrémité fendue en deux ongles ou sabots

    Jesús, en France la chèvre (de Monsieur Seguin) a des yeux de biche, comme la belle de Cadix. A Maurice on ne parle que de “pince” (Monseigneur, cela va sans dire). Mais votre pie de cabra me fait furieusement penser à cette liane dite “patate à Durand” dont les Mauriciens ont fait “batatran”, plante dont le nom scientifique est Ipomoea pes-caprae, ou ipomée pied-de-chèvre. (Ça se met à bêler à qui mieux mieux sur ce post.)

    De façon bizarre, Google Translate mélange anglais et français quand on lui demande de traduire “metí la pata haciendo paté de pata de pata” : I screwed up faisant Paw Paw Pate. A mon avis c’est parce que la phrase est trop scabreuse.

    Mais utilise-t-on toujours l’expression pata de cabra pour signifier entrave, obstacle ?

  30. A. J. P. Crown

    When it’s snowing the whole time it’s hard to find your own pictures. We can’t all just go out and snap fisherpersons picking busy lizzie.

    Now I’m putting your wellingtons.

  31. A. J. P. Crown

    Or pulling.

  32. A. J. P. Crown

    Jesus, in English « pie de cabra » is « palanca de cuervo » or « crowbar ».

  33. Online Etymology Dictionary says of « crowbar »:

    earlier simply crow (c.1400); so called from its « beak, » or from resemblance to a crow’s foot, or possibly from crows, from O.Fr. cros, pl. of croc « hook. »

  34. >Siganus K.

    « Mais utilise-t-on toujours l’expression pata de cabra pour signifier entrave, obstacle ? »
    Non, seulement les deux expressions que je vous ai dit ci-dessus. Nous avons «impedimento», «obstáculo», «estorbo», «traba», etc.

    Pour la phrase (j’avais pensé que vous n’aviez pas besoin de dico) : j’ai fait une gaffe faisant un pâté de patte de cane.
    Je viens de lire que «impedimenta» est aussi un mot anglais et français. Ah, le latin !

    >A.J P. Crown
    Ah the animals! Jack (lifting device) = “gato” (cat in Spanish)= “macaco” (monkey in Portuguese).
    He’s gone cold turkey= “está con el mono” (litt.: he’s with the monkey)

  35. A. J. P. Crown

    “está con el mono” –that’s interesting, because in English drug addiction is called « the monkey on your back ». Why monkeys?

  36. A. J. P. Crown

    From here: some have a $100-a-day monkey. Perhaps based on the obsolete « have a turkey on one’s back. »

    Why do turkeys become monkeys?

  37. Pour mettre les points sur les i, en espagnol, la pata au sens de « cane » est la forme féminine de el pato « le canard ».

    « pied de chèvre »

    En français il n’y a pas que la pince monseigneur qui se termine par une extrémité aplatie et fendue, il y a aussi le pied-de-biche, la partie d’une machine à coudre que l’on fait descendre et monter pour tenir ou lâcher le tissu à coudre. L’aiguille, qui se meut verticalement, passe dans la fente du pied-de-biche, qui retient le tissu pendant l’opération. (Il y a peut-être d’autres usages pour ce mot).

  38. Jesús: le mot « impedimenta » est le matériel d’équipement qui peut porter la troupe qui l’empêche une bonne marche.

    Est-ce qu’en espagnol ce mot est singulier ou pluriel? En français il est pluriel (écrit sans s final), avec à peu près le même sens: matériel encombrant pour une personne. On peut l’employer pour parler de bagages, par exemple. Mais ce n’est pas un mot du vocabulaire courant.

  39. >Marie-lucie
    «Impedimenta» est féminin et singulier malgré son origine, comme vous savez.

  40. Pata Pata:

    Wellingtons–those must be overshoes.

  41. Wellington boots are the British equivalent of rubber boots or gumboots. That’s what the fisherman on the right is wearing.

  42. Also called Wellies.

    Galoshes is a good word. Online Etym. Dict. says:

    1306, probably from O.Fr. galoche, from L.L. gallicula, dim. of gallica (solea) « a Gallic (sandal). » Alternative etymology is from V.L. *galopia, from Gk. kalopodion, dim. of kalopous « shoemaker’s last, » from kalon « wood » + pous « foot »

  43. >Empty
    Here, in Asturias and Galicia, the « galochas* » (or « madreñas »), made of wood, are employed even now:
    http://asturias.grao.net/oficios/madreneiros/madreneiros.htm

    *from prov. «galocha» or fr. «galoche».

