28 livres gonflant(e)s

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28 réponses à “28 livres gonflant(e)s

  1. Je commence pour ce qui me concerne :

    1. Le divin enfant (Pascal Bruckner) — l’histoire idiote d’un bébé devenu savant qui refuse de quitter le ventre de sa mère ;
    2. La Maison des Atlantes (Angelo Rinaldi) — des phrases pas trop mal tournées, ce qui est bien la moindre des choses pour un académicien, mais une histoire qui tourne en rond et dont n’a même pas envie de connaître la fin, si tant est qu’il y en ait une ;
    3. Ada (Vladimir Nabokov) — un délire sans queue ni tête susceptible de décourager le plus têtu des lecteurs ;
    4. Windows on the World (Frédéric Beigbeder) — la vulgarité à l’état pur (le premier Beigbeder jamais ouvert, et sans doute le dernier) ; (…)

  2. Sûr qu’en listant Ada vous allez vous faire des ennemis …..

    Pourquoi 28 ?

    Je n’ai rien à ajouter car en général, les livres « gonflants », je ne vais pas plus loin que la 2ème page !

    Ah si, un livre de Gavalda que j’ai lu pour faire plaisir à une de mes filles, mais je ne me souviens même plus du titre !

    Par pure provocation, je mettrais bien Madame Bovary, mais non, je barre ! 😉

  3. Pourquoi 28 ?

    C’est ce qu’indique l’aiguille.

  4. marie-lucie

    Mais qu’est-ce que vous avez mis sur la balance? ce n’est pas un vrai « poids » qu’elle indique, comme si vous pesiez, disons, des bananes ou des patates. Que veut dire le « f » de « kgf »? Et pourquoi « gonflant(e)s »? Je n’ai pas les connaissances nécessaires pour comprendre ce que vous voulez dire.

  5. Je propose le manuel « Comment regonfler une roue dégonflée »
    en Kreol « couma gonfle larou ki ena fit » 🙂

  6. > Marie-Lucie:
    Ce coquin de Siganus étant avare d’indices, permettez-moi de vous éclairer:
    il ne s’agit pas d’une balance mais d’un manomètre destiné à mesurer la pression (en kilogramme-force par cm² ou en pound-force par square-inch)… par exemple la pression de gonflage des pneus de votre voiture.

    en ce qui concerne les lectures gonflantes, je dirais plutôt comme Zerbinette : soit le livre m’est tombé des mains assez rapidement, soit il a été oublié aussitôt lu. Des lectures dont j’aurais pu me passer ? Allez, sans trop réfléchir:
    « La bataille » de Patrick Rambaud, trouvée plate et sans intérêt.
    « Les champs d’honneur » de Jean Rouaud, lus de très loin, comme un pensum, sans pouvoir y entrer.
    Il y en a sûrement d’autres, mais ça ne revient pas.

  7. Zerb

    Sûr qu’en listant Ada vous allez vous faire des ennemis …..

    Ah, mais nous savons, depuis le temps, que Sig est un champion de la riposte graduée…

    Marie-Lucie

    gonflant est une expression « moderne » pour qualifier quelque chose de barbant ou d’irritant (ou les deux à la fois). Quand on dit « Untel me gonfle », cela signifie, paradoxalement, qu’on trouve qu’Untel a l’ego aussi volumineux et aussi vide qu’une baudruche !

    Ce qui me remet en mémoire un bon mot qui a pas mal spammé les « boîtes de réception » il y a quelques années :

    Comment faire des économies de climatisation dans un immeuble de bureau ?

    Il suffit de mettre d’un côté du couloir tous ceux qui nous pompent l’air, et de l’autre tous ceux qui brassent du vent…

  8. … et ma contribution aux vingt-huit :

    L’alchimiste, de Paulo Coelho.

