[Giscard] d’Estaing Street

En France, la famille Giscard est devenue d’Estaing en 1922. À Maurice la rue d’Estaing est d’Estaing depuis au moins le XIXe siècle, en hommage à Charles Henri Théodat, comte d’Estaing, né en 1729 en Auvergne, au château de Ravel.

Après avoir été capturé par les Anglais au siège de Madras en 1758, puis libéré sur parole, c’est à ses frais qu’à l’Isle de France, en octobre 1759, il arma deux corsaires, le Condé (évoqué ici comme origine possible du nom de la rue Condé) et l’Expédition, avec lesquels pendant quatre mois il ravagea les comptoirs anglais dans le golfe Persique et les Indes Orientales. C’est ainsi qu’il obtint le grade de maréchal de camp en 1761.

Rentrant en France il fut capturé par les Anglais au large de la Bretagne. Libéré en 1762, il fut nommé lieutenant-général des armées navales, puis vice-roi du Brésil, dont il était chargé de faire la conquête — projet qui fut abandonné à la suite de la paix de 1763. Le 1er janvier 1764 il fut nommé gouverneur de Saint-Domingue (l’actuelle Haïti), qu’il administra jusqu’en 1766.

En 1777 il fut envoyé avec une escadre en Amérique pour reconnaître et assurer au nom de la France l’indépendance des États-Unis. Pendant cette campagne mitigée, qui dura de 1778 à 1781, il s’empara de St Vincent et de la Grenade et défit complètement l’amiral anglais Byron.

Au début de la Révolution française il fut envoyé à l’Assemblée des Notables, puis fut élu général de la garde nationale de Brest, puis de celle de Toulon. Le 1er janvier 1792 il fut nommé amiral par l’Assemblée Nationale, ce qui ne devait pas l’empêcher d’être arrêté bientôt comme suspect. Jugé et condamné, il fut décapité le 28 avril 1794.

(Notice largement inspirée d’A. Toussaint.)
 
 

 
 

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2 réponses à “[Giscard] d’Estaing Street

  1. Pingback: Green street hooligans 2 Tous les combats | Hooligan

  2. Siganus K.

    Aquinze, votre commentaire d’hier aurait en effet tout aussi bien pu avoir été posté ici.

    A la fin du commentaire dont vous parliez il est possible de lire ceci : « Noter tout de même que le paternel de VGE aurait pu tout aussi sérieusement demander (pour cause d’extinction) à s’appeler Giscard de Cousin de La Tour Fondue : alors VGCLTF eût été président en 1974 ! » Si ce qui est dit là est avéré, ç’aurait été assez drôle que celui qui s’est dit brûler d’une flamme ardente pour une princesse s’appelât “Cousin de la Tour Fondue”.

    A Maurice la question du nom que l’on porte me semble beaucoup moins rigide qu’en France. Parmi les “cousins” (mot parfois connoté ici-bas) de M. Giscard, certains (Franco-Mauriciens donc) ont pu prendre quelques libertés avec leur patronyme. Chez les Sino-Mauriciens, les trois noms traditionnels donnent parfois lieu à un flou artistique assez étonnant, selon qu’on prenne un nom ou un autre. On m’a par exemple parlé du cas de deux frères nés de mêmes parents qui possèdent tous deux un prénom d’origine occidentale (comme la plupart des Sino-Mauriciens aujourd’hui) mais qui ont chacun un “surname” différent. Chez les Indo-Mauriciens on trouve aussi beaucoup de noms qui présentent des graphies très voisines. Il s’agit probablement d’une conséquence de l’inscription, en caractères romains, par un officiel pas forcément habitué aux sonorités indiennes (sans compter les accents divers), des noms tels que prononcés par les immigrants.

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