  44. Interesting. In the US the word means a kind of rubber boot (or « overshoe ») that covers the shoe.

  45. Gumboot dance

    « Galoshes » is old, we would say « over shoes ». But how I hated those things as a child. They are too hard to get on and off. They were replaced by « snow boots », much warmer, especially if you have to walk to school in the snow.

  46. Those are beautiful shoes that Jesús shows. We think of wooden shoes as coming from Holland.

  47. In French it seems to me that nowadays the word galoche is mostly used in the expression “menton en galoche”, i.e. a prominent curved chin. (Some people apparently have their menton en galoche operated. Maybe they want it to become an aristocratic Wellington chin.)

    En tous cas ces chaussures en bois avec une lanière en cuir me font penser à ce qu’ici on appelle des calpas* (voir la liste). Je ne savais pas que des galoches étaient en bois. Pour moi c’était un peu l’équivalent de godasse (le mot qui a apparemment inspiré le nom de Godot à Beckett), et je me demande pourquoi un menton serait plus “en galoche” qu’“en sabot” par exemple.

    _______

    * Reading the comments once again, I flashed on what Empty wrote above: kalopodion, dim. of kalopous « shoemaker’s last, » from kalon « wood » + pous « foot ». Could it be that our local kal pa has the same etymology? It would be totally unexpected that galoche and kalpa are cognates.
    [Siganus, 14:08.]

  48. je me demande pourquoi un menton serait plus “en galoche” qu’“en sabot” par exemple

    Ah, je n’avais pas regardé les photos de galochas sur la page de Jesús. Effectivement, sur les deux premières on voit bien que c’est la la forme du menton de, disons, l’infâme Frédéric Beigbeder.

  49. Jesús, en googlant l’expression je viens de réaliser qu’en espagnol vous employez probablement “pata de cabra” dans le domaine du génie civil : il s’agit de ce qu’en français on appelle des “pieds de mouton”, c’est-à-dire d’un type de rouleau compresseur qui, au lieu d’être lisse, comporte des aspérités destinées à réaliser un meilleur compactage sur des matériaux relativement plastiques. En espagnol il semblerait donc que l’on parle de “compactador pata de cabra”. Chèvre, mouton, biche, c’est un joyeux ménage de ruminants — auquel il faut ajouter un corbeau pour faire bonne mesure (cf. AJP et Empty).

  50. >Nijma

    It’s possible (but not too probable) because Holland was a part of Spanish territory:

    However, the road to Santiago could be a very good way. I don’t find anything about that on the internet.

    >Siganus K.
    J’ai aussi lu quelques liens à propos du «compactador pata de cabra» mais je ne l’avais jamais écouté.
    Certes, pour «menton en galoche», un bon exemple c’est l’empereur Charles V (né à Gand) cité dans la carte. Le prognathisme semble hérité de la Maison de Bourgogne ; dans ce lien curieux vous pouvez voir sa lignée :
    http://www.ua.es/personal/rmaldonado/sellos/otros.html

  51. marie-lucie

    Sabots

    Autrefois, les paysans européens portaient des sabots en bois, de formes diverses selon les régions (la même chose que les « madren~as » de Jesùs). Les sabots étaient beaucoup plus grands que le pied, d’abord parce qu’ils étaient totalement rigides, et ensuite parce qu’on les portait par dessus des pantoufles ou des chaussettes épaisses (et plus anciennement on mettait dans les sabots de la paille, matériau très isolant). Les Hollandais ont peut-être continué plus longtemps que les autres à porter ce genre de sabots.

    Quand j’étais jeune, on ne trouvait plus guère de ces vrais sabots entièrement en bois, mais on mettait plutôt le genre de sabots plus légers, plus bas aussi, avec un morceau de cuir (pas une lanière mais plus large) par dessus pour tenir le sabot au pied, toujours porté par dessus les pantoufles, etc. J’ai eu des sabots comme ceux-là étant toute petite (pendant la guerre), et mes parents les ont gardés comme souvenir (c’était un cadeau de je ne sais qui).