  9. Rosie Carpe, de NDdiaye.

  10. En effet, Leveto, c’est tout à fait ça, à la nuance près que les Martiens parlent plutôt de « livres (par pouces carrés) », les pouces carrés, ce qui n’est jamais très beau, étant presque toujours omis. Il y a quelques temps, cherchant à savoir la pression de contact d’une roue de camion sur le sol, j’avais demandé à un camionneur à combien il gonflait ses ‘caoutchoucs’ (karotsou), et la réponse fut « 110 livres, dépendant de la charge ». Le système métrique est sensé être en vigueur ici, mais je ne connais personne qui parle de « bars » à propos de la pression des pneus.

  11. Ah mais Aquinze, vous trichez ! Votre dernière liste, ce sont des auteurs gonflants ! Ce dont doivent se réjouir leurs éditeurs, car ils gonflent…. les ventes !

    Mais vous en indiquez neuf alors qu’ils sont dix, qui trouve grâce à vos yeux ?

    Pour moi, c’est Fred Vargas, d’abord parce qu’elle est historienne (donc elle ne peut pas être totalement mauvaise….) et ensuite parce que je prends plaisir à lire ses polars.

  12. Zerbinette, pensez-vous que les mauricianismes vont vous donner sommeil ? S’ils vous gonflent suffisamment, peut-être…

    Au sujet de Fred Vragas je ne comprends pas trop : elle vous gonfle ou bien elle vous dégonfle ?
     
     
    Arcadius, vous aussi vous avez lu Rosie Carpe de Marie NDiaye ? Je l’avais acheté il y a quelques années de cela — ne l’ayant pas encore donné il doit être sur une étagère quelque part — et, même si je l’ai lu jusqu’au bout — eh, j’avais investi —, je ne peux pas dire qu’il m’avait transporté. J’espère que le livre pour lequel elle a eu un grand prix littéraire était meilleur que celui-là.

    Vous allez peut-être me demander pourquoi j’ai acheté ce livre-là. Eh bien il se trouve qu’à Maurice l’offre est quelque peu limitée en librairie. A une certaine époque je lisais — sur internet — ce qui se disait çà et là, sur le site du magazine Lire, sur Amazon, etc. avant de commander certains livres d’après ce que d’autres en disaient. Le résultat fut décevant en plus d’une fois (mais pas toujours).
     
     
    Aquinze, vous avez lu les 10 que vous énumérez, tous ? (Il y en a dans votre liste dont je ne me souviens pas avoir jamais entendu parler.) Et quel est celui qui est plus crevant pour vous (dans le sens de « moins gonflant”) ? Katherine Pankol ou J.-M. Leclézio ? (Je dois dire qu’il m’est arrivé de trouver Leclézio quelque peu soporifique parfois. Son premier roman par exemple…)

  13. Hahahahaha….

  14. Si vous riez aussi fort, Zerbinette, vous allez réveiller tout le monde. Shhhhut…

  15. Rabin : couma gonfle larou ki ena fit

    Ce titre figure-t-il dans le recueil « Histoires incroyables — Incredible short stories — Zistwar pa fasil gobé » (édité par Rama Poonoosamy) ? Remarquez, j’aurais dû le savoir, vu qu’on me l’a donné, ce livre-là. Mais je le mettrais sans hésitation(s) parmi les 28, n° 5 donc. Je ne devrais pas le dire, vu qu’il s’agit d’un cadeau, mais j’ai trouvé cela vraiment trop nul. (Passant pour aimer les livres, on m’en donne pour me faire plaisir, ce qui est généralement le cas. Sauf que le choix étant limité par ici, et la personne qui veut vous faire un cadeau n’étant pas forcément grande lectrice, il se peut que le présent vous laisse disons perplexe.) Ces Zistwar pa fasil gobé sont pourtant bien reliées, cousues même, ce qui a dû coûter pas mal, mais leur contenu est d’une platitude à faire peur. Je n’en ai lu que trois sur les vingt-sept, certes, mais il y a de quoi vous coupez tous vos effets « à la base ».

