Insignifiant

Insignifiant.
Adjectif ou substantif.

Insupportable, bête, niais, fatigant.

Pourquoi bon Dieu ces enfants-là sont insignifiants comme ça !?

Tu as décidé de faire ton insignifiant aujourd’hui ou quoi ?

Extension du sens d’insignifiant : sans intérêt, négligeable, terne. L’adjectif insipide, qui commence de la même manière et qui peut signifier ennuyeux, a pu avoir une influence sur ce glissement de sens.

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8 réponses à Insignifiant

  1. marie-lucie

    En effet, on dirait que ces "insignifiants" font tout pour qu’on les remarque!

  2. Exactement ! Et c’est bien en cela qu’ils sont insupportables. Je suis persuadé que certains compatriotes ont pu trouver que je faisais parfois mon insignifiant. D’autres ne possédant pas cette expression-là ont dû penser à peu près la même chose dans leur langue à eux.

  3. zerbinette

    Chez moi, on disait plutôt : "tu fais ton intéressant" ! dans le sens de : "tu ferais n’importe quoi pour te faire remarquer".

  4. Certes, ici aussi on parle de "faire son intéressant". Mais "faire son insignifiant" a un sens légèrement différent. Il suggère davantage l’agacement créé, le côté niais d’une telle attitude, une gnangnanitude finie si vous voulez. Il n’y a vraiment rien d’intéressant dans une telle démarche.

  5. Chez Michel Tremblay :

    — Pose pas ton livre sur ma pâte à tarte ! Pis retourne tu-suite lire c’te livre-là comme du monde ! Tu dois même pas savoir c’que ça conte, tellement tu l’as lu vite ! Enfant insignifiant ! Pis pense pas qu’on va te laisser ouvrir un autre cadeau, là, c’est pas parce que t’as gagné une fois que tu vas gagner toute la journée ! Y’a toujours ben des émites à faire rire de nous autres !

    (Un ange cornu avec des ailes de tôle, éd. Leméac/Actes Sud, page 62.)

    Reste à savoir ce qu’au Québec on entend au juste par "enfant insignifiant".

    Par ailleurs, ce "comme du monde" a un faux-air mauricien. Pour parler de gens dont il y aurait beaucoup à redire on entend assez souvent "C’est pas du monde ça", expression qui a son rigoureux pendant en créole : "Pas dimounn sa", laquelle pourrait avoir été à l’origine de la version française — ou vice versa.

  6. Dans Le Mauricien du 18 août 2010, page 11 :

    "Kamera de sirveyans se enn bon zafer. Dan Pereybère ena tro boukou voler, tro boukou aksidan et ena tro boukou insinifian ki gatt ou plezir !" (Les caméras de surveillance sont une bonne chose. A Péreybère il y a trop de voleurs, trop d’accidents et il y a trop d’insignifiants qui gâchent votre plaisir !)

  7. Is this "gnangnanitude" related to the "nyania" of Lacan?

    "C’est là pourtant que se livre le sens du dire, de ce que, s’y conjuguant le nyania qui bruit des sexes en compagnie, il supplee a ce qu’entre eux, de rapport nyait pas."
         —Jacques Lacan, "L’Etourdit"

  8. No, I don’t think so. TLFi mentions “gnangnan” as being slow, lazy, boring. I would personally tend to see it as (mildly) irritating, mostly due to foolishness, some sort of intentional foolishness.

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