    Galoches

    J’ai aussi porté des galoches un peu plus tard, c’est-à-dire des chaussures assez hautes, lacées, avec une semelle en bois qu’il fallait constamment regarnir d’une bande caoutchoutée pour éviter que le dessous du bois ne s’use trop rapidement. Dans l’une des photos, représentant les enfants d’une école, ces enfants portent des galoches, qui étaient identiques pour filles et garçons. Ce n’est que plusieurs années après la guerre que les semelles de crêpe ont commencé à remplacer les semelles de bois et que les chaussures pour enfants ont été plus souples et plus élégantes.

    (Selon le Petit Robert, le mot galoche peut désigner soit le sabot léger avec dessus en cuir, soit la chaussure que je viens de décrire).

    menton en galoche

    Apparemment, le mot galoche ici désigne le sabot, et particulièrement le fait que les deux types de sabot se terminent en avant par une pointe (pas très pointue) légèrement relevée. Le menton en question est donc assez proéminent, surtout de profil. Je crois que l’équivalent en anglais est lantern jaw.

    Mais je ne crois pas que ce soit vraiment le fameux menton Habsbourg: d’après leurs portraits, les gens de cette famille avaient la mâchoire inférieure plus longue que la supérieure. Le site où sont les timbres espagnols représentant les membres de cette famille dit qu’ils étaient affligés de « prognathisme », mais ce mot veut dire que les deux mâchoires sont plus longues que la moyenne, pas seulement la mâchoire inférieure comme chez les malheureux Habsbourg. Le prognathisme n’est pas forcément laid, et il n’empêche pas de manger normalement.

  52. >Marie-lucie
    Charles I d’Espagne et V d’Allemagne était un Habsbourg.
    http://www.cnrtl.fr/definition/prognathisme

  53. marie-lucie

    Charles I d’Espagne et V d’Allemagne était un Habsbourg.

    Je n’ai pas dit le contraire.

    En français, ce monarque est connu sous le nom de Charles-Quint (en latin Carolus Quintus), empereur d’Allemagne, beaucoup plus qu’il n’est connu comme roi d’Espagne. Son nom est alors Charles 1er ou Carlos 1er (premier).

    D’après votre lien, le « prognathisme » peut être complet ou partiel. Je ne connaissais que le sens « complet » (qui est celui donné par mon Petit Robert), et pour les Habsbourg le prognathisme n’est donc que « partiel ». Le prognathisme complet est un trait génétique typique de certaines populations, et ce n’est pas une anomalie, mais le prognathisme partiel est une anomalie puisqu’il interfère avec le bon fonctionnement des mâchoires.

  54. Wooden shoes are part of the American mythology of the Netherlands. Americans believe that the Dutch wore (and perhaps still wear) wooden shoes at home, to church, in modern businesses … Of course they were strictly rural footwear and for outdoors only, the Netherlands being par excellence the muddy country of Europe.

    This is much like the purely American story of the little Dutch boy who prevents a flood by putting his finger in a hole in the dike. Although the story is modern, 1850 or so, the expression has become proverbial. Of course, a giant earth dam does not leak through holes you can block with your finger: if it fails, the whole dam cracks open and everything is washed away by the flood, including little Dutch boys. However, so many American tourists asked about the story that the Dutch have obligingly put up statues to the little boy.

    Clogs, the word GT is using for this post, are shoes without backs, like slippers, but sturdy enough to wear outdoors.

  55. >Marie-lucie
    «Je n’ai pas dit le contraire.» Je n’en doute pas.
    Selon je viens de lire, Carlos V (pour nous aussi c’est le plus employé) avait cette anomalie héritée des deux cotés et, à la fin, de Castille.
    Dans ce lien on dit que Titien avait même adouci la mâchoire :
    http://es.wikipedia.org/wiki/Carlos_V_a_caballo_en_M%C3%BChlberg

  56. This is much like the purely American story of the little Dutch boy who prevents a flood by putting his finger in a hole in the dike.

    « Hans Brinker, or The Silver Skates », a novel by American author Mary Mapes Dodge, first published in 1865. I clearly remember reading it when I was ten years old or so – reading, reading and re-reading… This is probably one of the most striking of my childhood memories !

