Les particularités rencontrées dans des conversations se passant en français en Belgique ou au Luxembourg ont leur place ici.
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Méta
Minerval.
Nom masculin.
Frais de scolarité. L’équivalent de l’écolage mauricien.
Aquinze : « Les frais de scolarité, eux, s’appellent ici “minerval”. D’après Wikipedia, le mot serait un néologisme (récent ?), forgé par référence à Minerve, déesse de la sagesse, des sciences et des arts, à laquelle l’étudiant payerait tribut en s’acquittant de ses frais d’inscription. »
http://mauricianismes.wordpress.com/autres-ismes/#comment-131
Il y avait eu une remarque à propos du fait que le minerval n’était pas payé mensuellement et, de ce fait, ne correspondait pas tout à fait à des frais de scolarité dans l’acception usuelle. Mais, comme a pu le dire A15, le fait qu’il soit payé moins souvent ne devrait pas changer grand-chose au principe du paiement.
Le pluriel d’un minerval est des minervals, un peu comme on serait tenté de parler de biscuits locals à Maurice.
Par ailleurs, il semblerait que le mot soit employé en franc-maçonnerie aussi pour parler d’une cérémonie occulte ainsi que d’un grade ou degré de maçon.
« The Ceremony of Minerval, in appearance trivial and formal, contains a doctrine of substantial occult significance. The Candidate before admission is bound by an obligation in which he recognizes Baphomet as the Supreme Authority. This represents the free choice of a free will to submit itself to the magical formula represented by Baphomet. The Candidate is seized, blindfolded and bound head and foot. This represents the first operation of this formula. »
http://www.freemasonrywatch.org/minerval_crowley.html
« Après les épreuves nécessaires, le novice prenait le grade de minerval, ou Illuminé mineur, et présidait un certain nombre de novices. »
(Histoire des francs-maçons, Dubreuil, 1838.)
Le pluriel d’un minerval est des minervals, un peu comme on serait tenté de parler de biscuits locals à Maurice.
Euh, non. Plutôt comme chacal et narval.
… et aussi aval, bal, cal, carnaval, festival, pal, récital, régal. Certains hésitent, comme étal, cérémonial ou idéal.
Dans l’acception "locale" de local il me semble qu’on parlera plutôt de "biscuits locals" (c’est-à-dire de biscuits faits à Maurice) que de "biscuits locaux". Comme le créole ne transforme pas "local" en "locaux" puisque le pluriel n’est pas marqué dans cette langue, son influence tend parfois à se répercuter sur certains mots du français local, notamment lorsque ceux-ci sont justement perçus comme étant locals. Dans le cas qui nous intéresse j’ai l’impression que ceux qui sont relativement à cheval sur le bon usage du français diront "des biscuits locals" en mettant mentalement des guillemets autour de cet adjectif-là.
Ce sur quoi je voulais insister, Sig, c’est qu’en français aussi il y a des pluriels irréguliers pour les mots en -al. L’exemple que vous donnez ("des biscuits locals" ) ressortit aux adjectifs, comme final, bancal, naval, banal etc… , qui font leur pluriel en -als et non en -aux, tandis que "minerval" ressortit aux substantifs (liste non -exhaustive proposée ci-dessus) qui font également, en farnçais régulier, irrégulièrement leur pluriel en -als plutôt qu’en -aux.
Ce qui est vraiment local, c’est qu’à Maurice le pluriel de "local" ne se forme pas régulièrement en "locaux", mais la comparaison avec "minerval" ne tient pas, car l’exception "minervals" n’a rien de plus locale que "bals" ou "carnavals" …
Ah, okay, la distinction entre adjectif et nom ne m’avait pas sauté aux yeux.