Archives quotidiennes : 13 juillet 2009

Voune(s)

Voune(s).
Nom masculin, généralement pluriel.

Roseaux.

Les vounes sont des plantes aquatiques du genre Typha ne poussant que dans des endroits humides en permanence (“wetlands”). Les fleurs ont la forme d’un cylindre marron à la texture veloutée. Elles passent pour causer des allergies chez les personnes sensibles aux pollens.

« Quand nous étions petits notre mère faisait des bouquets avec des fleurs de vounes, des bouquets qui ne se fanaient jamais mais qui après quelques temps devenaient de splendides nids à poussière. »

Certains écrivent le mot “voundre” (je ne l’ai personnellement jamais entendu prononcé de la sorte), ce qui suggérerait une origine malgache (cf. vondro, jonc).

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Vounes

(Toutes les photos sont cliquables.)

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« La mare pleine de soleil et de “vounes”. »
(Le dodo en mots et en os, L’Express du 30 décembre 2005.)

« Il n’y a que là que les yeux jouent avec un étonnant puzzle de la nature. La Dame s’est amusée à placer côte à côte : une jungle de « vounes » impénétrables, une plage grise imitant la lune, et une mer « kouler paviyon Moris ». »
(Ces oiseaux pris en grippe, L’Express du 29 octobre 2005.)

 
A la Réunion « la voune » est aussi un terrain couvert d’humus :

« sol formé d’une épaisse couche d’humus : la « voune » »
(IUFM Saint Denis Réunion.)

« Voune désigne aussi la formation spongieuse ressemblant à de l’humus, créé par la présence du Tamarin des Hauts, Acacias heterophylla. Ce voune facilement combustible est souvent la cause des incendies de forêts. »
(Encyclopédie online de la Flore à la Réunion.)

« Boue, racines et vigne marronne colonisent le sentier, freinant sensiblement la progression. Nous finissons par atteindre une portion avec de la voune écrasée qui n’améliore pas notre moyenne. »
(Journal de l’île, 1er janvier 2005.)

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Les Salines, samedi 13 mars 2010.

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