  57. Aquinze, I have just found the same book in a shop this week, but not such an old one. It has the picture of the boy on the « dyke ».

  58. Pingback: Leak in the Dyke « Camel's Nose

  59. Oh, Sig, what DO you have in your spam filter? Your blog just ate my comment.

  60. Hans Brinker is available in full online from Project Gutenberg.

    In fact, though, the leak in the dike story predates Hans Brinker, being an embedded anecdote read out loud by the children in school, and otherwise unrelated to the novel. See the English WP page on Hans Brinker. However, I was wrong to call the story « purely American », as it was in fact published first in Britain — though I suspect it is not nearly as well known there.

    The story appears again in an American magazine in 1868, which claims that it was a translation from a French version by the author Eugénie Foa. However, I find it difficult to believe that any educated French person, even though born in the South, could be so ignorant of the nature of earth dams.

  61. Siganus K.

    Nijma: Your blog just ate my comment.

    It cannot hate anything. It is just a computer software.

  62. marie-lucie

    I find it difficult to believe that any educated French person, … could be so ignorant of the nature of earth dams.

    Well, I hear the story as a child, and I never thought of a reason to doubt it (since I never thought much about it or about dams anyway), but of course it does not really make sense in physical terms, so thank you for enlightening us.

  63. Siganus K.

    Marie-Lucie: Ce n’est que plusieurs années après la guerre que les semelles de crêpe ont commencé à remplacer les semelles de bois et que les chaussures pour enfants ont été plus souples et plus élégantes.

    Je me souviens pour ma part que petit, pour aller à l’école, on m’avait acheté des Bataflex — des chaussures à semelle de crêpe. Ce n’était pas uniquement porté par des filles, mais c’était principalement vu comme étant des souliers de fille.

  64. It cannot hate anything.

    « Ate » is the past tense of eat, not hate.

    Oh, I see you found it. It was just a link for Aquinze to see the Hans Brinker drawings, but I see there is also some kind of a pingback.

  65. For the beach I prefer flip flops, although I also have this problem with sunburn on the tops of my feet.

  66. Siganus K.

    « Ate » is the past tense of eat, not hate.

    Mais oui, Nijma, of course. It was un joke. (But, incidentally, you never hear/ear the initial h- in French, despite what is said regarding “h muets” and “h aspirés”, which are supposed to have an impact on the definite article. That’s probably the reason why some French people speak English without differenciating ate from hate, eat from heat or ear from hear.)

  67. Merci, Nijma ! C’est une belle trouvaille.

  68. marie-lucie

    Siganus, il y a des variétés du français qui prononcent encore les « h aspirés » comme en anglais (mais elles sont minoritaires). Et le « h aspiré » (qui était prononcé autrefois) vous empêche de confondre « la haine » et « l’aine », ou « les hauts » et « les os », entre autres.

    Il se conduit comme une « consonne fantôme »: c’est une consonne qui a existé autrefois, presque exclusivement dans les mots d’origine germanique, et qui continue à influencer la langue même si elle n’a plus de réalité physique.

  69. Mais oui indeed, of course it was a joke, my family has many engineers who enjoy such jokes of the Murphy’s Law sort. I enjoyed my own little joke of the serious answer, and it was good because of the new information about the French h. But I despair of ever learning French, even though I now have an Instant Immersion CD.

  70. The English expression donkey’s years ‘a long time (ago)’ is entirely opaque to most anglophones (it’s mostly used in BrE). It originally came from a dialect in which ear and year sound(ed) the same: the long time period was implicitly being compared to a donkey’s long ears. I wonder if most people who hear it today think donkeys live for a specially long time!

  71. A. J. P. Crown

    But ear and year do sound the same, John. Don’t they to you?

  72. marie-lucie

    I think that donkey’s years is also used in Canada (which has more British influence than the US). I am sure I have heard it quite a few times, though not from younger people.

  73. Siganus K.

    Ah, au fait, is year pronounced “yur” (rhymes with fur) or “yir” (rhymes with beer)? I’m sure I have heard both

  74. « The year » can sound a lot like « the ear ».

    The pronunciation that sounds a bit like « yur » is British, but I don’t think it is an exact rhyme for « fur ». In the US « year » and « ear » always rhyme with « beer » (as far as I know).

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