    Autre bouquin gonflant, acheté autrefois par moi-même celui-là : « Comprendre l’islam », de Frithjof Schuon. On pouvait trouver amusant qu’un Allemand converti à l’islam, décrit comme mystique, écrive un livre sur sa nouvelle religion, et on pouvait penser y trouver un point de vue présentant quelque intérêt. Hélas, il ne contenait ce qui, pour moi, n’est qu’un galimatias — un galimatias susceptible de faire rire, cependant, si on le prend au nième degré. Exemples : « le « temps », pour l’Islam, n’est que le pourrissement de l’“espace”” (on croirait lire du Malcolm de Chazal). « Le turban « enveloppe » en quelque sorte la pensée, toujours prête à la dissipation, à l’oubli et à l’infidélité ». « La mentalité moderne, c’est le plus prodigieux manque d’imagination qui se puisse imaginer ».
     
     
    Leveto : soit le livre m’est tombé des mains assez rapidement, soit il a été oublié aussitôt lu

    En effet, il est bien plus difficile de se souvenir des livres qui vous ont rasé que de ceux qui vous ont plu. Mais quand ils traînent encore sur vos étagères…

  16. Sig, Zerb et leveto

    Les livres qui vous tombent des mains…

    Connaissez-vous celui-ci (qui ne ferait certainement pas partie de mes 28, bien au contraire) ?

    http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=liv&livre_id=2514

    L’auteur y cite une quantité impressionnante de titres, référencés selon la légende suivante :

    LI désigne les livres inconnus de moi, LP les livres que j’ai parcourus, LE les livres dont j’ai entendu parler, LO les livres que j’ai oubliés

    Il rejoint ainsi (quoiqu’en nettement plus subtil) les droits imprescriptibles des lecteurs de Pennac…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Comme_un_roman#Le_qu.27en-lira-t-on_.28ou_les_droits_imprescriptibles_du_lecteur.29

  17. Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? Spirituellement peut-être, mais forcément superficiellement, par manque d’information.

  18. Sig, si vous avez l’occasion de lire (oui, lire, complètement) le bouquin de Bayard, vous vous apercevrez qu’au-delà du titre un peu provocateur, il propose une analyse vraiment passionnante de ce que recouvre le mot « lire ».

    Et en particulier, en effet, le fait qu’il n’est pas forcément nécessaire de lire un livre en entier et ligne à ligne pour s’en faire une opinion. Un de ses arguments est notamment que plus on lit, et moins on a besoin de lire – parce que ce que vous appelez l’ « information », nécessaire pour argumenter votre jugement, ne se trouve pas seulement dans ce livre-là, mais dans tous ceux que vous avez déjà lus.

    Et aussi que chaque lecteur lit un livre différent, au travers du prisme de ses lectures précédentes, au point que quelques années plus tard, notre mémoire aura ré-écrit le livre, parfois même en en changeant l’intrigue !

  19. ce que vous appelez l’ “information”, nécessaire pour argumenter votre jugement, ne se trouve pas seulement dans ce livre-là, mais dans tous ceux que vous avez déjà lus

    Mmmouais, je ne suis pas entièrement convaincu de la chose. Je ne pense pas entendre parler de et chanter Gurney Halleck dans un autre livre que Dune. On peut probablement se faire une opinion d’un livre en en sautant des passages, mais en ce faisant on va obligatoirement manquer des choses. On peut en discuter avec plus ou moins d’adresse — ou de maladresse — en tentant de croiser ce qu’on y a lu avec d’autres lectures, et on peut paraître érudit en se livrant à cet exercice, mais est-ce un but en soi ? Plutôt que de me faire une opinion d’un livre, et de pouvoir en parler avec une certaine volubilité, je crois que je préférerais relire un livre que j’ai aimé. Je ne remplis pas un tableau de chasse. Je cherche avant tout à me faire plaisir. Et si cela me fait davantage plaisir de lire ou de relire Éric-Emmanuel Schmitt, Agatha Christie ou Blueberry que René Descartes, Samuel Beckett ou Jean Genet, so be it.

    Tiens, parmi mes 28 je rajouterais celui-ci : Ma vie avec Mozart, d’E.-E. Schmitt, un livre sans grand intérêt et peu convaincant dans lequel l’auteur raconte comment, paraît-il, Mozart et sa musique sont venus à son secours lors de moments cruciaux de son existence.

  20. Siganus, la rareté des ouvrages français vous met peut-être à l’abri de déceptions ; c’est en fait mon cas, ici aucun des livres de la liste de Aquinze ne figure à l’étalage, je lis et relis les classiques, exercice agréable et sans risque de gonflage, même si mon style respire la naphtaline.
    Mais quand est-il du cinéma, les productions françaises arrivent-elles chez vous ? Ici les écrans sont squattés par les studios américains, ce qui explique probablement que de cette liste je ne connaisse que le numéro 10.
    http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/01/14/les-dix-films-francais-qui-ont-fait-le-plus-d-entrees-dans-le-monde-depuis-dix-ans_1291912_3476.html

  21. Kanté-t-il du cinéma ? Arcadius, je dois avouer que je ne suis pas un grand cinéphile. Certes, je ne boude pas le plaisir de voir un bon film, mais je passe infiniment plus de temps à tourner les pages d’un livre qu’à regarder une œuvre cinématographique.

    Dans votre liste des « dix films français qui ont fait le plus d’entrées dans le monde depuis dix ans », je connais pour ma part le 1. Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain et le 10. Les Choristes. Il arrive que les films français atteignent les salles mauriciennes, mais je serais tenté de dire que la production américaine (des États-Unis) se taille la part du lion — en version française. Mais je ne suis pas certain que Bollywood ne fasse pas mieux ici qu’Hollywood. Je ne sais pas si une étude quantifiée a été réalisée, mais cela ne m’étonnerait pas beaucoup que le cinéma indien compte plus de spectateurs que le cinéma occidental, français et américain confondus (+ anglais, italien, allemand and what not).

  22. Finalement j’ai une idée pour les 28 livres :
    Tout Victor Hugo ! (sauf, sauf : Gastibelza, La Légende de la Nonne à cause de Georges), ça devrait faire le compte, non ?

    Parmi les dix films français à regarder, je vous recommande Amélie Poulain et Astérix et Obélix, mission Cléopâtre si vous aimez l’humour décalé (et ne manquez pas le générique de fin d’Astérix). Je ne les emporterais peut-être pas sur mon île (!), mais j’ai passé un bon moment avec eux.

  23. qu’en est-il…il est fatigué.

  24. Ah oui, Zerbinette, vous n’aimez absolument rien de Victor Hugo, rien de rien ? Voilà qui est quand même étonnant je trouve. Mais chacun a le droit d’avoir ses antipathies. (L’homme fut parfois assez odieux.)

    Quant à Amélie Poulain, je ne me rappelle plus quel était celui qui ne l’avait pas aimé de Robert Marchenoir ou d’Aquinze (peut-être les deux), trouvant qu’il s’agissait d’un film niais. Moi je suis comme vous : je l’ai trouvé attrayant.
     
     
    Arcadius, je ne vous jetterai pas la première pierre.

  25. Moi ? Sûrement pas, j’ai adoré Amélie Poulain. Spécialement le coup du nain voyageur (il faut dire que j’ai une faiblesse particulière pour les nains de jardin).

  26. Ah, Aquinze, je ne connaissais pas votre faible pour les nains de jardin. J’ai retrouvé ce que R. Marchenoir disait, en novembre 2005, sur Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain :

    moi aussi j’ai trouvé qu’Amélie Poulain était un mauvais film, mais pas parce que ça manquait d’homosexuels.

    Parce que c’est un film bobo, delanoësque, destiné à des enfants de trente-cinq ans.

    Parce qu’il décrit un Paris de carte postale, pittoresque au boutte, où tout le monde est gentil et aime tout le monde.

    Parce que ce n’est pas un film, mais une mauvaise bande dessinée doublée d’un jeu vidéo approximatif.

    Bon, il n’y avait ni homo, ni black, ni beur. Personne n’est parfait. Pour Amélie Poulain 2, je suis sûr que cette erreur sera réparée.

  27. Andriana Berthelots

    D’ailleurs, a propos de membre de l’Académie, ll semblerait que le fameux libraire M. Collard, qu’on voit à la librairie Griffe Noire, envisage de postuler pour être élu à l’Academie Française !!!. Je pense que ça ferait un second élan à l’institution, foi de Saint Maurien. Non?

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